Jacobsweg Amstelredam
Amstelredam est le nom que portait Amsterdam en 1275 dans son plus ancien document officiel — et cet itinéraire reprend le fil de l'histoire à partir de 1435, lorsque, depuis la chapelle Saint-Jacques située sur le Nieuwendijk, les pèlerins partaient pour Saint-Jacques-de-Compostelle : environ 170 kilomètres en 6 étapes, depuis Amsterdam le long de la Vecht jusqu'à Utrecht, où se trouve la plus ancienne église Saint-Jacques des Pays-Bas, puis en ferry sur la Lek, à travers la Betuwe jusqu'à 's-Hertogenbosch et dans les paisibles Kempen jusqu'à l'auberge de pèlerins Kafarnaüm à Vessem. C’est là que commence la Via Monastica. Le parcours est décrit, mais n’est pas balisé — un guide et un fichier GPX sont indispensables.
- 01En bref
- 02Aperçu
- 031275 : dissolution, 1578 : disparition, 1986 : refondation
- 04Autres noms
- 05À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?
- 06Parcours et paysage
- 07Étapes, terrain et niveau de difficulté
- 08Les points forts du parcours
- 09Comment les pèlerins empruntent-ils ce chemin ?
- 10Continuer le pèlerinage ?
- 11Préparation et aspects pratiques
- 12Ce que te coûte ce trajet
- 13Comment s'y rendre
En bref
- Départ / Arrivée: Amsterdam (Nieuwendijk / Sint-Jacobsstraat) → Vessem (auberge de pèlerins Kafarnaüm)
- Longueur: environ 170 km — Tronçon principal de l'itinéraire complet : Den Oever → Roermond
- Étapes: 6 étapes selon la classification des difficultés (15 à 43 km) — à un rythme tranquille en 8 jours
- Durée: 6 à 8 jours
- Régions: Pays-Bas — Amstelland, Vechtland, Betuwe, plaine de la Meuse et Kempen
- Terrain: Une plaine à l'état pur — digues, bras de rivière, bacs ; aucun dénivelé
- Balisage: pas de tracé continu — navigation à l'aide d'un guide, de cartes détaillées et de fichiers GPX
- Porteur du chemin: Association néerlandaise de Saint-Jacques, Groupe de travail « Jacobswegen » (depuis 2009)
- Prolongement: C'est à Vessem que commence la Via Monastica — 283 km jusqu'à Rocroi
Aperçu
Le Jacobsweg Amstelredam porte le nom figurant sur son acte de naissance à Amsterdam : Am 27 octobre 1275 le comte Floris V accorda à «onzen luden van Amestelledamme» l'exemption de droits de douane — il s'agit de la plus ancienne mention nominative de la ville. Le chemin lui-même correspond à son tronçon central vers le sud : environ 170 kilomètres en six étapes, au départ du centre-ville d'Amsterdam à travers l'Amstelland jusqu'à la Vecht, le fleuve des propriétés rurales des marchands, vers Utrecht vers l'église Saint-Jacques — le plus ancien sanctuaire dédié à Saint-Jacques aux Pays-Bas —, en ferry en passant par la Lek vers la Betuwe, en passant par le Waal jusqu'à's-Hertogenbosch et enfin à travers les sols sablonneux et silencieux de la Kempen jusqu'à Vessem, où, derrière l'église, se trouve l'auberge de pèlerins Kafarnaüm. Pas un mètre de dénivelé à l'horizon — mais de l'eau sous toutes ses formes.
Pour être honnête, il faut préciser deux choses. Premièrement : le parcours est décrit, mais pas balisé — l’association vend certes son propre panneau indicateur en forme de coquillage pour trois euros, mais elle interdit elle-même, avec un double point d’exclamation, de l’installer dans l’espace public ; on s’oriente à l’aide d’un guide, de cartes détaillées et de fichiers GPX, tout comme 118 Randonneurs testeurs : l'édition de 2018 ont eux-mêmes pris fin. Deuxièmement : il s'agit de la partie centrale d'un long parcours menant de Den Oever, sur l'Afsluitdijk, jusqu'à Roermond. Ce qui fait de ce tronçon un élément central, ce sont ses documents historiques : la chapelle Saint-Jacques de 1435, d'où partaient traditionnellement les pèlerins d'Amsterdam, l'auberge des pèlerins d'Utrecht de 1375 — et une destination dont le seuil marque le point de départ du prochain réseau de sentiers.
