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Héricourt

Le tronçon central du Chemin de Bourgogne, de Bâle au Puy : 252 kilomètres en 11 étapes, depuis la Porte de Bourgogne à travers les collines paisibles de la Haute-Saône, en passant par l’abbaye cistercienne encore habitée d’Acey et le mont Roland, lieu de pèlerinage, jusqu’à la Saône, puis à travers les vignobles de grands crus de la Côte de Beaune, pour aboutir devant l’Hôtel-Dieu de Beaune. Un chemin pour les pèlerins en quête de véritable tranquillité — environ 500 personnes le parcourent chaque année — et qui aiment l’histoire que l’on peut toucher du doigt : il commence sur le champ de bataille où la Bourgogne a commencé à se désagréger en 1474, et se termine devant un palais construit en 1443 pour les pauvres.

23 août 202618 min de lecture
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Héricourt (Porte de Bourgogne) → Beaune (Hôtel-Dieu)
  • Longueur: environ 252 km
  • Étapes: 11 selon la répartition par organisme (14 à 33 km)
  • Durée: 10 à 12 jours
  • Régions: Bourgogne-Franche-Comté — Haute-Saône, vallée de l’Ognon, plaine de la Saône, Côte de Nuits, Côte de Beaune
  • Altitude: 175–406 m — très peu de dénivelé, niveau facile à moyen
  • Balisage: coquille Saint-Jacques européenne, jaune sur fond bleu — utilisée sans interruption depuis 2004
  • Porteur du chemin: Association franc-comtoise du Chemin de Compostelle (Belfort, fondée en 2000) en collaboration avec la confrérie bourguignonne
  • Prolongement: de Beaune à Le Puy-en-Velay en passant par Chagny et Cluny — c'est là que commence la Via Podiensis

Aperçu

Le Jakobsweg Héricourt–Beaune c'est le tronçon central du Burgunderweg, qui relie Bâle au Puy — et les 252 kilomètres au cours desquels la Franche-Comté laisse place à la Bourgogne : depuis la Porte de Bourgogne à travers de paisibles collines calcaires et cinq « Petites Cités Comtoises de Caractère », en passant par l'abbaye cistercienne Acey et la colline de pèlerinage Mont-Roland, en descendant vers la Saône — puis, après Cîteaux, à travers les grands crus de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune, jusqu’aux remparts de Beaune. D'abord les forêts et les pâturages de Comtois, puis le vin de Bourgogne : deux paysages, un seul chemin.

D'un point de vue historique, ce chemin revêt une connotation amère : il commence dans le champ où, le 13. November 1474 où la première bataille des guerres de Bourgogne fut perdue, et se termine dans la ville qui 1477 a cessé d'être une résidence bourguignonne. Le chemin de pèlerinage lui-même est en revanche récent et porte honnêtement ce nom : l'Association Franc-Comtoise, fondée 2000 à Belfort, le qualifie de « chemin de liaison » — un chemin de liaison —, balisé depuis 2004 avec la moule européenne, entretenue par des bénévoles. Environ 500 Pilger Il le parcourt en un an. Sur le Camino Francés, cela prend une demi-matinée.

Perdu en 1474 près d'Héricourt, français en 1477 à Beaune, réintégré en 2004

Quiconque marche d'Héricourt à Beaune parcourt les trois dernières années d'un État. Le 13. November 1474 les troupes confédérées et alsaciennes interviennent Héricourt l'armée de Charles le Téméraire — le prélude aux guerres de Bourgogne. Trois ans plus tard, Charles trouve la mort près de Nancy, et les troupes de Louis XI ravagent l'abbaye Acey en chemin, et Beaune cesse d'être une ville des ducs de Bourgogne: 1477 on arrive à la cour de France. 252 kilomètres, de la bataille perdue à la résidence perdue — aucun autre chemin de Saint-Jacques ne raconte aussi littéralement, à pied, la chute de la Bourgogne.

