Jakobsweg Nijmegen–Maastricht sur la carte

Jakobsweg Nijmegen–Maastricht

De la plus ancienne ville des Pays-Bas à la plus ancienne église du pays : le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle Nijmegen-Maastricht — connu sous le nom de « Jacobspad Limburg » et géré par la fondation « Stichting Pelgrimswegen naar St. Jacob » — s'étend sur environ 217 kilomètres et 11 étapes à travers trois pays : à travers la forêt du Reichswald, en passant par le lieu de pèlerinage marial de Kevelaer, puis en remontant la Meuse. À mi-parcours, à Roermond, se trouve un avant-bras de l’apôtre Jacques ; à l’arrivée, c’est la tombe de saint Servais qui attend les pèlerins — et c’est là que commence la Via Mosana.

24 août 202620 min de lecture
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Nimègue (église Saint-Étienne / chapelle Saint-Jacques) → Maastricht (basilique Saint-Servais)
  • Longueur: environ 217 km
  • Dénivelé: env. 630 m de montée et 590 m de descente (trace GPS de l’itinéraire)
  • Étapes: 11 (10 si tu ajoutes l'étape de 9 km entre Walbeck et Straelen)
  • Durée: 10 à 11 jours
  • Pays: Les Pays-Bas, l'Allemagne et la Belgique : trois pays sur la même voie
  • Balisage: une coquille Saint-Jacques jaune sur fond bleu, que l'on retrouve également sur les panneaux indicateurs en bois dans le Limbourg-Sud
  • Meilleure période: d'avril à octobre
  • Porteur du chemin: Stichting Pelgrimswegen naar St. Jacob (Roermond, depuis 1996) ; tronçon allemand avec le Landschaftsverband Rheinland
  • Prolongement: à partir de Maastricht, sur la Via Mosana en passant par Visé et Liège jusqu'à Namur

Aperçu

Le Jakobsweg Nijmegen–Maastricht — chez l'organisme, il s'appelle Jacobspad Limburg — relie la plus ancienne ville des Pays-Bas au plus ancien édifice religieux du pays : environ 217 kilomètres en 11 étapes, depuis la chapelle Saint-Jacques à Nijmegen à travers la forêt du Reichswald et la région de la Niers jusqu'au lieu de pèlerinage marial Kevelaer, jusqu'à la Meuse près de Venlo, en passant par la ville épiscopale Roermond et enfin à travers le Heuvelland — la seule région vallonnée des Pays-Bas — jusqu'à Maastricht et la tombe de saint Servais. Trois pays, un fleuve et une étape que nul autre itinéraire à cette latitude ne propose : à Roermond, tu passes devant un avant-bras de l'apôtre, vers la tombe duquel tu chemines.

Ce chemin est soutenu par la Stichting Pelgrimswegen naar St. Jacob, fondée en 1996 à Roermond, qui a aménagé le tronçon allemand en collaboration avec le Landschaftsverband Rheinland ; il est balisé par une coquille jaune sur fond bleu, et fait l'objet d'un guide de randonnée, d'un livret de cartes, de tracés GPS et d'une carte à tamponner spécifique — douze tampons constituent le certificat de parcours. Et les fondements historiques remontent à une époque plus ancienne que ne le laisse supposer la jeune fondation : à Nimègue, une auberge de pèlerins de Saint-Jacques existait dès 1438 ; à Roermond, une confrérie de Saint-Jacques priait dès 1357 ; à Maastricht, l'auberge et la confrérie sont attestées à partir de 1429. Le fil n'a jamais disparu. Il n'était simplement pas signalé depuis longtemps.

En 1602, le bras arriva ; en 1786, la confrérie disparut ; en 2013, la chapelle fut reconstruite

Au milieu de ce chemin, dans la chapelle Saint-Jacques de la cathédrale de Roermond, se trouve un avant-bras de l’apôtre Jacques — selon les mots de la confrérie locale, «de grootste Jacobusreliek die zich buiten het graf van St. Jacobus in Santiago bevindt». Son parcours se lit comme une histoire diplomatique européenne : donné à un monastère par le pape Grégoire IV au IXe siècle, en 1596 dans le trésor de reliques de l'Escorial, en 1602 remis à la ville de Roermond par l'archiduc Albrecht d'Autriche, en 1876 certifié par l'évêque Paredis. La chute s'impose d'elle-même : tu te rends à Saint-Jacques-de-Compostelle pour te rendre sur la tombe de l'apôtre — et, en chemin, tu passes devant son bras. Depuis le quartier Sint Jacob de Roermond, il reste encore 2 285 kilomètres.

