Guy - Vézelay sur la carte

Guy - Vézelay

À Gy, la Route de Bourgogne se divise : à gauche vers Le Puy-en-Velay, à droite vers Vézelay. Ce chemin est celui de droite — 212 kilomètres vers l’ouest en passant par Gray, le château de Rosières et l’abbaye de Flavigny-sur-Ozerain jusqu’à la colline de Vézelay, où commence la Via Lemovicensis. La confrérie bourguignonne le désigne sous un ancien nom que personne ne sait plus expliquer : le Chemin des Hongrois.

24 août 202618 min de lecture
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Gy (Haute-Saône) → Vézelay (Yonne)
  • Longueur: environ 212 km
  • Étapes: 8 selon la répartition des portails (variante des associations : 10, via Avallon)
  • Durée: 8 à 10 jours
  • Régions: Bourgogne-Franche-Comté — Haute-Saône, vallée de la Saône près de Gray, vallée de la Tille, Côte-d'Or, Auxois
  • Altitude: environ 190 à 507 m — début plat, deuxième moitié vallonnée
  • Balisage: une coquille Saint-Jacques jaune sur fond bleu, sous forme d'autocollant de 6 × 6 cm en Bourgogne
  • Porteur du chemin: Association Franc-Comtoise du Chemin de Compostelle et Confraternité de Bourgogne (toutes deux fondées en 2000)
  • Prolongement: au départ de Vézelay, par la Via Lemovicensis — environ 1 100 km jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port

Aperçu

Le Jakobsweg Gy–Vézelay est la branche ouest de la Route de Bourgogne — les 212 kilomètres pour tous ceux qui, à Gy, choisissent Vézelay plutôt que Le Puy. Depuis ce village viticole où se dresse le château de l’archevêque, on descend vers la Saône à Gray, puis par le Château de Rosières, du XVe siècle, au-delà de la frontière vers la Bourgogne, à travers la vallée de la Tille et par les hauteurs boisées de la Côte-d'Or jusqu'à Flavigny-sur-Ozerain et Semur-en-Auxois — et enfin sur la colline de Vézelay, où l'un des quatre grands itinéraires français prend son départ, au niveau de la basilique Sainte-Marie-Madeleine. Plat au début, vallonné au milieu, avec une montée finale qui donne l'impression de franchir une porte.

C'est auprès de la confrérie bourguignonne que ce chemin porte son plus beau nom: Chemin des Hongrois, le sentier des Hongrois — et aucun de ses promoteurs n'explique pourquoi. Sinon, personne ici ne se pare de plumes qui ne lui appartiennent pas : ce n'est ni un sentier de grande randonnée GR, ni un itinéraire enregistré auprès de l'agence nationale des sentiers, mais un sentier de liaison que balisent deux associations régionales fondées en 2000 : une coquille jaune sur fond bleu ; du côté bourguignon, il s'agit de petits carrés autocollants de six centimètres sur six, entretenus par des bénévoles. Ceux qui recherchent la solitude la trouveront ici, c'est dit d'emblée.

Fondée en 719, dotée de reliques en 866, éclipsée par Vézelay au XIIe siècle

À deux étapes de l'arrivée, tu montes à Flavigny-sur-Ozerain, et c'est là, dans la cave, que se cache la véritable histoire de ce chemin. En 719, le noble bourguignon Wideradus fonde ici l’abbaye Saint-Pierre — son testament le dit en une phrase : « J'ai construit un monastère sur mes propres fonds. » En 745, le concile d'Autun confirme cette fondation, et en 866, les reliques de sainte Reine y sont apportées depuis Alise-Sainte-Reine. On leur construit une crypte carolingienne, et les pèlerins affluent en masse. La crypte existe encore aujourd'hui.

Puis vint le déclin, et la source désigne le coupable : à partir du XIIe siècle, le flux de pèlerins vers Flavigny s'effondre — expressément « en raison de la concurrence de Vézelay ». L’ascension de Vézelay est bien datée : vers 1050, ses moines commencent à revendiquer les reliques de Marie-Madeleine ; à Pâques 1146, Bernard de Clairvaux y prêche la deuxième croisade devant Louis VII ; et en 1190, Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste passent trois mois à l’abbaye avant de partir pour la troisième croisade. C’est précisément là que ce chemin te mène, en deux étapes d’une journée : tu parcours le trajet qui a coûté à Flavigny ses pèlerins. Aucun autre tronçon de notre réseau ne raconte aussi précisément, à travers tes pas, la rivalité entre deux lieux de pèlerinage. La fin de l’abbaye survint plus tard et de manière profane: vendue comme bien national en 1791, l'église démolie — il ne reste plus que la crypte datant de 866 et une manufacture qui, aujourd'hui encore, fabrique les Anis de Flavigny dans les bâtiments du monastère. Des reliques à la cave, des bonbons au rez-de-chaussée.

