Voie de l'Abbaye de Beauport
211,0 kilomètres de la ruine monastique au bord de la mer près de Paimpol jusqu'à Saint-Jacut-les-Pins, en travers de la Bretagne : d'abord vasières et prés-salés, puis l'Argoat des haies, des landes et des hameaux, enfin le canal de Nantes à Brest. Neuf étapes plates, presque pas de pèlerins, pas de chaîne de gîtes — mais la chapelle de Merléac, dont le vitrail de 1402 raconte la vie de l'apôtre, et une arrivée qui s'appelle Jacut et ne veut pas dire Jacques.
- 01En un coup d'œil
- 02Aperçu
- 03Autres noms
- 04Pour qui est-il idéal — et pour qui moins
- 05Tracé et paysages
- 06Étapes, terrain et difficulté
- 07Un vitrail de 1402 et un saint qui n'est pas saint Jacques
- 08Points forts du chemin
- 09Comment les pèlerins rejoignent ce chemin
- 10Continuer à pèleriner ?
- 11Préparation et infos pratiques
- 12Ce que le chemin te coûte
- 13Comment s'y rendre
En un coup d'œil
- Départ / Arrivée : Paimpol, abbaye de Beauport (Côtes-d'Armor) / Saint-Jacut-les-Pins (Morbihan)
- Longueur : 211,0 km
- Durée : 9–10 jours
- Dénivelé : ↗ 2 003 m / ↘ 1 966 m
- Point culminant : environ 311 m, dans le secteur de Lanfains / Le Bodéo
- Étapes : 9 (selon le découpage de l'Association bretonne, variante par Rochefort-en-Terre)
- Direction : nord → sud, de la côte au canal à travers l'intérieur
- Balisage : coquille jaune sur fond bleu ; sur les tronçons GR, en complément des marques blanc et rouge
- Liaison sud : à Saint-Jacut-les-Pins sur la Voie de la Pointe Saint-Mathieu, puis par Redon et Nantes vers la Via Turonensis
- Meilleure période : d'avril à octobre, au mieux en mai, juin et septembre
Aperçu
La Voie de l'Abbaye de Beauport commence en un lieu où un chemin de Saint-Jacques ne peut, en principe, pas commencer : devant une ruine monastique où la mer se tient à marée haute. L'abbaye de Beauport, près de Kérity, fondée par des Prémontrés en 1202, occupe un domaine littoral de cent hectares entre vasières, prés-salés et vieux vergers, et son église portait le nom de Notre-Dame-du-Bon-Voyage. De là, tu marches 211,0 kilomètres vers le sud, loin de l'eau, dans l'Argoat, l'intérieur breton de haies, de chemins creux et de hameaux de sept maisons et une chapelle, jusqu'à ce qu'à partir de Rohan le canal de Nantes à Brest prenne le relais et te porte, à plat et à l'ombre, par Josselin et Malestroit jusqu'à Saint-Jacut-les-Pins.
C'est un chemin sans montagnes — 2 003 mètres de montée sur 211 kilomètres, point culminant à 311 mètres — et sans public. Ce qu'il a, ce sont des églises datées : la rotonde romane de Lanleff, les 132 panneaux peints du lambris de Châtelaudren, la relique mariale de Quintin rapportée par un croisé vers 1252 et, surtout, la chapelle Saint-Jacques près de Merléac, dont le vitrail de 1402 est signé et raconte la vie de l'apôtre d'après la Légende dorée. Et il a une chute à l'arrivée : Saint-Jacut-les-Pins ne tient pas son nom de saint Jacques. Il le tient de Jacut, un moine breton du VIe siècle. Tu marches 211 kilomètres vers un Jacques qui est un autre.