1275 : dissolution, 1578 : disparition, 1986 : refondation
Amsterdam occupe une double place sur ce parcours, et c'est là tout l'intérêt : la ville accueillait les pèlerins et les envoyait en pèlerinage. Le 15 mars 1345 C'est dans une maison de la Kalverstraat que s'est produit le miracle d'Amsterdam : une hostie est restée intacte dans les flammes ; en 1347, la chapelle Heilige Stede fut construite à cet endroit, et Amsterdam devint elle-même un lieu de pèlerinage. À peine 88 ans plus tard, 1435, à quelques centaines de mètres de là, sur le Nieuwendijk, se trouvait la Sint-Jacobskapel, et c’est de là que nos compagnons se mirent en route : «Traditioneel begonnen pelgrims hier hun avontuurlijke tocht naar Santiago de Compostella.» Une ville, deux directions — et toutes deux aboutissaient à la même année : l’Alteratie du 26 mai 1578 transforma la chapelle Saint-Jacques en logement et interdit la procession. Il en reste le nom d'une rue, la Sint-Jacobsstraat, et depuis 1880 la procession nocturne silencieuse. D’ailleurs, ce chemin n’est pas associé à un miracle fondateur jacobin — le miracle est eucharistique, et nous n’en déformons pas le sens.
À Utrecht, l'arc se répète avec d'autres dates : Le Sint-Jacobsgasthuis sur l'Oudegracht, depuis 1375 en témoignent : la confrérie, la chapelle, le réfectoire, les lits destinés aux pèlerins de passage. 1586 le conseil municipal dissolut la confrérie, l'église Saint-Jacques fut cédée aux protestants et les peintures murales furent recouvertes de chaux. Par la suite, le « sentier des pèlerins » fut pendant quatre cents ans le nom d'une rue — jusqu'à ce que 1990 dans la Jacobsgasthuissteeg, où a été érigée une statue en bronze représentant un pèlerin muni d'un bâton et d'une coquille Saint-Jacques, et où une stèle commémorative a été placée au-dessus du portail en 1994. C'est à 's-Hertogenbosch que l'on trouve les spécimens les plus résistants : deux coquilles Saint-Jacques complètes et cinq fragments ont été mis au jour dans le sol de la ville — des Pecten maximus provenant de la côte galicienne, percés pour être cousus, dont la plus ancienne date de la première moitié du XVe siècle. Et pour 1482 Dans son « Jugement dernier », Jérôme Bosch, citoyen de cette ville, a représenté l’apôtre Jacques sous les traits d’un pèlerin coiffé d’un chapeau orné d’une coquille Saint-Jacques. Deux entières, cinq brisées — c’est tout ce que le sol a conservé. Cela suffit.
Ce renouveau porte deux noms. Koen Dircksens est allé 1985 en route vers Santiago, il a rencontré Rien van Aalst — et le 25 juillet 1986, le jour de la Saint-Jacques, a été fondée la Nederlands Genootschap van Sint Jacob ; la « broederschap » prévue est devenue une « genootschap » après qu’un rédacteur eut demandé ce qu’il en était des sœurs. Aujourd’hui : environ 14 500 membres, siège au Janskerkhof à Utrecht — en plein cœur de ce parcours. Son deuxième nom est Broeder Fons van der Laan: 1979 il se rendit à Vessem avec six confrères, à la maison Kafarnaüm, 1989 il s'est rendu pour la première fois à pied à Saint-Jacques-de-Compostelle, 1999 il a transformé la maison des frères en centre de pèlerinage. En tant que 2011 Lorsque le dernier frère est parti, l'auberge est restée ouverte — gérée par des bénévoles, puis par une fondation depuis 2015. Le chemin commence donc devant la porte d'entrée de son gestionnaire et se termine dans son annexe. Et au-dessus de la porte à Vessem, il n'y a pas de panneau de bienvenue, mais une phrase en dialecte brabançon : « Aachterum is 't kermis » — passe par derrière, c'est la kermesse.
