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Voie de Garonne

La Voie de Garonne te mène, sur 129,2 km, de la basilique Saint-Sernin à Toulouse jusqu’à Saint-Bertrand-de-Comminges, au pied des Pyrénées, en remontant la Garonne — balisée « GR 861 » « Via Garona » depuis 2017. Six monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO se trouvent sur ce court parcours, qui relie deux grands chemins de Compostelle : la Via Tolosana au départ, la Voie du Piémont à l’arrivée.

18 août 202619 min de lecture
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Toulouse (Basilique Saint-Sernin) → Saint-Bertrand-de-Comminges
  • Longueur: 129,2 km
  • Dénivelé: ↗ 1 393 m / ↘ 1 022 m — vallée plate de la Garonne, collines à partir de Martres-Tolosane, une dernière montée vers la ville haute
  • Durée: 5 à 6 jours (6 étapes)
  • Balisage: balises rouges et blanches du GR 861 (« Via Garona »), label Saint-Jacques-de-Compostelle ; balisage fiable
  • Voie d’accès: La Via Tolosana (Voie d’Arles, GR 653) passe juste à côté de la basilique Saint-Sernin à Toulouse ; sans compter la partie nord-est du GR 653 (Voie Conques–Toulouse) issue de la Via Podiensis
  • Prolongement: À Saint-Bertrand-de-Comminges, il rejoint la Voie du Piémont pyrénéen (GR 78) ; il passe par Oloron-Sainte-Marie et le Somport pour rejoindre ensuite le Camino Aragonés et le Camino Francés
  • Caractère: le « Junger Flussweg » (2017) suit un axe ancestral — six sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, peu de pèlerins, de petites auberges, une ligne de chemin de fer qui longe le parcours presque sans interruption

Aperçu

La Voie de Garonne n'est pas un chemin menant à une destination, mais un chemin entre deux chemins : dans Toulouse la Via Tolosana se termine à Saint-Bertrand-de-Comminges C'est là que commence la Voie du Piémont — l'association ACSJO, qui la gère, l'appelle littéralement« un trait d’union », un trait d'union entre deux Chemins de Saint-Jacques. Entre les deux, 129,2 kilomètres le long de la Garonne, en remontant le courant, de 140 à 515 mètres d'altitude : tu pars de la basilique Saint-Sernin, l'une des plus grandes églises romanes conservées d'Europe, que le guide de pèlerinage du Codex Calixtinus recommandait expressément de visiter vers 1135 — et s’achève sur un rocher surplombant le Comminges, dans un village de 242 habitants qui fut autrefois une ville romaine de 30 000 habitants.

En route : le champ de bataille de Muret (12 septembre 1213), la cathédrale fortifiée de Rieux-Volvestre, la villa romaine de Chiragan, un cloître situé pour moitié à Saint-Gaudens et pour moitié à New York — et six monuments classés au patrimoine mondial de l'UNESCO sur 129 kilomètres, soit en moyenne un tous les 21 kilomètres. En tant que sentier balisé, ce parcours est récent, 2017 inauguré sous le nom de GR 861 « Via Garona » ; l’axe qui le sous-tend est ancien : c’est par là que, pendant des siècles, le marbre des Pyrénées était acheminé vers Toulouse. Et elle offre un luxe qu’aucun autre chemin de Compostelle ne propose : la ligne de train Toulouse–Tarbes longe le sentier presque sans interruption — si une journée ne se passe pas comme prévu, vous pouvez descendre du train pour trois euros.