Cette relique s'accompagne d'une chaîne documentaire complète. À partir de 1357, à Roermond, on trouve des traces de la Confraternitas Sancti Jacobi Maioris — dont la devise est « PAX IUSTITIAE FRUCTUS » —, composée d’une dizaine de membres issus de la riche classe marchande, qui s’étaient eux-mêmes rendus à Saint-Jacques-de-Compostelle ou soutenaient les pèlerins, pain de seigle pour les pauvres compris. Puis la rupture, à double date : vers 1580 la guerre a détruit la chapelle Saint-Jacques, qui a donné son nom à tout un quartier, et en 1786 l'empereur Joseph II dissolut la confrérie — le solde restant de 865 florins revint à l'État. Les archives de la cathédrale conservent d'ailleurs une Compostela de 1604, le certificat d'un pèlerin qui est parvenu jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Seul son nom a été perdu. La preuve est là, l'homme a disparu — une archive ne saurait raconter le temps avec plus d'honnêteté.

Ce renouveau s'est produit par vagues, et il est parti précisément d'ici : en 1994 Roermond est redevenue une étape officielle sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, en 1996 la fondation « Stichting Pelgrimswegen » a été créée ; c'est elle qui a tracé cet itinéraire, en 2000 la confrérie revint — et en 2013 elle en fit construire une nouvelle à la place de la chapelle détruite : en briques avec des ornements en grès, une coquille Saint-Jacques en pierre au faîte, des vitraux représentant des ponts, des étoiles et des empreintes de pas. Au départ du chemin se trouve son pendant : le « suncte Jacobs gasthuys tot Nymeegen geleegen in die Heesellstraat », fondé en 1438 par le prêtre Hendrick van Hovelwick, a successivement servi, après la Réforme, d'atelier de soufflage de verre, d'école, d'entrepôt de foin et, enfin, d'étable — depuis 2004, il porte à nouveau officiellement le nom de chapelle Saint-Jacques, avec une messe des pèlerins le deuxième dimanche du mois. Un chemin aux deux extrémités duquel les auberges de pèlerins ont retrouvé leur vocation initiale : ce n’est pas un hasard, c’est un projet.

Autres noms

En néerlandais, ce chemin s'appelle Jacobspad Limburg — c’est ainsi que l’appelle son organisme porteur à Roermond. Le tronçon allemand de ce même itinéraire est désigné par le Landschaftsverband Rheinland sous le nom de Jakobsweg Rhein-Maas, et sur les cartes générales de l’association néerlandaise de Saint-Jacques, tu le trouveras sous le nom d’itinéraire n° 5 : « Jacobspad Limburg — de Millingen à Eijsden en passant par Maastricht ». Trois noms, un seul chemin. Il convient de dissiper deux confusions : Le Jacobsweg Nieumeghen n’est pas un concurrent, mais son « grand frère » — 512 kilomètres de St. Jacobiparochie en Frise jusqu’à Eijsden, qui, au sud de Nimègue, sont identiques à ce chemin ; au nord de la ville, le même itinéraire porte simplement un autre nom. Et le Pelgrimspad (LAW 7) est un autre itinéraire : Amsterdam–Den Bosch–Maastricht, balisé en blanc et rouge, géré par Wandelnet — Nimègue n'en fait pas partie. Le responsable lui-même laisse un détail en suspens : le départ officiel est Nimègue ou Millingen aan de Rijn. Quand on commence à Nimègue, on commence pour de bon.

À qui cela convient-il – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Idéal si tu as dix ou onze jours de libre et que tu cherches un chemin de Compostelle accessible avec un simple billet de train : plat, proche des voies ferrées, bien desservi — et plus riche en histoire et en culture que ne le laissent supposer ses 217 kilomètres. Une chapelle de pèlerinage datant de 1438 au départ, un lieu de pèlerinage marial de 1642 le troisième jour, un « bras de l'apôtre » à Roermond, et enfin la tombe de saint Servais. Trois pays, sans que tu aies jamais besoin de plus que de bonnes chaussures.