Autres noms
Le chemin s'appelle Voie de l'Abbaye de Beauport, en abrégé Voie de Beauport ou Chemin de Beauport ; c'est ainsi que le désigne l'Association bretonne des Amis de Saint-Jacques de Compostelle, qui l'a balisé et en publie le guide. Son itinéraire officiel est toutefois bien plus long que notre tracé : il va de Beauport par Redon et Nantes jusqu'à Clisson, environ 363 kilomètres, et se poursuit comme Chemin Vendéen jusqu'à Saint-Hilaire-la-Palud dans le Marais poitevin, où il entre dans le bassin de la Via Turonensis. Camino Ninja retient le tronçon breton jusqu'à Saint-Jacut-les-Pins, parce que c'est là que la Voie de la Pointe Saint-Mathieu vient s'y fondre et que les deux chemins n'en font plus qu'un.
On lit aussi, pour ce chemin, le chiffre de 225 kilomètres — il désigne le plus souvent la distance jusqu'à Redon ou un ancien tracé par Moncontour. La liste d'hébergements de l'Association mentionne d'autres localités qui ne sont pas sur notre tracé (Le Faouët, Cohiniac, Saint-Donan, Saint-Maudan) ; il existe donc des variantes documentées. Nos 211,0 kilomètres correspondent à 200 mètres près au tableau des étapes actuel du guide avec la variante par Rochefort-en-Terre. En breton, l'arrivée s'appelle Sant-Yagu-ar-Pin.
Pour qui est-il idéal — et pour qui moins
Ce chemin est idéal si tu cherches un itinéraire calme et plat où tu ne croises presque personne, et si les chapelles du gothique tardif t'intéressent plus que les panoramas. Tu reçois neuf jours de Bretagne sans tourisme breton : des hameaux où tu es le seul étranger, des chapelles que quelqu'un du village vient t'ouvrir, une rigole de 1836 comme sentier et, pour finir, le canal avec ses maisons éclusières. Qui connaît la Bretagne par la côte découvre ici l'autre moitié — et qui vise Santiago tient un début qui mène sans rupture vers le sud par Nantes et la Vendée.
Franchement, il n'est pas pour toi si tu attends l'infrastructure d'un Camino Francés. Pas de chaîne de gîtes, mais des accueils jacquaires privés que tu appelles au moins 48 heures à l'avance — en français, car l'anglais passe à Paimpol, pas au Bodéo. La mer, tu ne l'as que la première matinée. Deux étapes du découpage officiel font 28 et 30 kilomètres, la partie centrale entre Lanfains et Saint-Caradec est peu ravitaillée, et sur les liaisons de l'intérieur l'asphalte s'accumule sensiblement. Et la Bretagne, c'est la pluie en toute saison — sur les landes découvertes, le vent en plus.
Tracé et paysages
Le chemin part de l'abbaye de Beauport, près de Kérity, à trois kilomètres au sud de Paimpol. Le premier kilomètre est le seul où tu as vraiment la mer ; ensuite le chemin tourne vers l'intérieur. Par Kerfot et une suite de hameaux, tu atteins Lanleff et sa mystérieuse rotonde romane, puis, peu après, le hameau de Saint-Jacques près de Tréméven, avec sa chapelle et sa fontaine Saint-Jacques. À partir de Lanvollon et Châtelaudren, ça vallonne : haies, chemins creux, petites vallées, le bocage classique. Par Quintin, l'ancienne ville toilière, le chemin monte vers les landes de Lanfains — à environ 311 mètres le tronçon le plus haut, alpin à l'échelle bretonne.
Dans la partie centrale, entre Le Bodéo, Merléac, Le Quillio et Saint-Caradec, tu traverses le centre peu peuplé de la péninsule et longes un moment la rigole d'Hilvern, un canal d'alimentation de 63 kilomètres creusé en 1836 pour nourrir le canal de Nantes à Brest, aujourd'hui une voie verte souple et tirée au cordeau. À partir de Rohan, le canal lui-même prend le relais : par Josselin, avec château et basilique, et Malestroit sur l'Oust, le chemin de halage mène vers le sud, plat et ombragé. Pour finir, le chemin remonte brièvement à Rochefort-en-Terre, le village fleuri sur son éperon rocheux, puis redescend vers Saint-Jacut-les-Pins, où attend la Voie de la Pointe Saint-Mathieu.