Et Jacques lui-même ? Il brille par son absence sur ce chemin — et disons-le franchement. Les grandes églises du parcours s’appellent Saint-Symphorien, Notre-Dame, Saint-Florent, Saint-Pierre, Saint-Lazare et, à l’arrivée, Sainte-Marie-Madeleine : pas une seule n’est dédiée à Jacques, aucune confrérie de Saint-Jacques n’est attestée, aucun hôpital de pèlerins ne porte son nom. Ce chemin n’est pas une route de Saint-Jacques établie de longue date, mais une voie d’accès — et c’est justement son nom qui reste le plus grand mystère : pourquoi la confrérie l’appelle Chemin des Hongrois et le chemin voisin passant par Langres « chemin des Allemands », aucune source des associations ne l’explique. La Bourgogne a apparemment donné à ses voies d’accès orientales les noms des nations qui les empruntaient — mais personne ne dit quel Hongrois est passé par là.

Autres noms

Trois noms, trois points de vue. La confrérie bourguignonne répertorie le chemin sous le nom de Chemin des Hongrois — Gray–Lamargelle–Vézelay — sans préciser l’origine de ce nom ; le « chemin des Allemands », qui relie Langres à Cluny en passant par Dijon, reste lui aussi inexpliqué. Pour l’Association Franc-Comtoise, il s’agit simplement de la variante de Vézelay de son parcours, répertoriée dans l’eGuide sous les étapes 8a à 17a — le « a » signifiant « alternative ». Et l’office de tourisme de la Haute-Saône l’appelle la « route de Bourgogne », par opposition à la « route de Franche-Comté », qui se prolonge jusqu’au Puy-en-Velay. Il n’est toutefois pas « le Chemin de Bourgogne » — ce nom désigne l’axe principal passant par Beaune et Cluny. Le plus simple est de dire ce que fait le chemin : il relie Gy à Vézelay.

À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Ce chemin est fait pour toi si tu es déjà en route. Il sert de liaison et révèle tout son intérêt lorsque, venant d'Alsace ou de Suisse par le Chemin de Bourgogne, tu te retrouves à Gy face à un choix : Le Puy ou Vézelay. Si tu choisis Vézelay, tu profiteras d’environ 212 kilomètres de marche paisible et authentique à travers la Haute-Saône et la Côte-d’Or — et, au bout du chemin, l’un des quatre grands points de départ français, avec tout ce que cela implique.

Mais, pour être honnête, ce n'est pas le parcours qu'il te faut si tu cherches un premier Camino. Cinq des huit étapes des portails atteignent ou dépassent les 29 kilomètres ; sur 180 kilomètres à partir de Gray, la confrérie signale exactement douze lieux d’hébergement, et entre Lamargelle et Flavigny-sur-Ozerain, il y a un trou de 27 kilomètres sans hébergement balisé — ce genre de lacunes, on les prévoit à l’avance, pas en cours de route. Le balisage est également assuré par des bénévoles : les petits carrés adhésifs ne tiennent pas éternellement, et les associations ne parviennent pas à suivre le rythme partout — en février 2022, quatre d’entre elles sont parties ensemble pour rafraîchir les coquilles de Saint-Jacques. Si tu pars sans trace GPS ni guide, tu te perdras ici.

Parcours et paysages

Le parcours commence à Gy, un village viticole de Haute-Saône, dominé par le château des archevêques de Besançon — qui en fut la résidence pendant près de sept siècles. Vers l’ouest, le chemin traverse vignobles et champs, passe par Choye et Villefrancon, puis descend vers la Saône à Gray, la seule véritable ville de la première moitié du parcours : un port fluvial qui a connu la prospérité au XVIe siècle, avec une basilique de pèlerinage perchée sur la colline. Le lendemain, tu traverses la Saône, tu marches à travers une campagne plate — et tu te retrouves au Château de Rosières datant du XVe siècle : c'est ici que s'achève la Franche-Comté et que commence la Bourgogne.