Autres noms
Amstelredam C'est l'ancienne orthographe d'Amsterdam — c'est ainsi qu'elle apparaît sur le plan de la ville réalisé par Cornelis Anthonisz en 1544, sur lequel figure également la chapelle Saint-Jacques. La Nederlands Genootschap van Sint Jacob donne systématiquement à ses six « chemins de Saint-Jacques » néerlandais les noms historiques de leurs villes d'étape: Jacobsweg Die Haghe » pour La Haye, Jacobsweg Thuredrecht pour Dordrecht, Nieumeghen pour Nimègue, Amsvorde pour Amersfoort, Audenzeel pour Oldenzaal. Il n'existe pas de variante allemande ou espagnole de ce nom, et c'est volontaire : ce nom archaïque fait partie intégrante du concept ; sur le parcours, tout le monde comprend « le chemin de Saint-Jacques d'Amsterdam à Vessem ». Et comme cette page décrit le tronçon principal, tu trouveras également la forme longue dans les guides Den Oever – Roermond (édition 2012) ou Den Oever – Thorn/Postel (Édition 2018) — dans ce cas, le parcours complet désigne la partie nord.
À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?
Idéal si tu souhaites commencer juste devant ta porte : Amsterdam Centraal est directement accessible depuis la moitié de l'Europe, et à dix minutes à pied du quai, tu te retrouves à l'endroit où se dressait en 1435 la chapelle Saint-Jacques. Idéal également pour les amateurs de plaine : pas de dénivelé, mais des digues, des bras de rivière, des bacs et des villes où l’histoire du pèlerinage est encore présente dans les noms de rue. Une semaine suffit : six étapes avec portage ou huit étapes tranquilles.
Mais, pour être honnête, ce n’est pas pour toi si tu t’attends à un itinéraire balisé par des coquillages : le parcours est décrit, mais pas balisé — tu t’orientes à l’aide d’un guide, de cartes détaillées et d’un tracé GPX, et les panneaux en forme de coquillage que tu croises sont un bonus, sur lesquels on ne peut pas compter. Ce n’est pas non plus pour toi si tu as besoin d’une infrastructure d’auberges espagnoles : entre Amsterdam et Vessem, tu passeras la plupart du temps la nuit dans des chambres d’hôtes et des hôtels classiques à des prix néerlandais ; les auberges de pèlerins sont rares. Et si vous recherchez la solitude, il vous faudra vous armer de patience : les deux premiers jours traversent le corridor le plus densément peuplé d’Europe. Le calme s’installe dans la Betuwe, mais ce n’est qu’au-delà de Vught que vous en profiterez pleinement.
Parcours et paysage
Tu commences au centre d'Amsterdam et tu traverses le Amstelland vers le sud, jusqu'à ce que la Vecht où se jette — le fleuve au bord duquel les marchands d'Amsterdam ont construit leurs résidences d'été. À Loenen aan de Vecht Le premier jour se termine ; le deuxième, tu continues à longer le bord de l'eau jusqu'à Utrecht, là où le chemin longe la Jacobikerk, le plus ancien sanctuaire dédié à saint Jacques des Pays-Bas. Ensuite, le paysage passe des terres des canaux à celles des rivières : la Kromme Rijn te fait découvrir des vergers et des domaines ruraux jusqu'à Wijk bij Duurstede — là où le Rhin se divise.
À partir de là, c'est l'eau qui domine le parcours : un bac à moteur te fait traverser la Lek, et tu es dans la Betuwe, le verger situé entre le Lek et le Waal, avec la journée la plus courte de ce tronçon, jusqu’à Geldermalsen. Puis encore une traversée de rivière — la Waal — et le paysage prend des allures brabançonnes : la plaine de la Meuse,'s-Hertogenbosch avec la cathédrale Saint-Jean, juste après Vught, puis le paysage change radicalement. Les polders laissent place à des sols sablonneux, les digues à des forêts de pins, et les villes à des villages. Les derniers kilomètres traversent la Kempen, l'un des coins les plus tranquilles des Pays-Bas, jusqu'à ce que tu te retrouves derrière l'église de Vessem tu te trouves devant l'auberge des pèlerins de Capharnaüm.