1135 dans le Codex, 1213 chez Muret, 2017 marqué

Le guide du pèlerin du Codex Calixtinus (vers 1135) mentionne Toulouse à deux reprises : comme étape de la plus méridionale des quatre grandes routes — via« Saint-Gilles, Montpellier, Toulouse et le Somport » — et comme lieu de sépulture de Saturnin, le saint patron de la ville, auquel les fidèles« une immense basilique » auraient construit. C'est précisément devant cette basilique que tu commences. Et maintenant, soyons honnêtes: Saint-Bertrand-de-Comminges n'apparaît pas dans le Codex. Pas un mot. Le guide du pèlerin conduit ses lecteurs de Toulouse directement au Somport ; le Comminges n'apparaît pas dans le livre V — aucun itinéraire médiéval Toulouse-Saint-Bertrand n'est attesté nulle part. Ce chemin est une liaison datant de 2017 qui suit un axe très ancien. C'est justement le fait de le dire en toute honnêteté qui constitue l'histoire la plus forte.

En effet, les traces de Jacques sur la rive sont authentiques et datées: 1257 übergab Toulouse sein Hospital am Brückenkopf, das Hôtel-Dieu Saint-Jacques, der Confrérie de Saint Jacques, „afin de faciliter l’accueil des pèlerins“. Cazères hatte ein eigenes „hôpital de Saint-Jacques“ samt „confrérie de Monsieur Saint-Jacques“ — die Gasse zu den Pilgerhäusern hieß« Caminot des morts », et l'apôtre y est célébré encore aujourd'hui chaque 25 juillet. Et Saint-Bertrand fournit lui-même la preuve de son pèlerinage : au-dessus du portail de la cathédrale est suspendu un animal empaillé Crocodile. La légende raconte que saint Bertrand l’aurait tué à coups de crosse ; l’explication rationnelle est plus plausible : il s’agit sans doute d’un ex-voto offert par un pèlerin de Terre Sainte au XIVe siècle. Ceux qui donnent une explication sensée à ce crocodile prouvent qu’ils sont de véritables pèlerins.

Entre les deux se trouve Muret. Au 12 septembre 1213 C'est là que périt Pierre II d'Aragon — ce même roi qui, à peine 14 mois auparavant, avait remporté à Las Navas de Tolosa la plus grande bataille de la Reconquista et qui, depuis lors, portait le surnom d'« el Católico ». Il vint au secours des comtes de Toulouse, sous-estima Simon de Montfort et trouva la mort dans un champ situé à 25 kilomètres au sud de Toulouse ; dès lors, l’Occitanie devint française. En 1841, au même endroit, Clément Ader c’est là qu’est né l’homme dont l’appareil volant à vapeur fut le premier à décoller en 1890 — un lieu où un avenir s’est achevé et où un autre a commencé. Et en 2017, la FFRandonnée Haute-Garonne, en collaboration avec le département, a mis un terme à cette longue pause : Topoguide le 8 juin, randonnée inaugurale du 1er au 7 juillet — depuis lors, l'ancienne voie de transport de marbre et de marchandises est à nouveau jalonnée de poteaux rouges et blancs.

Autres noms

Sur place, ce chemin s'appelle Via Garona — c'est ce qui est indiqué sur chaque panneau indicateur et dans le Topoguide du département de la Haute-Garonne. Dans le réseau français de sentiers de grande randonnée, il porte le numéro GR 861, auprès des associations de pèlerins et dans notre base de données des itinéraires, il est répertorié sous le nom de Voie de Garonne. Un chiffre pour situer les choses : les quelque 170 kilomètres de la Via Garona officiellement annoncés correspondent à un tracé différent — le GR, en tant qu'itinéraire touristique, inclut des boucles et des sentiers d'altitude, tandis que notre mesure suit plus directement le cours de la Garonne et aboutit ainsi à 129,2 kilomètres. Dans les répertoires d’hébergements, tu trouveras également la simple description suivante: Chemin de Compostelle Toulouse–Saint-Bertrand.