Étapes, terrain et difficulté
Nous suivons le découpage du guide de l'Association bretonne (édition 2023) avec la variante par Rochefort-en-Terre : neuf étapes dont la somme donne exactement nos 211,0 kilomètres. Seul ajustement : la cinquième étape officielle s'achève à l'abbaye trappiste de Timadeuc, à quelques kilomètres de notre tracé ; nous terminons à Rohan, au bord du canal. Deux étapes sont longues — 27,8 et 29,8 kilomètres — ; qui veut aller plus doucement les coupe à Châtelaudren et Merléac et arrive à dix ou onze jours.
- Paimpol (abbaye de Beauport) – Lanleff – Saint-Jacques – Lanvollon (23,6 km) — la seule étape avec la mer, la rotonde de Lanleff, la fontaine Saint-Jacques près de Tréméven.
- Lanvollon – Châtelaudren – Plouagat – Boqueho (27,8 km) — bocage, les lambris peints de Notre-Dame-du-Tertre, Le Pont Saint Jacques.
- Boqueho – Le Fœil – Quintin – Lanfains (23,8 km) — montée dans le pays toilier et sur les landes de Lanfains, le tronçon le plus haut.
- Lanfains – Le Bodéo – Merléac – Le Quillio – Saint-Caradec (29,8 km) — l'étape la plus longue, la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, puis la rigole d'Hilvern.
- Saint-Caradec – Hémonstoir – Saint-Gonnery – Rohan (26,0 km) — le long de la rigole jusqu'au canal de Nantes à Brest.
- Rohan – Josselin (22,0 km) — chemin de halage, à l'arrivée le château et la basilique des Rohan.
- Josselin – Saint-Servant – Le Roc-Saint-André – Malestroit (26,1 km) — canal, écluses, pans de bois au bord de l'Oust.
- Malestroit – Pleucadeuc – Pluherlin – Rochefort-en-Terre (19,8 km) — on quitte le canal, montée vers le village fleuri.
- Rochefort-en-Terre – Saint-Jacut-les-Pins (12,1 km) — courte journée finale, passage de relais à la Voie de la Pointe Saint-Mathieu.
Difficulté : techniquement facile, physiquement moyenne. Pas de montée sérieuse — à peine dix mètres de dénivelé par kilomètre — ; ce qui exige, ce sont les longueurs d'étape et le ravitaillement dans la partie centrale. Revêtement : chemins de terre, sentiers forestiers, chemins de halage et petites routes ; la part d'asphalte sur les liaisons est sensible, le guide ne donne pas de pourcentage et nous n'en inventons pas. Le tronçon du canal à partir de Rohan et la rigole d'Hilvern passent sans problème même sous la pluie. Après Paimpol, plus aucune gare sur le chemin — Quintin et Josselin sont à l'écart du rail, et la gare la plus proche de l'arrivée est Redon, 15 kilomètres plus loin.