Mais honnêtement, ce parcours n'est pas fait pour toi si tu recherches des montagnes : entre Nimègue et Sittard, il n'y a pratiquement aucun dénivelé ; ce n'est qu'au cours des deux derniers jours, dans le Heuvelland, que l'on trouve des chemins creux et de véritables montées. Ce n’est pas non plus pour toi si tu ne supportes pas le bitume — au nord, tu marches par endroits sur des routes agricoles parfaitement rectilignes, et les beaux tronçons du Reichswald sont une récompense, pas la norme. Les points de ravitaillement sont rares sur la partie allemande ; un pèlerin a noté sans détour à propos d'un village entre Goch et Kevelaer : « geen café, geen markt op maandagmorgen, niente nada ». Et le balisage, d’ordinaire fiable, présente des lacunes dans certaines portions de forêt — télécharge au préalable le tracé GPX du porteur, pas en cours de route.

Parcours et paysage

Tu commences à Nijmegen, la plus ancienne ville des Pays-Bas, en passant par la Stevenskerk et la Sint-Jacobskapel — et tu te retrouves en Allemagne après 17 kilomètres : à Kranenburg, où l'on se rend en pèlerinage depuis le XIVe siècle pour vénérer la Sainte Croix miraculeuse. Vient ensuite le Reichswald, la plus grande zone forestière du Bas-Rhin, avec, derrière, la Niers, que le chemin suit par Goch jusqu'à Kevelaer — pendant deux jours, tu traverseras à pied le plus grand centre de pèlerinage marial du nord-ouest de l'Europe. Par Walbeck et la ville des jardiniers Straelen, tu atteins à Steyl la Meuse : le fleuve qui détermine la seconde moitié.

À partir de Steyl, c'est un parcours fluvial : digues, plaines alluviales, lacs de gravier, embarcadères. À Roermond tu franchis la Roer et traverses le quartier de Sint-Jacob, puis les lacs de la Meuse, une région lacustre formée d'anciennes gravières, te portent de l'autre côté de la frontière vers Kessenich en Belgique, puis retour vers Sittard. Ce n'est qu'alors que le paysage change : entre Sittard et Meerssen commence la région vallonnée du Limbourg méridional — des chemins creux, qu’un pèlerin a comparés aux « corredoiras » galiciennes, des vergers dispersés, des fermes en moellons, des croix de champ. À Meerssen, le bras d’Aix bifurque ; tu continues tout droit, tu descends dans la vallée de la Geul et tu traverses la Meuse pour rejoindre Maastricht. L'organisateur ne communique pas le dénivelé, mais la répartition est claire : neuf jours de plat, deux jours avec du relief.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

L'organisme responsable divise le parcours en étapes de 8 à 27 kilomètres — jusqu'à Maastricht, il y a onze jours, l'étape courte Walbeck-Straelen étant généralement ajoutée à l'étape de la veille : on enchaîne alors dix jours avec un bloc de 30 kilomètres au départ de Kevelaer. Techniquement, il n'y a rien de difficile : pas de cols, très peu de dénivelé au nord de Sittard. Les longues journées 9 et 10 sont exigeantes, tout comme le revêtement : de l’asphalte au nord, des chemins creux érodés au sud, qui deviennent glissants après la pluie. Douze tampons composent le certificat de parcours de l'organisme porteur ; Kranenburg, le monastère de Graefenthal, Kevelaer, Roermond et Maastricht sont des étapes fixes, entre celles-ci, il faut se renseigner. Les distances des étapes proviennent de la carte Camino Ninja, calibrées exactement sur 217,2 km.