À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Ce parcours est fait pour toi si tu as peu de temps mais beaucoup de curiosité : cinq ou six jours — et une douzaine de siècles. Une villa romaine, des basiliques romanes, une cathédrale aux murs de trois mètres d’épaisseur, un champ de bataille qui a scellé l’histoire de l’Occitanie, et pour finir, une ville épiscopale réduite à l’état de village. C’est aussi sans doute le chemin de Compostelle le plus accessible en train de toute la France : presque chaque étape dispose d’un arrêt sur la ligne Toulouse–Tarbes ; tu peux donc le parcourir par week-ends tout en finissant par le faire en entier. Et il est isolé — un compte-rendu de randonnée de la FFRandonnée le qualifie de « encore peu fréquenté », et cela se ressent.

Mais, pour être honnête, ce n’est pas pour toi si tu recherches la culture des auberges des grands chemins de pèlerinage — elle n’existe pas ici. Entre Toulouse et Carbonne, c'est-à-dire pendant le premier jour et demi, les possibilités d'hébergement sont rares ; ensuite, elles sont certes régulières, mais de petite taille : des gîtes communaux avec peu de lits, des chambres d'hôtes, et à l'arrivée, un presbytère offrant exactement sept places. Sans réservation, ça ne marche pas — ce genre de lacunes, il faut les prévoir à l’avance, pas en cours de route. Ce n’est pas non plus pour toi si tu préfères parcourir les panoramas montagneux plutôt que de les admirer : à partir de Saint-Gaudens, les Pyrénées te servent de toile de fond, mais tu ne les sentiras pas sous tes pieds. Et les premiers kilomètres à la sortie de l’agglomération toulousaine sont goudronnés — ça devient beau après Muret.

Parcours et paysage

Tu pars du cœur de Toulouse, près de la basilique Saint-Sernin, tu descends vers la Garonne — en passant devant le Hôtel-Dieu Saint-Jacques et le Pont Neuf, qui, malgré son nom, est le plus ancien pont de la ville — puis toujours en remontant le cours d'eau vers le sud-ouest. Les premiers kilomètres traversent l'agglomération en passant par Portet-sur-Garonne selon Muret, là où la Louge se jette dans la Garonne : sentiers riverains, forêt alluviale, bancs de gravier, avec la route qui les sépare. Au-delà, le paysage devient champêtre — Noé, Carbonne, l'ancienne ville épiscopale Rieux-Volvestre, puis Cazères, l'ancien port fluvial. Jusqu'ici, le chemin est pratiquement plat, la vallée est large, les villages sont construits en briques rouges et le fleuve coule lentement.

De Martres-Tolosane le décor change : le chemin s'éloigne plus souvent de la rive, monte vers des terrasses et s'enfonce dans des forêts de chênes et de châtaigniers, tandis que la Garonne devient plus étroite et plus rapide. Derrière Saint-Martory Avec son pont datant de 1727, on traverse les hauteurs près de Labarthe-Inard — les ruines de l'abbaye cistercienne Bonnefont à portée de main — après Saint-Gaudens, et de là, tu as les Pyrénées devant toi, tandis que la rivière semble descendre des montagnes à ta rencontre. La dernière partie du trajet traverse Gourdan-Polignan et Valcabrère se termine par la seule montée difficile de tout le parcours : celle qui mène à la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges à 515 mètres. Au total : 1 393 mètres de dénivelé positif, 1 022 mètres de dénivelé négatif — soit environ 370 mètres nets sur 129 kilomètres.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

Les six étapes constituent le rythme naturel — Distance journalière d'environ 21,5 kilomètres, parcours techniquement facile sur toute sa longueur, avec une seule véritable montée tout à la fin. Les distances indiquées sont approximatives et suivent le cours du fleuve ; ceux qui souhaitent marcher à un rythme plus tranquille peuvent faire une pause dans les localités intermédiaires de Noé, Martres-Tolosane, Labarthe-Inard ou Gourdan-Polignan et ainsi diviser le parcours en huit journées plus courtes. Et ce parcours est d’une indulgence sans pareille : presque toutes les étapes se trouvent sur la ligne de train Toulouse–Tarbes — une journée qui tourne mal ne se termine pas ici en taxi, mais dans le train régional. Il faut juste faire attention par temps humide, lorsque les descentes argileuses derrière Martres-Tolosane deviennent glissantes.