Le contrepoint est arrivé à destination, et c'est là que réside le véritable point d'orgue du pèlerinage : à peine 31 ans avant la chute, le 4. August 1443, le chancelier a fait don de Nicolas Rolin et sa femme Guigone de Salins à Beaune, le Hôtel-Dieu — un « palais pour les pauvres » aux toits de tuiles vernissées, qui a servi d’hôpital jusque dans les années 1960. Le bâtiment vers lequel tu marches depuis 252 kilomètres n’est ni un château ni une cathédrale : c’est un refuge pour ceux qui n’avaient rien. Et le bilan entre violence et hospitalité de ce chemin commence bien plus tôt — 843 près de Dampierre-sur-Linotte, le pèlerin irlandais de Rome Maimbœuf tués près d'une source ; pendant des siècles, les villages voisins ont surnommé leurs habitants « Tue-saint », les « tueurs de saints », et c'est précisément ce surnom moqueur qui laisse penser que cette histoire contient une part de vérité. 1636 ont tenu à Saint-Jean-de-Losne avec environ 650 défenseurs face à l'armée de 30 000 hommes de Matthias Gallas — depuis lors, la ville peut se targuer du titre de « Belle Défense ».

Et le renouveau ? Il est plus récent qu'Internet, et celui qui en est le porte-drapeau ne se pare pas de plumes étrangères : il ne s'agit pas d'un « chemin du Codex » redécouvert, mais d'un « chemin de liaison », 2000 fondée par l'Association Franc-Comtoise à Belfort, 2004 marqué sur toute la longueur, 2009 complété par la liaison vers Besançon, dont le balisage est encore aujourd'hui assuré par des bénévoles. La plus belle miniature du parcours se trouve à Acey: fondée en 1136, vendue aux enchères en 1791 en tant que bien national, redevenue monastère trappiste depuis 1872 — en 2023, elle comptait 13 moines, ce qui en fait la seule abbaye cistercienne habitée de Franche-Comté. Ils gagnent leur vie depuis 1962 Avec un atelier de galvanoplastie et un chiffre d'affaires d'environ quatre millions d'euros : prière chorale et traitement de surface sous un même toit. Tu peux y passer la nuit. Il manque d'ailleurs à ce corridor un pèlerin de Saint-Jacques du Moyen Âge dont le nom soit attesté — soyons honnêtes là-dessus. En revanche, il compte un pèlerin de Rome avec une source, une statue et une fête.

Autres noms

En allemand, ce chemin s'appelle Burgunderweg — c'est ainsi qu'il est présenté sur les portails allemands et dans le guide du pèlerin de Berthold Burkhardt et Hans-Jörg Bahmüller, qui décrit l'itinéraire complet de Thann à Taizé/Cluny. En français, tu le trouveras simplement sous le nom de chemin de Compostelle en Franche-Comté, dont la forme complète est: voie de la Franche-Comté et de la Bourgogne. Un nom propre historique manque à l'appel, et ce n'est pas un hasard : l'Association Franc-Comtoise qualifiait elle-même à l'origine son itinéraire de « chemin de liaison » — une voie reliant l'Alsace à la Bourgogne, qui n'a acquis une identité propre qu'avec la mise en place du balisage en 2004. Cette page décrit sa partie centrale, entre Héricourt et Beaune. Et il convient de dissiper un malentendu : le GR 145 C'est la Via Francigena : elle passe par Besançon puis Pontarlier et mène à Rome, et non à Saint-Jacques-de-Compostelle.

À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Idéal si tu recherches vraiment le calme et que tu ne te contentes pas de le prétendre : Environ 500 personnes parcourent le circuit de Franche-Comté chaque année, et il y aura des jours où tu ne croiseras pas un seul pèlerin — c’est exactement ce qu’a constaté un pèlerin allemand en 2016, qui a plutôt rencontré un cueilleur de champignons et un membre d’une association qui l’a accueilli. C'est également l'idéal si tu aimes l'histoire que l'on peut toucher du doigt : cinq « Petites Cités Comtoises de Caractère » sur un même itinéraire, une abbaye cistercienne encore habitée avec un gîte pour pèlerins, une colline de pèlerinage dotée d’un document papal datant de 1089 et, à la fin, l’Hôtel-Dieu de Beaune.