Étapes, terrain et niveau de difficulté
D'un point de vue technique, ce parcours est aussi simple qu'un sentier de grande randonnée peut l'être : pas de dénivelé, pas d'endroit où s'agripper, mais des chemins de digue, des chemins de campagne, des pistes cyclables — et, soyons honnêtes, beaucoup d'asphalte. La difficulté réside ailleurs : dans les distances quotidiennes et dans l'orientation. L'auteur divise le parcours en six étapes entre 15 et 43 kilomètres — il faut avoir envie de faire deux jours de plus de 30 kilomètres et un de plus de 40, ou bien de répartir ces distances, ce qui est facile ici, car les gares et les lignes de bus sont partout à portée de main. Et sans guide ni fichier GPX, tu perdras plus de temps dans le dédale des canaux et des digues qu’à gravir chaque mètre de dénivelé. Toutes les distances indiquées pour chaque étape sont des estimations arrondies fournies par les organisateurs — la longueur totale de 170 km fait foi.
- Amsterdam → Loenen aan de Vecht (environ 30 km) — on quitte la ville pour traverser l'Amstelland, puis on longe la Vecht entre les domaines ruraux et les voies navigables.
- Loenen aan de Vecht → Utrecht (env. 20 km) — l'étape la plus courte et la plus facile, qui longe la rivière tout au long du parcours et s'achève à la Jacobikerk.
- Utrecht → Wijk bij Duurstede (environ 30 km) — le long de la Kromme Rijn, à travers les vergers et les domaines ruraux, jusqu'à la bifurcation du Rhin.
- Wijk bij Duurstede → Geldermalsen (env. 15 km) — Traversée en bac sur le Lek, puis traversée de la Betuwe ; la plus courte étape de ce tronçon.
- Geldermalsen → 's-Hertogenbosch (environ 32 km) — en longeant le Waal jusqu’à la plaine de la Meuse, arrivée dans la ville de Jérôme Bosch.
- 's-Hertogenbosch → Vessem (env. 43 km) — en passant par Vught, à travers le paysage sablonneux du Brabant et la région de la Kempen jusqu'à l'auberge de pèlerins de Capharnaüm ; la journée la plus longue, qui peut facilement être divisée en plusieurs étapes.
Ces deux longues journées peuvent être facilement divisées grâce aux nombreuses liaisons ferroviaires et de bus : l'étape 5 le long du Waal, l'étape 6 dans la région du Brabant. Et ceux qui souhaitent parcourir l'intégralité du parcours peuvent ajouter la partie nord au début: Den Oever – Tuitjenhorn – Akersloot – Haarlem – Amsterdam, quatre étapes : polders et dunes ; à Haarlem le se ramifie alors Jacobsweg Die Haghe » vers la côte.
Les points forts du parcours
- Nieuwendijk et Sint-Jacobsstraat, Amsterdam — C'est ici que se trouvait, dès 1435, la chapelle Saint-Jacques, auberge et point de départ des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle ; confisquée en 1578, elle n'a laissé que le nom de la rue.
- Oude Kerk, Amsterdam — trois sculptures représentant saint Jacques datant des XVe et XVIe siècles ; c'est ici que fut conservé pendant des siècles le coffre en chêne à 45 compartiments dans lequel Amsterdam gardait ses actes officiels — dont le privilège de péage de 1275.
- La Vecht — Le parcours des domaines : deux jours au bord de l'eau, avec l'étape la plus facile de ce tronçon.
- Église Saint-Jacques, Utrecht — le premier sanctuaire dédié à saint Jacques aux Pays-Bas (XIIe siècle), édifice gothique datant de la fin du XIIIe siècle ; aujourd’hui, point de départ officiel des pèlerins néerlandais en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
- Jacobsgasthuissteeg, Utrecht — le Sint-Jacobsgasthuis, mentionné pour la première fois en 1375, avec sa chapelle et son hébergement pour pèlerins ; depuis 1990, la ruelle Frank Letteries accueille une statue en bronze représentant un pèlerin muni d'un bâton et d'une coquille Saint-Jacques.
- La division du Rhin et le bac sur le Lek près de Wijk bij Duurstede — l'endroit où le Rhin se divise en deux ; tu traverses avec le bac à moteur et tu te retrouves dans la Betuwe.