À partir de là, le chemin change de caractère. Il parcourt la vallée de la Tille, franchit la ligne de partage des eaux entre la Saône et la Seine et s'élève vers les hauteurs boisées de la Côte-d'Or — de grandes forêts où les calvaires portent des noms tels que « Étoile de Ranti » ou « Étoile Noirot », puis le point culminant, à 507 mètres d'altitude, peu avant Flavigny-sur-Ozerain. De là, vers l’Auxois: Semur-en-Auxois avec son château dominant l'Armançon, le passage du canal de Bourgogne, les terres agricoles et les vignobles — et enfin le ruisseau Le Cousin et la montée finale à travers Saint-Père jusqu'à la colline de Vézelay. Tout se déroule entre 190 et 507 mètres d'altitude : ce n'est pas une montagne, mais ce n'est pas non plus un chemin plat.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

Les portails découpent l'itinéraire en 8 étapes et environ 56 heures de marche — à un rythme soutenu, car cinq jours font 29 kilomètres ou plus. L'Association Franc-Comtoise divise ce même parcours dans son eGuide en dix étapes et ajoute elle-même cette phrase déterminante : « Étapes : elles ne sont qu'indicatives. » Les étapes ne sont que des suggestions — prends les dix si tu n’es pas pressé. Techniquement, rien n'est difficile : la première moitié est plate, la seconde vallonnée, avec un dénivelé d’environ 600 mètres sur l’étape reine menant à Flavigny. Ce que tu dois vraiment prévoir, ce n’est pas la montée, mais l’hébergement. Les kilomètres proviennent de la carte Camino Ninja, calibrés exactement sur 212,2 km.

  1. Gy → Gray (23,3 km) — Au départ du village viticole de Gy, passage par Choye et Villefrancon, avec son château qui vaut le détour, puis via Velesmes-Échevanne et Ancier pour descendre vers la Saône ; arrivée à l'auberge de jeunesse de Gray. Des montées et des descentes incessantes, mais seulement 102 m de dénivelé positif.
  2. Gray → Château de Rosières (21,4 km) — Dernier jour en Haute-Saône : descente d'escaliers, traversée de la Saône, puis terrain plat en passant par Arc-lès-Gray, Nantilly, Bouhans-et-Feurg et Autrey-lès-Gray. La destination est le château du XVe siècle — la Bourgogne commence.
  3. Château de Rosières → Villey-sur-Tille (29,6 km) — Vers l'ouest en passant par Bourberain, à travers une grande forêt où se trouvent les « Étoiles de Ranti », « Étoile du Centre » et « Étoile Noirot », puis par La Torcelle et le canal de la Marne à la Saône, pour descendre dans la vallée de la Tille.
  4. Villey-sur-Tille → Lamargelle (29,0 km) — Première journée vraiment vallonnée : passage par Luxerois, Saulx-le-Duc, Moloy et Frénois à travers les hauteurs boisées de la Côte-d'Or, 300 m de dénivelé positif, petits villages proposant des produits de première nécessité.
  5. Lamargelle → Flavigny-sur-Ozerain (29,4 km) — L'étape reine : 612 m de dénivelé positif, bien répartis sur plusieurs montées, point culminant du parcours à 507 m. En passant par Chanceaux et Gissey-sous-Flavigny jusqu'à l'abbaye Saint-Pierre de Flavigny.
  6. Flavigny-sur-Ozerain → Semur-en-Auxois (19,5 km) — Une étape courte. En passant par Pouillenay, Magny-la-Ville et Saint-Euphrône, à travers une campagne paisible, avec la traversée du canal de Bourgogne. Semur-en-Auxois est la plus belle ville du parcours.
  7. Semur-en-Auxois → Cussy-les-Forges (31,0 km) — La plus longue étape, orientée nettement vers l'ouest : beaucoup de terres agricoles, un peu de forêt, des vignobles, en passant par Bourbilly, Montberthault et Saint-André-en-Terre-Plaine. Départ au château de Semur, arrivée à l'église de Cussy.
  8. Cussy-les-Forges → Vézelay (29,0 km) — Dernier jour : en passant par Magny, Méluzien et Tharoiseau, un bout le long du ruisseau Le Cousin, à travers le petit bois du Buisson aux Loups, puis par Saint-Père, avant la dernière montée vers la colline de Vézelay.

La variante des associations dans l'eGuide compte dix étapes et s'en éloigne à deux reprises : elle traverse la vallée de la Tille en passant par Til-Châtel et Is-sur-Tille au lieu de passer par Villey — les deux brins se rejoignent à Moloy —, puis enfin par Vieux-Château et Avallon au lieu de se rendre directement à Vézelay. Avallon est une alternative bien desservie, dotée d'une gare ; selon le tableau de la confrérie, la distance est de 180,7 kilomètres à partir de Gray.