Mais, pour être honnête, ce parcours ne te conviendra pas si tu as besoin d'un réseau dense d'auberges ou si tu ne supportes pas l'asphalte. Les chiffres varient considérablement : sur l'étape Gy–Marnay, tu marches à 54 % sur des chemins naturels ; entre Mont-Roland et Saint-Jean-de-Losne, à 52 % sur du bitume ; et au-delà de Beaune, cette proportion augmente encore. Le balisage est assuré par des bénévoles : en février 2022, la présidente de l’association et ses bénévoles sont parties rafraîchir les coquilles Saint-Jacques, et le rebalisage au sud de la Saône est un projet en cours. Prévoyez des lacunes, téléchargez les tracés GPS à l’avance et réservez vos nuitées à l’avance : les hébergements sont uniques, et ce genre de lacunes, il faut les anticiper, pas les gérer en cours de route.

Parcours et paysage

Tu commences à Héricourt à la Porte de Bourgogne, cette large passe entre les Vosges et le Jura, et tu te diriges vers l'ouest pour rejoindre la Haute-Saône. Les cinq premières étapes sont un doux va-et-vient entre 250 et 400 mètres d'altitude : collines, prairies, villages de calcaire clair, par endroits la Ognon comme chemin de desserte, près de Villersexel, un remblai ferroviaire désaffecté servant de tracé. Fondremand, Gy et Marnay s'alignent sous le nom de « Petites Cités Comtoises » : donjon, château de l'archevêque, tour du château abritant une auberge pour pèlerins.

De Marnay le paysage s'incline : le chemin descend vers l'abbaye Acey descend, passe par la colline du pèlerinage Mont-Roland au-dessus de Dole et atteint à Saint-Jean-de-Losne la Saône — plat, large, canalisé, le point le plus bas du parcours se situant à environ 175 mètres. Puis vient le changement vers lequel tout converge : derrière la Saône, la Côte commence à monter. Tu te lances Cîteaux près de la maison mère de l'ordre cistercien, dans les Clos de Vougeot — et de là, la gamme des grands crus de la Côte de Nuits et le Côte de Beaune le long de, jusqu'aux remparts entièrement conservés de Beaune qui s'offre à toi. D'abord la forêt et les pâturages, puis la vigne : le chemin ne réserve pas le meilleur pour la fin, mais il le met de côté.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

La répartition des supports donne 11e étape Au total, environ 22 kilomètres en moyenne, avec une véritable étape reine (Saint-Jean-de-Losne–Vougeot, un peu moins de 33 km) et deux demi-journées pour s'acclimater et reprendre son souffle. Le dénivelé n’est pas un problème : le parcours oscille entre 175 et 406 mètres, et les montées quotidiennes restent modérées. Ce n’est pas le terrain qui est difficile, mais la logistique : les lieux d’étape proposant un hébergement et des commerces ne se trouvent pas toujours là où tu es fatigué, et la composition du revêtement varie entre 21 % et 67 % d’asphalte par étape. Toutes les données relatives aux étapes sont arrondies — seule la longueur totale de 252 km fait foi.