- Cathédrale Saint-Jean, Bois-le-Duc — Lieu où se trouve le cachet, dans la ville où Jérôme Bosch a peint « Jacques le pèlerin » vers 1482 — et dont le sol a livré aux archéologues deux coquilles Saint-Jacques entières et cinq fragments.
- Les Kempen, près de Vught — Les sols sablonneux, les pins et les kilomètres les plus calmes du chemin.
- Pelgrimsherberg Kafarnaüm, Vessem — À la fois destination, point d’information de la Genootschap et point de départ de la Via Monastica : fondé en 1979 par six frères, transformé en centre de pèlerinage en 1999, géré par des bénévoles depuis 2011.
Comment les pèlerins empruntent-ils ce chemin ?
Le moyen le plus naturel d'y accéder est le chemin lui-même — Amsterdam n'est pas le point de départ, mais le point central du livre : depuis Den Oever Au niveau de l'Afsluitdijk, quatre étapes mènent à Tuitjenhorn, Akersloot et Haarlem vers Amsterdam, à travers les polders à perte de vue et les dunes. À Haarlem, le réseau se divise en deux — c’est là que bifurque le Jacobsweg Die Haghe » vers l'ouest, en direction de la côte. Et depuis l'édition 2018, l'organisateur décrit également le tronçon passant par l'Afsluitdijk jusqu'à Sint Jacobiparochie, ce qui permet de relier l'Amstelredam au Jabikspaad frison.
La plupart viennent toutefois en train: Gare centrale d'Amsterdam C'est l'une des gares les mieux desservies d'Europe ; Schiphol se trouve à quinze minutes en train, et il faut compter dix minutes à pied entre le quai et la Sint-Jacobsstraat — le premier tampon se trouve dans la basilique Saint-Nicolas, juste en face. Pour ceux qui souhaitent commencer leur parcours plus au sud: Gare centrale d'Utrecht, Geldermalsen et's-Hertogenbosch se trouvent tous sur le réseau Intercity.
Continuer le pèlerinage ?
À Vessem, ton parcours ne s'arrête pas là, il se poursuit — littéralement sur le seuil de la porte : La Via Monastica commence à l'auberge de pèlerins Kafarnaüm, là où tu arrives. L'organisme belge le résume en une phrase qui met fin à toute discussion sur Internet : «De Via Monastica vertrekt in het Noord-Brabantse Vessem bij de pelgrimsherberg Kafarnaüm en haakt er in op de Nederlandse Jacobsweg Amstelredam.» 283 kilomètres jusqu'à Rocroi, en passant par les abbayes norbertines de Postel, Tongerlo, Averbode et Leffe ; à partir de Rocroi, c'est la Via Campaniensis selon Vézelay, où la Via Lemovicensis commence.
Si vous suivez le tracé du « Trägerbuch », vous avez une deuxième option : l'Amstelredam lui-même continue à partir de Vessem — en passant par l'Achelse Kluis ou Postel jusqu'à Weert et Roermond; à Maastricht, la Via Mosana. Et pour être complet: Via Brabantica et Via Scaldea ne constituent pas la suite de ce chemin — elles sont liées aux chemins des frères et sœurs Jacobsweg Thuredrecht et le sentier de Saint-Jacques « Die Haghe ». Ceux qui souhaitent l'emprunter doivent changer de direction plus tôt, et non à Vessem.
Préparation et aspects pratiques
Le meilleur moment, c'est d'avril à octobre — pas de problèmes de neige, pas de « pièges thermiques », mais du vent et de la pluie venant de l'ouest ; en hiver, les journées sont courtes et les petits ferries circulent de manière restreinte. Plus importante que la saison, c'est la navigation : procure-toi avant le guide « Jacobswegen in Nederland, deel 1 » (édition 2018, 12,50 euros, mise à jour : août 2026) ainsi que les tracés GPX. Le parcours est décrit, mais n'est pas balisé sur toute sa longueur — c'est la seule chose que tu ne peux pas improviser en chemin.