  1. Toulouse → Muret — environ 21 km — Sortie de la ville sur les rives de la Garonne par Portet-sur-Garonne, terrain plat, en partie asphalté. La destination est la ville où s'est déroulée la bataille de 1213 — avec l'église Saint-Jacques datant du XIIe siècle et la maison natale de Clément Ader.
  2. Muret → Carbonne — environ 26 km — la plus longue étape : via Noé à travers la vaste vallée plate de la Garonne, par des chemins de campagne et des sentiers longeant les berges. Point de bifurcation pour les journées plus courtes : Noé.
  3. Carbonne → Cazères — environ 19 km — via Rieux-Volvestre, l'ancienne ville épiscopale (1317-1801) avec sa cathédrale fortifiée : des murs de trois mètres d'épaisseur, des meurtrières, une tour en briques de 43 mètres de haut. Les premières collines vallonnées, puis l'ancien port fluvial de Cazères.
  4. Cazères → Saint-Martory — environ 21 km — via Martres-Tolosane avec le site archéologique de la villa romaine de Chiragan et la tombe de saint Vidian ; deuxième partie empruntant des sentiers forestiers et des crêtes jusqu’au pont de 1727.
  5. Saint-Martory → Saint-Gaudens — environ 20 km — vallonné, via Labarthe-Inard, les ruines de l'abbaye cistercienne Bonnefont à portée de main. À partir de là, les Pyrénées t'accompagnent à l'horizon.
  6. Saint-Gaudens → Saint-Bertrand-de-Comminges — environ 22 km — via Gourdan-Polignan et Valcabrère avec la basilique Saint-Just, puis la seule véritable montée finale du parcours : la montée vers la cathédrale, à 515 mètres d'altitude.

Pendant huit jours, vous répartirez les étapes 2, 4, 5 et 6 entre les localités intermédiaires de Noé, Martres-Tolosane, Labarthe-Inard et Gourdan-Polignan. Si vous parcourez le sentier sous forme de séries de week-ends, vous emprunterez les gares de Muret, Carbonne, Cazères, Martres-Tolosane, Boussens et Saint-Gaudens — la montée et la descente ne coûtent ici que quelques euros.