  1. Héricourt → Villers-sur-Saulnot (env. 15 km) — petite randonnée au départ de Couthenans, idéale pour le jour d'arrivée en train.
  2. Villers-sur-Saulnot → Villersexel (env. 25 km) — en passant par Saulnot, Granges-le-Bourg, Secenans et Villers-la-Ville ; première étape avec des commerces et des possibilités de restauration.
  3. Villersexel → Filain (environ 25 km) — le long de l'Ognon vers l'ouest, en passant par Moimay, Marast et Dampierre-sur-Linotte, en partie sur la voie verte « Châteaux et Villages de Haute-Saône ».
  4. Filain → Fondremand (env. 17 km) — courte étape vers une Petite Cité Comtoise dotée d'un donjon du XIe siècle et de la source de la Romaine.
  5. Fondremand → Gy (environ 27 km) — la plus longue étape de la Haute-Saône, en passant par Bucey-lès-Gy jusqu'au château des archevêques de Besançon.
  6. Gy → Marnay (env. 17 km) — la plus belle étape : 54 % de chemins naturels passant par l'Autoreille, le Mont Varin et le Bois des Prêtres.
  7. Marnay → Abbaye d'Acey (env. 14 km) — demi-journée consacrée à la seule abbaye cistercienne encore habitée de Franche-Comté, nuit à l'Hostellerie.
  8. Abbaye d'Acey → Mont-Roland (env. 29 km) — longue étape menant au mont de pèlerinage en passant par Dole, mentionnée dans des documents depuis 1089.
  9. Mont-Roland → Saint-Jean-de-Losne (env. 20 km) — en passant par Sampans et Saint-Seine-en-Bâche, le long de la rive gauche de la Saône, parcours plat, en grande partie asphalté.
  10. Saint-Jean-de-Losne → Vougeot (environ 33 km) — l'étape reine : de la plaine de la Saône, en passant par Cîteaux, jusqu'au Clos de Vougeot.
  11. Vougeot → Beaune (environ 24 km) — à travers les grands crus de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune, jusqu’à l’Hôtel-Dieu.

Ceux qui, parmi Besançon part, emprunte sa propre voie d'accès de 23 kilomètres, balisée depuis 2009, qui ne commence qu'à Marnay qui rejoint la route principale — et traverse ainsi la moitié de la Haute-Saône. Dole Se trouve légèrement à l'écart de l'étape 8 et mérite le détour ; la confrérie bourguignonne propose en outre un itinéraire alternatif Dole–Saint-Jean-de-Losne.

Les points forts du parcours

  • Héricourt — double champ de bataille : c'est ici que Charles le Téméraire perdit, le 13 novembre 1474, la première bataille des guerres de Bourgogne ; en 1871, la bataille d'hiver fit rage sur les rives de la Lisaine.
  • Dampierre-sur-Linotte — Source et statue nichée dans une grotte représentant le pèlerin irlandais Maimbœuf, assassiné en 843 alors qu’il se rendait à Rome ; les habitants des villages voisins l’appelaient « Tue-saint ».
  • Fondremand — Un donjon et un mur d'enceinte datant du XIe siècle, la source de la Romaine abritée sous un pavillon, ainsi qu'un moulin à huile restauré.
  • Gy — résidence d’été des archevêques de Besançon pendant environ 700 ans ; en 1380, l’archevêque Guillaume de Vergy y frappa des pièces de monnaie sans autorisation — ce qui lui valut d’être assiégé par le duc de Bourgogne.
  • Charcenne (petit détour) — L’Oratoire Saint-Jacques, situé près du lieu-dit « Corne Jacques », abrite une statue de pèlerin du XVIe siècle haute de 88 centimètres ; au-dessus de la porte, on peut lire l’inscription à demi effacée « 1847 : Érigée par Jacques… ».
  • Marnay — Une statue de saint Jacques réalisée par un sculpteur du Puy-en-Velay, accompagnée d’une prière de pèlerin franco-allemande, un gîte de pèlerins dans la tour du château et la fresque « En chemin vers la lumière » datant de 2008.
  • Abbaye Notre-Dame d'Acey — Fondée en 1136, vendue aux enchères en 1791, redevenue monastère trappiste depuis 1872 : la seule abbaye cistercienne habitée de Franche-Comté, dotée d’une auberge pour les pèlerins — et d’un atelier de galvanoplastie qui lui assure ses moyens de subsistance.
  • Mont-Roland — Montagne de pèlerinage surplombant Dole, mentionnée en 1089 dans une bulle d'Urbain II, abritant la plus ancienne représentation mariale connue du Jura.
  • Saint-Jean-de-Losne — « Belle Défense » : du 25 octobre au 3 novembre 1636, quelque 650 défenseurs ont résisté à l'armée de 30 000 hommes de Matthias Gallas ; en récompense, Louis XIII a exonéré la ville d'impôts.
  • Clos de Vougeot und Beaune — le vignoble en terrasses des moines de Cîteaux, avec sa maison Renaissance datant de 1551, et les « climats » inscrits au patrimoine mondial depuis 2015 — et, à l'arrivée, l'enceinte complète de Beaune, l’église collégiale Notre-Dame, inspirée du modèle de Cluny, et l’Hôtel-Dieu datant de 1443.