En matière de tampons, c'est la sérénité néerlandaise qui prévaut — comme le dit le pèlerin lui-même : «De pelgrimstocht naar Santiago de Compostela kent geen officiële stempelposten.» On trouve néanmoins de bonnes adresses le long du parcours : la basilique Saint-Nicolas en face de la gare centrale d'Amsterdam, la « Huis van Sint Jacob » sur le Janskerkhof à Utrecht, la cathédrale Saint-Jean à 's-Hertogenbosch, le centre d'information à Vessem. La Carte de pèlerin celui de la Genootschap (3 euros, réservé aux membres) est établi à ton nom ; pour obtenir la Compostela, tu as besoin d'un Carte de pèlerin (Credencial) — Commande-le à l'avance en ligne pour qu'il te soit livré à temps pour le lancement.
En ce qui concerne l'hébergement, mieux vaut réserver que compter sur la chance : il y a beaucoup de lits, mais très peu d'auberges de pèlerins ; pour Kafarnaüm à Vessem, il faut s'inscrire à l'avance. Avec la Application Camino Ninja tu es entre de bonnes mains : elle dispose de l'itinéraire complet, et tu peux organiser tes étapes et prévoir d'emblée les hébergements adaptés. D'autant plus que tu vas ici répartir judicieusement deux étapes de portage de plus de 30 kilomètres.
Ce que te coûte ce trajet
Prévoyez un budget d'Europe occidentale, et non un budget espagnol : on trouve généralement des chambres d’hôtes, des pensions et des hôtels aux prix pratiqués aux Pays-Bas — les plus chers se situent dans le corridor du Randstad, entre Amsterdam et Utrecht, tandis que les villages le long de la Vecht, dans la Betuwe et dans le Brabant sont nettement moins chers. Quelques auberges de pèlerins et maisons monastiques fonctionnant sur le principe des dons constituent l’exception économique. Pour les repas, rien de plus simple : on trouve des supermarchés presque tous les jours le long du chemin ; se restaurer soi-même est ici le moyen habituel de maîtriser son budget. Les frais annexes sont heureusement modestes : le guide coûte 12,50 euros (les membres obtiennent les deux tomes pour 15 au lieu de 20), la Pelgrimspas 3 euros (tous les prix sont valables en août 2026), le ferry sur la Lek et les « pontjes » coûtent de quelques centimes à quelques euros, et le train ou le bus pour fractionner une étape ne pèse guère dans le budget. Ce qui te coûtera de l’argent ici, c’est le lit — tout le reste est étonnamment bon marché.
Comment s'y rendre
Accueil Le trajet est d’une simplicité presque déloyale : Amsterdam Centraal est desservi directement depuis toute l’Europe occidentale — l’Eurostar et l’ICE s’y arrêtent —, et depuis l’aéroport de Schiphol, vous y êtes en quinze à vingt minutes en train. Du quai à ce lieu historique, il faut compter dix minutes à pied : Nieuwendijk, Sint-Jacobsstraat, avec l'Oude Kerk juste à côté, et en face, la basilique Saint-Nicolas où se trouve le premier tampon.
Arrivée On se retrouve en milieu rural : Vessem n'a pas de gare. La gare de grande ligne la plus proche est Gare centrale d'Eindhoven; de là, des bus régionaux desservent la région de Kempen en direction d'Eersel — selon la ligne, il faudra peut-être parcourir un dernier tronçon à pied ou changer de bus ; pensez donc à planifier votre retour à l'avance, et non le dernier soir. Pour fractionner le trajet, Utrecht, Geldermalsen et 's-Hertogenbosch sont des gares desservies par les trains Intercity.
- Comment se rendre au point de départ: Train longue distance vers Amsterdam Centraal (Eurostar/ICE) ou vol vers Schiphol suivi d'un trajet en train jusqu'au centre-ville ; horaires disponibles sur [ns.nl](https://www.ns.nl) et [bahn.de](https://www.bahn.de).
- Monter/descendre en cours de route: Utrecht Centraal, Geldermalsen et 's-Hertogenbosch font partie du réseau Intercity — le fractionnement du trajet n'est qu'une formalité.
- Retour depuis la destination: Bus régional reliant la région de Kempen à Eindhoven Centraal ; horaires disponibles sur [9292.nl](https://9292.nl).
- Bus régionaux du Brabant-Septentrional: Lignes desservant Eindhoven et Eersel sur [bravo.info](https://www.bravo.info).
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