  1. Nijmegen → Kranenburg (17,0 km) — court début de parcours depuis la plus ancienne ville des Pays-Bas, de l'autre côté de la frontière ; la destination est l'église collégiale et de pèlerinage de Saint-Pierre-et-Saint-Paul, de style gothique tardif, qui abrite la Sainte-Croix miraculeuse et le premier tampon allemand.
  2. Kranenburg → Goch (23,4 km) — d'abord une route goudronnée parfaitement rectiligne entre les champs, puis dans la forêt du Reichswald, avant de remonter le cours de la Niers ; en chemin, l'abbaye de Graefenthal avec son tampon, et à la fin, l'église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine.
  3. Goch → Kevelaer (21,0 km) — Le Bas-Rhin dans toute sa pureté : champs, allées, petites chapelles. À l'arrivée, le plus grand lieu de pèlerinage marial du nord-ouest de l'Europe, avec une chapelle des grâces datant de 1654 ; hébergement traditionnel au presbytère.
  4. Kevelaer → Walbeck (19,3 km) — à travers la plaine de la Niers et la forêt de Walbeck, l'une des étapes les plus tranquilles ; villages d'asperges, forêt marécageuse, pratiquement pas de dénivelé.
  5. Walbeck → Straelen (10,7 km) — l'étape la plus courte après la dernière, idéale pour une demi-journée ou en complément de l'étape 4 ; Straelen est une ville fleurie et jardinière située à la frontière néerlandaise.
  6. Straelen → Steyl (18,3 km) — Retour aux Pays-Bas en passant la frontière, puis descente vers la Meuse ; Steyl est un village monastique où se trouve la maison missionnaire Saint-Michel, Tegelen se trouve un peu plus tôt sur le chemin.
  7. Steyl → Roermond (26,8 km) — Sur les rives de la Meuse, en passant par Swalmen, au cœur du parcours : ville épiscopale abritant la Munsterkerk datant de 1218, la cathédrale où est conservée la relique du bras de saint Jacques, et le quartier de Sint-Jacob.
  8. Roermond → Kessenich (21,0 km) — à travers la région des lacs de Maasplassen et au-delà de la frontière vers la Belgique ; de l'eau, des digues, de vastes panoramas, peu d'ombre.
  9. Kessenich → Sittard (24,2 km) — retour vers le Limbourg en longeant la boucle belge de la Meuse ; longue étape plate marquant le passage d'un paysage fluvial à un paysage vallonné.
  10. Sittard → Meerssen (27,2 km) — C'est ici que commence le Heuvelland : chemins creux, vergers dispersés, fermes en moellons. À Meerssen, le bras d'Aix-la-Chapelle du sentier bifurque.
  11. Meerssen → Maastricht (8,3 km) — courte dernière journée le long de la vallée de la Gueule, puis traversée de la Meuse pour rejoindre la ville ; destination : la basilique Saint-Servais, qui surplombe la tombe de saint Servais.

Le départ alternatif officiel se trouve à Millingen aan de Rijn, à environ 20 kilomètres en aval du Rhin — ce qui est pratique pour tous ceux qui viennent par la voie ferrée du Rhin. Et le chemin de l'organisme porteur se prolonge encore, après Maastricht, jusqu’à Eijsden, à la frontière belge ; c'est là que la Via Mosana prend définitivement le relais.

Les points forts du parcours

  • Sint-Jacobskapel, Nijmegen — Vestiges de l'hospice pour pèlerins fondé en 1438 par le prêtre Hendrick van Hovelwick sous le nom de « suncte Jacobs gasthuys tot Nymeegen ». Après 1591 : verrerie, école, entrepôt de foin, étable — depuis 2004, à nouveau la chapelle Saint-Jacques, avec une messe pour les pèlerins le deuxième dimanche du mois.
  • Grote of Sint-Stevenskerk, Nijmegen — Consacrée en 1272 par Albert le Grand, protestante en 1591, percée en 1944 par la flèche de la tour qui s'était effondrée, rouverte en 1969.
  • Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Kranenburg — Église de pèlerinage construite à partir de 1406 en l'honneur de la Sainte Croix miraculeuse : en 1280, un berger aurait jeté une hostie dans un arbre creux — 28 ans plus tard, un crucifix fut découvert lors de l'abattage de l'arbre.
  • Chapelle de la Miséricorde de Kevelaer — En 1641, le marchand Hendrick Busman entendit à trois reprises : « À cet endroit, tu devras me construire une petite chapelle ! » ; le 31 mai 1642, l'image miraculeuse y fut installée, puis la chapelle hexagonale fut construite autour d'elle en 1654. Le nom de Busman figure encore aujourd’hui sur le socle.
  • Le village monastique de Steyl — tout un village composé de monastères situés le long de la Meuse, avec la maison missionnaire Saint-Michel ; avant se trouve Venlo et sa basilique Saint-Martin, que le pape François a élevée au rang de basilique en 2019 — s'appuyant sur mille ans d'histoire de l'Église.
  • Sint-Christoffelkathedraal, Roermond — C'est ici que repose l'avant-bras de l'apôtre Jacques ; selon la confrérie, il s'agit de la plus grande relique de saint Jacques en dehors du tombeau de Saint-Jacques-de-Compostelle : offerte en 1602/03 par l'archiduc Albert, certifiée en 1876.
  • Voorstad Sint Jacob, Roermond — un quartier qui tire son nom d'une chapelle dédiée à saint Jacques, détruite vers 1580 ; en 2013, la confrérie, qui avait été refondée, en a construit une nouvelle, avec une pierre à coquille sur le toit. Il reste encore 2 285 kilomètres jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • La région vallonnée du Limbourg méridional — Les deux derniers jours : chemins creux, vergers dispersés, fermes en moellons ; à Houthem-Sint Gerlach, un refuge pour pèlerins ouvert d'avril à octobre.
  • Sint-Servaasbasiliek, Maastricht — la plus ancienne église conservée des Pays-Bas, érigée au-dessus de la tombe de saint Servais († 384). Consécration du nouvel édifice en 1039 en présence de l'empereur Henri III et de douze évêques ; tous les sept ans, la « Heiligdomsvaart » expose les reliques — mentionnée pour la première fois en 1391, la dernière fois en 2025.