Comment les pèlerins empruntent ce chemin

Héricourt n'est pas un point de départ, mais un carrefour — c'est là que se rejoignent trois itinéraires balisés : le sentier venant d'Alsace, qui est Voie d'Alsace qui descend vers Thann et Belfort, la branche provenant de Basel en passant par Oltingue et Delle, et la chaîne du Jura suisse depuis Delémont. Si vous venez d'un pays germanophone, vous roulez presque à coup sûr sur l'un des deux modèles suivants : le Jakobsweg Rottenburg–Freiburg–Héricourt ou le Jakobsweg Lindau–Héricourt — les deux se terminent exactement ici, et ce chemin en est le prolongement.

La deuxième option classique est de s'y rendre en train : Héricourt se trouve sur la ligne régionale Belfort–Montbéliard–Besançon, tu peux donc monter à bord au milieu de ton trajet. Depuis Besançon s'ajoute à cela la branche de 23 kilomètres, balisée depuis 2009, qui rejoint le sentier — mais seulement à partir de Marnay; ceux qui partent de là traversent la moitié de la Haute-Saône. Une autre ligne de desserte au départ de Montbéliard a récemment fait l'objet d'une étude.

Continuer le pèlerinage ?

Beaune est une ville-étape, pas une destination : le sentier balisé passe par Chagny, Moroges et Saint-Gengoux pour continuer vers Cluny puis, de là, à travers le Beaujolais jusqu'à Le Puy-en-Velay — un peu plus de 480 kilomètres. Au Puy, tu te trouves au point de départ le plus célèbre de France : c'est là que commence le Via Podiensis, qui te mène aux Pyrénées en passant par Conques et Moissac, et à partir de Saint-Jean-Pied-de-Port, c'est le Camino Francés vers Santiago.

Et la variante de Vézelay ? Elle existe bien, mais elle bifurque bien plus tôt : à Gy, à 108 kilomètres d'Héricourt et à 137 kilomètres de Beaune. De là, une branche part vers l'ouest en passant par Gray pour rejoindre Vézelay, le point de départ de la Via Lemovicensis. Lorsque tu arrives à Beaune, tu as déjà pris cette décision depuis longtemps : ton itinéraire te mène vers Cluny et Le Puy. Si tu veux visiter les deux, tu dois faire ton choix à Gy — et non à Beaune.

Préparation et aspects pratiques

Le meilleur moment, c'est d'avril à octobre — En plein été, la plaine de la Saône est chaude et dépourvue d'ombre ; en hiver, de nombreux hébergements de la Haute-Saône sont fermés ; les mois de septembre et d'octobre sont particulièrement agréables, car tu peux assister aux vendanges dans la Côte. Prévoyez des chaussures offrant un bon amorti : avec une proportion de routes goudronnées comprise entre 21 et 67 %, ce n’est pas la semelle extérieure qui compte, mais la semelle intérieure. Le guide de pèlerinage allemand de Burkhardt/Bahmüller (« Le Chemin de Saint-Jacques de Thann à Taizé/Cluny », édition 2025) couvre l’intégralité du parcours — avec des tracés GPS gratuits.