Un vitrail de 1402 et un saint qui n'est pas saint Jacques
Si des pèlerins se sont un jour embarqués à Beauport, nul ne le sait vraiment. L'Association bretonne l'écrit elle-même au conditionnel : l'abbaye a pu servir de relais aux pèlerins des îles Britanniques et du Trégor et fut peut-être le point de départ d'un chemin de Saint-Jacques. Ce que le chemin possède comme preuve solide se trouve en son milieu, à deux kilomètres après Merléac, dans le hameau de Saint-Léon. Là se dresse la chapelle Saint-Jacques, en construction en 1317, fondée par la maison de Rohan, dont les macles se répètent neuf fois dans les arcades. En 1402, le verrier rennais Guillaume Béart posa la verrière du chœur et y inscrivit son nom : „G béart fist ceste vitre l'an M IIIIc e II". C'est l'un des rares vitraux signés et datés de Bretagne pour cette époque, et il raconte en images la Passion du Christ et la vie de saint Jacques d'après la Légende dorée. Trois statues de saint Jacques se trouvent dans la chapelle, l'une en majesté avec son chapeau à coquille dorée, l'autre en pèlerin, coquilles sur le mantelet et bourdon à la main gauche. Sous la Révolution, les villageois enduisirent les vitraux d'argile et de fumier pour que personne ne les brise ; de 2010 à 2017, la chapelle a été restaurée pour plus de 750 000 euros. D'un pèlerin de ce chemin, la tradition garde la date mais pas le nom : le guide de l'Association note que le baron de Quintin fit le pèlerinage de Compostelle en 1462. Il n'en dit pas plus, et nous n'affirmons pas plus.
La chute attend à l'arrivée. Saint-Jacut-les-Pins sonne comme la forme bretonne de Saint-Jacques, et beaucoup de ceux qui arrivent ici le prennent pour tel. Mais c'est un autre saint : Jacut, moine du VIe siècle, fils de Fracan et frère de saint Guénolé, venu des îles Britanniques par-delà la Manche, fondateur d'une abbaye et patron de la paroisse. En breton, l'apôtre se dit Sant-Jakez, le moine Sant-Yagu — deux racines, un hasard. Un chemin de Saint-Jacques qui s'achève chez un Jacques qui n'est pas saint Jacques ne t'a rien volé : tu allais continuer de toute façon.
Points forts du chemin
- Abbaye de Beauport, Paimpol — abbaye de Prémontrés fondée en 1202, dédiée à Notre-Dame-du-Bon-Voyage, propriété du Conservatoire du littoral depuis 1992 et volontairement conservée en ruine ; 60 variétés de pommes dans le domaine, entrée 7,50 € (actualisé : septembre 2026).
- Temple de Lanleff — rotonde romane de la fin du XIe siècle, douze arcades sur plan circulaire ; qu'elle imite le Saint-Sépulcre, nul ne le sait, et la légende templière est une légende.
- Chapelle Saint-Jacques de Tréméven — chapelle de 1542 dans le hameau de Saint-Jacques, à côté une fontaine avec une statue de saint Jacques en granit du gothique tardif.
- Notre-Dame-du-Tertre, Châtelaudren — 132 panneaux de bois peints vers 1460–1485, l'un des plus importants ensembles de lambris peints conservés en France.
- Basilique Notre-Dame-de-Délivrance, Quintin — un fragment de la ceinture de la Vierge rapporté de croisade par Geoffroy Botherel vers 1252 ; l'ancienne capitale des « toiles bretagnes », la toile fine qui partait pour l'Espagne au XVIIIe siècle.
- Chapelle Saint-Jacques, Merléac / Saint-Léon — la pièce maîtresse : vitrail signé de 1402 avec la vie de saint Jacques, trois statues du saint, fondation des Rohan.
- Rigole d'Hilvern — le canal d'alimentation de 63 kilomètres creusé en 1836, aujourd'hui une voie verte tirée au cordeau à travers le centre vide de la Bretagne.
- Josselin — château des Rohan au-dessus de l'Oust avec la façade Renaissance de Jean II de Rohan (1490–1510) ; à côté, la basilique Notre-Dame-du-Roncier, dont la légende remonte à l'an 808.
- Malestroit — « Perle de l'Oust », pans de bois au bord du canal de Nantes à Brest.
- Rochefort-en-Terre — Plus Beau Village de France, « Village préféré des Français » 2016 ; un peintre américain acheta en 1907 la ruine du château et créa le concours fleuri d'où est née la tradition des géraniums.
- Saint-Jacut-les-Pins — l'arrivée au mauvais Jacques : le village porte le nom du moine breton Jacut, pas celui de l'apôtre.