Les points forts du parcours

  • Château de Gy — Résidence des archevêques de Besançon pendant près de sept siècles : assiégée et détruite en 1259, refortifiée en 1439-1440, transformée en résidence princière au XVIIIe siècle par le cardinal Choiseul-Beaupré. Classé monument historique depuis 1922.
  • Basilique Notre-Dame de Gray — Église de pèlerinage abritant la Vierge sculptée dans du bois de chêne en 1613. Rome refusa le couronnement en 1869 et ne l’autorisa qu’en 1907, après la présentation de témoignages des Capucins couvrant une période de 170 ans ; basilique depuis 1948. À l'intérieur se trouve le cœur de saint Pierre Fourier, que Richelieu avait exilé à Gray en 1636.
  • Château de Rosières — Château du XVe siècle, porte d'entrée officielle de la Bourgogne. Aujourd'hui transformé en chambres d'hôtes pouvant accueillir jusqu'à huit personnes : il est indispensable de réserver à l'avance.
  • Église Saint-Florent-et-Saint-Honoré à Til-Châtel — Une église à Til est mentionnée dès 801 ; la construction romane a débuté au XIIe siècle par le chœur. Classée « monument historique » depuis 1862 — sur le parcours de la confrérie dans la vallée de la Tille.
  • Abbaye Saint-Pierre de Flavigny-sur-Ozerain — Fondée en 719, elle abrite une crypte carolingienne dédiée aux reliques de sainte Reine, datant de 866. Aujourd’hui, les bâtiments du monastère accueillent la manufacture des Anis de Flavigny : monastère et fabrique de bonbons sous un même toit.
  • Collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois — Construction à partir de 1225 ; le portail nord, la « Porte des Bleds », est orné d'un tympan du XIIIe siècle représentant saint Thomas l'incrédule et la mission en Inde.
  • Canal de Bourgogne — la voie navigable historique de Bourgogne, aujourd’hui réservée aux loisirs, franchie lors de la courte étape entre Flavigny et Semur.
  • La montée finale vers Vézelay — Après avoir longé un moment le ruisseau Le Cousin, le chemin traverse Saint-Père et monte vers la colline. Au sommet se dresse la basilique Sainte-Marie-Madeleine, et un nouveau chemin commence.

Comment les pèlerins empruntent-ils ce chemin ?

Presque tous ceux qui passent par ici viennent de l'Est — en passant par le Jakobsweg Héricourt–Beaune, qui traverse la Haute-Saône depuis l'Alsace et la Suisse. À Gy, à 108 kilomètres d'Héricourt, au milieu de ce chemin, se trouve la bifurcation. L'Office de tourisme de la Haute-Saône la décrit sobrement : «At Gy, the Burgundy route heads towards Vézelay, while the Franche-Comté route continues towards Le Puy-en-Velay.» En prenant à gauche, on se rend au Puy, puis on continue sur la Via Podiensis ; en prenant à droite, on emprunte ce chemin. L’association le formule tout aussi brièvement : « À partir de Gy (70), continuer vers Gray, à l'Ouest, avant d'entrer en Bourgogne au château de Rosières (21) pour rejoindre Vézelay. »

L'accès le plus fréquent à ce corridor est la Voie d'Alsace, qui vient de Strasbourg et de Bâle et rejoint Héricourt. Si tu souhaites commencer directement à Gy : le village ne dispose pas de gare — tu dois passer par Besançon ou Vesoul, puis effectuer le dernier tronçon en bus ou en taxi. Et appelle au préalable l’office de tourisme des Monts de Gy : quatre adresses dans le village accueillent les pèlerins, mais aucune n’est une grande auberge. L’office lui-même te rappelle : «n'oubliez pas votre crédenciale !»

Continuer le pèlerinage ?

Ce chemin ne s'arrête pas à Vézelay, il se prolonge. Au sommet, près de la basilique Sainte-Marie-Madeleine, commence la Via Lemovicensis — la Voie de Vézelay, longue d’environ 1 100 kilomètres jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port, balisée GR 654 et portant également le symbole européen de la coquille Saint-Jacques. C’est l’un des quatre grands chemins historiques français, et il te confronte, juste après Vézelay, à un nouveau choix : passer par La Charité-sur-Loire et Nevers, ou par Bourges — les deux branches ne se rejoignent qu’à Gargilesse-Dampierre.

À partir de Saint-Jean-Pied-de-Port, c'est le Camino Francés qui prend le relais, à travers les Pyrénées jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Et si tu avais pris une autre décision à Gy, tu aurais marché jusqu'au Puy-en-Velay en passant par Beaune et Cluny, puis tu aurais rejoint là-bas la Via Podiensis. Les deux chemins mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle — mais contournent le Massif central par des côtés différents.