Réserve. Ici, ce n’est pas une question de confort, mais un devoir : les hébergements sont tous uniques — l’auberge de l’abbaye d’Acey, un gîte dans la tour du château de Marnay, des particuliers dans des villages de 200 habitants. Le Carte de pèlerin (Credencial) est organisée par l'Association Franc-Comtoise à Belfort, qui tient également à jour la liste des hôtes et organise des soirées d'information mensuelles à Besançon, Belfort et Dole ; son code de valeurs s'appuie sur la Déclaration du Conseil de l'Europe de 1987 — « tolérance, hospitalité et solidarité ». Commande ta carte en ligne à l'avance afin de la recevoir à temps pour le début du programme.

Téléchargez les tracés GPS avant de partir — le balisage est assuré par des bénévoles et comporte des lacunes. Avec la Application Camino Ninja tu es entre de bonnes mains : elle dispose de l'itinéraire complet, et tu peux organiser tes étapes et prévoir directement les hébergements qui te conviennent.

Ce que te coûte ce trajet

La France est plus chère que l'Espagne, et cet itinéraire ne comporte pas d'auberges municipales à deux euros. Prévoyez 40 à 60 euros par jour, si tu dors dans des gîtes d'étape et chez des particuliers et que tu te prépares un repas à midi à l'épicerie du village (estimation, situation en août 2026). Une nuit en gîte coûte généralement entre 15 et 25 euros, l’« accueil jacquaire » proposé par l’association est souvent moins cher, voire fonctionne sur la base de dons, tandis que les chambres d’hôtes avec petit-déjeuner sont nettement plus chères — et la demi-pension n’est pas un luxe dans les villages de 200 habitants, mais le seul repas chaud de la journée. Prévois deux postes de dépenses supplémentaires : le Hôtel-Dieu in Beaune, dont l'entrée est payante — et tu ne fais pas d'économies là-dessus quand tu as parcouru 252 kilomètres à pied pour y arriver —, et le Vin: Vous parcourez la Côte de Nuits et la Côte de Beaune, et le contenu de cette bouteille n'est pas à la portée d'un budget de pèlerin. Un verre sur place est donc un compromis raisonnable.

Comment s'y rendre

Héricourt Elle se trouve sur la ligne régionale Belfort–Montbéliard–Besançon ; depuis l'Allemagne, tu peux te rendre à Belfort ou à Mulhouse via Bâle ou Strasbourg, puis prendre le TER. La gare TGV de Belfort-Montbéliard, située sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, vous relie à Paris, Lyon et Strasbourg ; l'aéroport le plus proche est celui de Bâle-Mulhouse-Fribourg.

Beaune dispose de sa propre gare sur la ligne Dijon–Chalon-sur-Saône–Lyon ; Dijon est le nœud ferroviaire TGV le plus proche, avec des liaisons directes vers Paris et Strasbourg. Ceux qui ne rentrent pas chez eux mais poursuivent leur route n’ont rien à réserver : le sentier balisé part directement de Beaune pour rejoindre Chagny.

  • Comment se rendre au point de départ: via Bâle ou Strasbourg jusqu'à Belfort/Mulhouse, puis avec le TER jusqu'à Héricourt ; horaires disponibles sur [bahn.de](https://www.bahn.de) et [sncf-connect.com](https://www.sncf-connect.com).
  • Monter/descendre en cours de route: Ligne de desserte reliant Besançon à Marnay (23 km, en service depuis 2009) ; gares notamment à Héricourt et à Beaune.
  • Retour: au départ de Beaune, via Dijon (nœud ferroviaire TGV), en direction de Paris, Strasbourg ou Francfort.
  • Association gestionnaire: Credencial, liste des hôtes et informations sur les itinéraires sur [af-ccc.fr](https://www.af-ccc.fr).
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