Comment les pèlerins rejoignent ce chemin
La Voie de l'Abbaye de Beauport est l'un des huit points de départ bretons suivis par l'Association bretonne, et le plus septentrional. Historiquement, Beauport fut une escale pour les pèlerins des îles Britanniques et du Trégor — l'Association le formule avec toute la prudence que permettent les sources. Aujourd'hui, la plupart de ceux qui partent d'ici viennent du nord de la France, de Grande-Bretagne et d'Irlande ; depuis l'Allemagne, on arrive en train par Paris et Guingamp. Il n'existe pas de chemin de Saint-Jacques d'approche vers Paimpol ; les chemins côtiers de Bretagne (Mont-Saint-Michel, Pointe Saint-Mathieu) partent d'ailleurs et ne rejoignent celui-ci que plus au sud.
Le chemin est rarement parcouru comme un voyage en soi, le plus souvent comme premier maillon d'une chaîne plus longue vers Nantes, la Vendée et la Via Turonensis. Qui le parcourt seulement comme un chemin de neuf jours obtient tout de même un arc propre : de l'abbaye au bord de la mer jusqu'au canal, de Notre-Dame-du-Bon-Voyage à un saint qui n'est pas saint Jacques.
Continuer à pèleriner ?
Oui, et sans rupture. À Saint-Jacut-les-Pins, la Voie de l'Abbaye de Beauport rejoint la Voie de la Pointe Saint-Mathieu, venue de l'extrémité occidentale de la Bretagne ; de là, 15,1 kilomètres mènent à Redon, où se trouve la gare la plus proche. Le guide de l'Association continue : Redon, Guenrouët, Blain, Nort-sur-Erdre, La Chapelle-sur-Erdre et Nantes, où le chemin arrive à l'église Saint-Jacques de Pirmil, puis Clisson — environ 363 kilomètres au total depuis Beauport. Commence ensuite le Chemin Vendéen : Clisson, Saint-Georges-de-Montaigu, Chantonnay, Maillezais, Saint-Hilaire-la-Palud dans le Marais poitevin, environ 172 kilomètres de plus.
De là, le chemin entre dans le bassin de la Via Turonensis, la grande voie de Tours par Saint-Jean-d'Angély, Saintes et Bordeaux jusqu'aux Pyrénées. Le compte : de Paimpol à Saint-Hilaire-la-Palud, environ 535 kilomètres ; de là à Santiago, encore un bon millier. Les 211 kilomètres à travers la Bretagne sont donc un début — mais un début avec le plus beau point de départ qu'un chemin de Saint-Jacques français puisse offrir.
Préparation et infos pratiques
La saison va d'avril à octobre ; mai, juin et septembre sont idéaux, en juillet-août les hébergements de la côte sont rares et chers, ceux de l'intérieur non. En hiver, beaucoup d'accueils sont fermés. L'épine dorsale de l'hébergement, ce sont les accueils jacquaires — des hôtes privés qui reçoivent les pèlerins contre libre participation aux frais ; l'Association tient à jour une liste par tronçon (« Beauport Nord » et « Beauport Sud ») sur son site, à quoi s'ajoutent des gîtes d'étape communaux (à Boqueho par exemple), des chambres d'hôtes, des hôtels et des campings. Deux règles que l'Association souligne expressément : réserver au moins 48 heures à l'avance et présenter la crédenciale — la plupart des accueils l'exigent. Le plus simple est de composer tes étapes et les hébergements correspondants directement dans l'appli Camino Ninja.
L'Association bretonne délivre la crédenciale gratuitement à ses adhérents, en personne dans les délégations départementales ; envoi postal seulement aux adhérents résidant hors de Bretagne. Pour qui vient de loin, il est souvent plus simple de se la procurer à l'avance auprès de l'association jacquaire de son pays. Les tampons se trouvent dans les accueils, les offices de tourisme, à l'abbaye de Beauport, à Hémonstoir et à Redon. Le guide de l'Association est gratuit en PDF, mis à jour chaque année en novembre, et contient toutes les étapes avec points intermédiaires et kilométrage ; une trace GPS reste utile, car sur les petites routes de l'intérieur la coquille n'est pas partout serrée.