Comment les pèlerins empruntent ce chemin

La plupart des visiteurs viennent en train : Nimègue est accessible depuis l'Allemagne en quelques heures, et le parcours commence à quelques pas de la gare. Ceux qui sont déjà en route depuis un certain temps arrivent à pied par le nord : en empruntant le Jacobsweg Nieumeghen, qui part de St. Jacobiparochie en Frise, passe par Zwolle pour rejoindre Nimègue, et qui, au sud de la ville, ne fait qu’un avec ce chemin. Sur ce chemin-là, Nimègue n’est pas une simple étape, mais un embranchement : vers le sud en direction de Maastricht — ou vers l’ouest via Den Bosch jusqu’à Anvers. Ceux qui viennent du nord des Pays-Bas ne changent donc pas de chemin ici, mais seulement de nom.

La deuxième option d'accès est le point de départ alternatif officiel à Millingen aan de Rijn; et ceux qui viennent de Rhénanie-du-Nord-Westphalie n'ont qu'à rejoindre le chemin en cours de route — le tronçon allemand entre Kranenburg et Straelen suit le même tracé que celui que le Landschaftsverband Rheinland désigne comme Jakobsweg Rhein-Maas. Goch et Kevelaer ont des gares ; tu pourras parcourir la partie nord plus tard.

Continuer le pèlerinage ?

À Maastricht, ce parcours ne s'arrête pas, il passe le relais : c'est précisément ici que commence la branche néerlandaise de la Via Mosana, qui traverse le Sint-Pietersberg et Visé pour rejoindre la vallée de la Meuse, où elle est rejointe à Liège par le bras d'Aix-la-Chapelle, puis traverse le plateau du Condroz pour rejoindre Namur. Concrètement, cela signifie que le lendemain de ton arrivée, tu reprends simplement ton chemin — avec le même carnet de pèlerin et en suivant le même sens de courant. La Meuse, que tu suis depuis Steyl, continue de t'accompagner vers le sud.

Il y a même deux itinéraires possibles : ceux qui aiment faire un détour peuvent bifurquer dès Meerssen sur le bras d'Aix-la-Chapelle, passer par la cathédrale et l'église Saint-Jacques d'Aix-la-Chapelle, puis continuer de là sur la Via Mosana DE vers Liège, où les deux bras se rejoignent. À partir de Namur, l'itinéraire se poursuit sous le nom de Via Mosana 2 jusqu'à Rocroi, puis par la Via Campaniensis vers Vézelay et la Via Lemovicensis vers les Pyrénées, où, à Saint-Jean-Pied-de-Port, le Camino Francés prend le relais. Depuis le quartier de Sint Jacob à Roermond, il reste encore 2 285 kilomètres jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle — ce chemin en a déjà parcouru une bonne centaine.