Préparation et aspects pratiques

La période favorable se situe entre avril et octobre. Le sentier se situe entre 190 et 507 mètres d'altitude — la neige n'est pas un problème, mais les tronçons forestiers de la Côte-d'Or deviennent étouffants en plein été et boueux à la fin de l'automne. Le printemps et le mois de septembre sont les périodes les plus agréables, et c'est en septembre que les vignobles autour de Gy et de Semur sont les plus beaux.

Emporte les deux guides des associations. La Confraternité de Bourgogne met gratuitement à disposition au format PDF son tableau des étapes « Gray–Vézelay », indiquant les kilomètres cumulés et les repères d'hébergement ; son guide papier détaillé coûte 12 euros (actualisé : août 2026). L’Association Franc-Comtoise, à Belfort, publie depuis 2007 l'eGuide, dans lequel ce tronçon est répertorié sous les étapes 8a à 17a. Les deux associations ont été fondées en 2000 ; toutes deux fonctionnent grâce à des bénévoles — il faut donc s'attendre à des lacunes. La carte de pèlerin (Credencial) est délivrée par l'AF-CCC ; commande-la à l'avance en ligne pour qu'elle te parvienne à temps avant le départ. Même l'Hôtel Pinocchio à Gy n'accorde son «prix spécial pélerin sur présentation de la crédenciale» que sur présentation de ce document.

Et télécharge les tracés GPS avant de partir — les autocollants ne tiennent pas éternellement. Avec l’application Camino Ninja, tu es entre de bonnes mains : elle dispose de l'itinéraire complet, et tu peux organiser tes étapes et prévoir directement les hébergements qui te conviennent.

Ce que te coûte ce trajet

Compte de 35 à 55 euros par jour si tu loges dans des gîtes et des chambres d'hôtes (actualisé : août 2026). Il s'agit ici des tarifs français, et non espagnols : pas de chaîne d'auberges de pèlerins bon marché, mais des hébergements chez l'habitant, des gîtes communaux et des petits hôtels. À Gy, le Gîte de la Fontaine coûte 40 euros en demi-pension, avec douze places ; au Château de Rosières, tu dors dans un château du XVe siècle — huit lits au total, ce qui explique un prix plus élevé et la nécessité de réserver plus tôt. Ce qui peut vraiment te coûter cher ici, ce sont les lacunes : s’il n’y a pas de lit disponible entre Lamargelle et Flavigny, tu devras payer un taxi. Tu peux prévoir deux dépenses fixes : la credencial via l’AF-CCC et les 12 euros pour le guide papier bourguignon. Le tableau PDF gratuit de la confrérie ne le remplace pas : il indique les kilomètres et les points d’hébergement, mais pas l’itinéraire.

Comment s'y rendre

Pour rejoindre le départ : Gy se trouve dans la vallée de l'Ognon et ne dispose pas de gare. Tu prends le TGV ou le TER jusqu'à Besançon-Viotte ou Vesoul et tu parcours les quelque 30 derniers kilomètres en bus ou en taxi ; les informations sur la région sont disponibles via la plateforme Mobigo. De nombreux pèlerins viennent de toute façon à pied — en passant par le Jakobsweg Héricourt–Beaune depuis Héricourt ou, en partant plus à l'est, en passant par la Voie d'Alsace de Strasbourg et de Bâle.

Depuis l’arrivée : Vézelay même ne dispose pas non plus de gare. La plus proche est Sermizelles-Vézelay, à 10 kilomètres de là, avec des navettes pour monter au village ; Avallon se trouve à 20 kilomètres et est accessible à pied par le GR 13, Auxerre 50 kilomètres avec des correspondances vers Paris. Ceux qui continuent leur chemin n'ont même pas besoin du train : à partir de la basilique commence la Via Lemovicensis. Le point d'accueil de l'association du chemin se trouve à Vézelay, au 24 rue Saint-Pierre.

  • Comment se rendre au point de départ: En TGV/TER jusqu'à Besançon-Viotte ou Vesoul, puis en bus ou en taxi jusqu'à Gy ; horaires disponibles sur [bahn.de](https://www.bahn.de) et [sncf-connect.com](https://www.sncf-connect.com).
  • Retour depuis la destination: depuis la gare de Sermizelles-Vézelay (10 km, navette) ou d'Avallon (20 km), via Auxerre ou Dijon, en direction de Paris et de l'Allemagne.
  • Bus régionaux: La Bourgogne-Franche-Comté utilise la plateforme Mobigo.
  • Associations responsables: Credencial et eGuide sur [af-ccc.fr](https://www.af-ccc.fr), guides de Bourgogne sur [st-jacques-bourgogne.org](https://st-jacques-bourgogne.org).
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