Côté ravitaillement : le nord et le centre sont maigres. Dans des hameaux comme Le Bodéo, Merléac ou Le Quillio, ni supermarché ni café fiable ; les points de ravitaillement sont Paimpol, Lanvollon, Châtelaudren, Quintin, Saint-Caradec, Rohan, Josselin, Malestroit et Rochefort-en-Terre. Emporte de quoi manger une journée pour la quatrième et la cinquième étape et fais le plein d'eau avant les tronçons de landes — cimetières et fontaines de village sont les points d'eau habituels. Et prends un équipement de pluie qui mérite ce nom.
Ce que le chemin te coûte
La Bretagne coûte moins cher que l'Espagne si tu utilises le réseau de l'Association. Dans un accueil jacquaire, tu laisses une participation libre, en général 10 à 20 € avec le petit-déjeuner, davantage quand le dîner est compris ; les gîtes d'étape communaux tournent autour de 15 à 25 €, les chambres d'hôtes de 55 à 80 € la chambre double avec petit-déjeuner, les hôtels à partir de 70 € environ, les campings 10 à 18 € par personne (toutes valeurs approximatives, actualisé : septembre 2026). Un menu du jour coûte 14 à 18 €, un menu du soir 20 à 30 € ; qui se ravitaille au supermarché et à la boulangerie s'en sort avec 12 à 18 € par jour.
Budget quotidien réaliste : 30 à 40 € en standard simple avec accueils et autonomie, 60 à 80 € si tu dors en chambres d'hôtes et dînes au restaurant. S'y ajoutent peu de frais fixes : entrée de l'abbaye de Beauport 7,50 € (réduit 4,50 €, audioguide 3 € ; le domaine extérieur est gratuit toute l'année), le guide gratuit en PDF, environ 18 à 20 € imprimé (actualisé : septembre 2026). Les chapelles — Lanleff, Tréméven, Châtelaudren, Merléac — ne coûtent rien ; pour Merléac, tu demandes la clé au village.
Comment s'y rendre
Au départ (Paimpol) : en TGV de Paris-Montparnasse à Guingamp (environ 2 h 15 à 2 h 30), puis correspondance avec le TER BreizhGo de la ligne Guingamp – Paimpol (environ 45 minutes, Paimpol est le terminus). De Paimpol, environ trois kilomètres à pied jusqu'à Kérity et l'abbaye de Beauport — un bon prélude. Depuis l'Allemagne, l'itinéraire passe habituellement par Paris (gare de l'Est ou gare du Nord → Montparnasse).
Depuis l'arrivée (Saint-Jacut-les-Pins) : Saint-Jacut-les-Pins n'a pas de gare. La plus proche est Redon, à 15 kilomètres — la solution logique est de faire simplement l'étape de liaison de la Voie de la Pointe Saint-Mathieu. Redon est sur l'axe ferroviaire Rennes – Nantes, avec des TER vers Rennes, Nantes, Vannes et Quimper et des correspondances vers Paris ; sinon, des cars BreizhGo circulent dans le Pays de Redon. Vérifie les horaires assez tôt — le service TER change début septembre et, hors saison, les fréquences sont faibles.
- Train France : sncf-connect.com — Paris – Guingamp – Paimpol ; Redon – Rennes/Nantes/Paris
- Transports régionaux Bretagne : breizhgo.bzh — TER Guingamp – Paimpol, cars dans le Pays de Redon
- Gares sur le chemin : seulement Paimpol au départ ; à l'arrivée Redon (15 km après Saint-Jacut-les-Pins)
Partenaires
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