Préparation et aspects pratiques

Le meilleur moment se situe entre avril et octobre. Le sentier est praticable toute l’année — plat, situé à basse altitude, sans risque de neige —, mais les refuges n’ouvrent qu’en saison, et les chemins creux du Heuvelland sont difficiles à parcourir après des semaines pluvieuses. Prépare-toi à affronter la météo néerlandaise : du vent, de la pluie sans prévenir, mais en revanche, pratiquement pas de chaleur. Le guide de randonnée officiel « Jacobspad Limburg » a été publié en néerlandais en 2004 et en allemand en 2008, avec un livret de cartes en supplément ; l'organisme responsable met à disposition des descriptions d'étapes mises à jour au format PDF et des traces GPX. En allemand, il existe également le guide de randonnée « Jakobsweg Rhein-Maas-Weg » (Conrad Stein).

Il est conseillé de réserver son hébergement à l'avance, en particulier sur le tronçon allemand : les auberges de pèlerins traditionnelles sont rares — on trouve des refuges à Roermond et Houthem-Sint Gerlach, la Maison des prêtres de Kevelaer, ainsi que des monastères, des chambres d'hôtes, des petits hôtels et des campings. Commande à l'avance en ligne ta credencial (carnet de pèlerin), pour qu'elle te parvienne à temps pour le départ. À cela s'ajoute la carte à tampons de l'organisme : douze tampons donnent droit au certificat de parcours.

Et télécharge les tracés GPX avant de partir : le balisage à la coquille est fiable, mais présente quelques lacunes dans certaines parties de la forêt. Avec l'application Camino Ninja tu es entre de bonnes mains : elle dispose de l'itinéraire complet, et tu peux organiser tes étapes et prévoir directement les hébergements qui te conviennent.

Ce que te coûte ce trajet

Trois pays, mais un même niveau de prix : compte environ 50 à 80 euros par jour pour la nuit avec petit-déjeuner, un repas chaud et les courses en cours de route (estimation, actualisé : août 2026 — l'organisme ne publie pas de prix fixes). Les prix sont plus abordables là où se trouvent les refuges et les hébergements dans les monastères — surtout au sud de Roermond ; ils sont plus élevés dans le centre de Maastricht, où tu réserves tôt pour le jour d’arrivée. Deux petites dépenses s’ajoutent à cela : le guide de randonnée avec son livret de cartes et la carte de tampons, ainsi que le trajet de retour en train à la fin du parcours. Tu peux faire des économies sur le déjeuner : on trouve des boulangeries et des supermarchés presque partout le long du parcours, sauf dans la forêt du Reichswald et entre Goch et Kevelaer. Là-bas, il faut absolument prévoir ses repas soi-même, et le lundi matin, dans certains villages, il n’y a littéralement rien d’ouvert. En revanche, ne lésine pas sur la réservation à l’avance : si tu arrives sur le tronçon allemand sans réservation, tu finiras par payer plus cher le taxi que la chambre.

Comment s'y rendre

Jusqu'au départ: La gare de Nimègue-Centraal est située sur les axes Intercity néerlandais et est généralement desservie depuis l'Allemagne via Arnhem ; depuis la gare, il faut compter environ 15 minutes à pied pour rejoindre la Stevenskerk et la Sint-Jacobskapel. Pour rejoindre le point de départ alternatif de Millingen aan de Rijn, prends le bus depuis Nimègue.

Retour depuis l'arrivée: Maastricht est très bien desservie : les trains Intercity de la NS passent par Eindhoven et Utrecht pour rejoindre Amsterdam, Aix-la-Chapelle est desservie par la ligne RE 18 d'Arriva, et vers Liège, le train belge de la ligne S 43 t'emmène via Visé, c'est-à-dire exactement le long du bras de la Via Mosana que tu emprunterais à pied. Si tu dois interrompre ton parcours en cours de route : Venlo, Roermond et Sittard possèdent des gares situées directement sur l'itinéraire.

  • Comment se rendre au point de départ: Train vers Nijmegen Centraal (depuis l'Allemagne via Arnhem) ; horaires disponibles sur [bahn.de](https://www.bahn.de) et [ns.nl](https://www.ns.nl).
  • Monter/descendre en cours de route: Les gares de Goch, Kevelaer, Venlo, Roermond et Sittard : le trajet se divise parfaitement en étapes de week-end.
  • Retour: au départ de Maastricht en Intercity des chemins de fer néerlandais (NS), vers Aix-la-Chapelle avec le RE 18, vers Liège avec la S 43 ; billets belges disponibles sur [belgiantrain.be](https://www.belgiantrain.be).
  • Aéroports: Düsseldorf et Eindhoven au départ, Maastricht-Aix-la-Chapelle et Liège à l'arrivée.
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