Les points forts du parcours

  • Basilique Saint-Sernin, Toulouse — ton point de départ : l'une des plus grandes églises romanes conservées d'Europe, avec une nef de 115 mètres, une tour de 65 mètres et 128 reliques ; consacrée le 24 mai 1096 par le pape Urbain II, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998 — et décrite dans le Codex Calixtinus vers 1135 comme une « immense basilique ».
  • Hôtel-Dieu Saint-Jacques, Toulouse — l'hôpital des pèlerins situé à la tête du pont, cédé en 1257 à la Confrérie de Saint Jacques « afin que les pèlerins y soient pris en charge ». Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998.
  • Pont Neuf, Toulouse — malgré son nom, c'est le plus ancien pont de la ville : premier pilier en 1544, ouverture à la circulation en 1632, inauguration officielle seulement le 19 octobre 1659 par Louis XIV — 220 mètres, sept arches de hauteurs inégales.
  • Muret — Champ de bataille du 12 septembre 1213, où périt Pierre II d'Aragon ; église Saint-Jacques datant du XIIe siècle, dotée d'une tour octogonale en briques ; ville natale du pionnier de l'aviation Clément Ader (1841).
  • Rieux-Volvestre — Cathédrale d’une ville épiscopale éphémère (érigée en 1317 par le pape Jean XXII, redevenue église paroissiale en 1801) : des murs atteignant par endroits trois mètres d'épaisseur, des meurtrières, une tour de 43 mètres de style toulousain — une église construite comme une forteresse.
  • Martres-Tolosane — le reliquaire de saint Vidian, qui est porté à travers le village le dimanche de la Trinité, lors d'une reconstitution de la bataille contre les Sarrasins, des sarcophages en marbre paléochrétiens du VIe siècle — ainsi que le site archéologique de la villa romaine de Chiragan, dont les quelque 300 sculptures sont aujourd’hui exposées au musée Saint-Raymond à Toulouse.
  • Abbaye de Bonnefont — Abbaye cistercienne fondée en 1136, démantelée après la Révolution : son cloître se trouve aujourd’hui pour moitié dans un parc à Saint-Gaudens et pour l’autre moitié au Cloisters Museum de New York. Tu passes devant l’une des extrémités d’une histoire dont l’autre extrémité se trouve au bord de l’Hudson.
  • Collégiale Saint-Pierre-et-Saint-Gaudens — La plus grande église romane du Comminges, avec une tour de 45 mètres, 36 cloches et des tapisseries d’Aubusson. Elle doit son nom à un jeune berger décapité vers 475 qui, selon la légende, se serait précipité dans l’église, sa tête entre les mains — le nom du village fut confirmé en 1309 par le pape Clément V.
  • Basilique Saint-Just de Valcabrère — XIe-XIIe siècles, consacrée en 1200, entièrement construite à partir de spolia romains provenant de la ville de Lugdunum Convenarum, quatre colonnes à statue au niveau du portail. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998.
  • Cathédrale Sainte-Marie, Saint-Bertrand-de-Comminges — Première pierre posée en 1307 par le pape Clément V, 66 stalles (inaugurées la nuit de Noël 1535), un orgue Renaissance de 2 621 tuyaux, la tombe de saint Bertrand — et, au-dessus du portail, le crocodile empaillé, ex-voto d’un pèlerin du XIVe siècle. La ville en contrebas : autrefois Lugdunum Convenarum, qui comptait 30 000 Romains, aujourd’hui 242 habitants.

Comment les pèlerins empruntent ce chemin

Le moyen de transport classique est le Via Tolosana (Voie d’Arles, GR 653) : Elle part d’Arles, passe par Saint-Gilles et Montpellier, et traverse Toulouse en son centre — juste à côté de la basilique Saint-Sernin, où commence la Voie de Garonne. Si vous souhaitez, à cet endroit, bifurquer vers le nord-est plutôt que de continuer tout droit vers l’ouest jusqu’au pied des Pyrénées, il vous suffit de changer de chemin ; ce n’est pas un détour, mais un deuxième itinéraire menant à la même destination, car les deux lignes se rejoignent à Oloron-Sainte-Marie. La deuxième voie d’accès est la branche nord-est du GR 653, la Voie Conques–Toulouse, à propos du pèlerin de la Via Podiensis donner l'impression.

Si vous arrivez sans correspondance, il vous suffit de prendre le train ou l'avion jusqu'à Toulouse: L'aéroport de Blagnac et la gare de Matabiau se trouvent tous deux dans le périmètre urbain ; il faut compter environ vingt minutes à pied de la gare à la basilique. Tu peux te procurer le carnet de pèlerin auprès de l'association organisatrice. ACSJO, qui tient un point d’accueil tous les jours d’avril à octobre, entre 15 h et 18 h, à Saint-Sernin même. Et ceux qui préfèrent parcourir le chemin par étapes peuvent monter à bord aux gares de Muret, Carbonne, Cazères ou Saint-Gaudens — ce parcours compte plus de points d'embarquement intermédiaires que n'importe quel autre.

Continuer le pèlerinage ?

À Saint-Bertrand-de-Comminges, ce chemin ne s'arrête pas, il se prolonge : c'est là que prend le relais la Voie du Piémont Pyrénéen (GR 78) et te conduit vers l'ouest, au pied des Pyrénées — en passant par Lourdes jusqu'à Oloron-Sainte-Marie, où elle rejoint la Via Tolosana. De là, la ligne historique traverse la vallée d’Aspe en passant par le Col du Somport (1 632 m) vers l'Espagne et en six étapes sur le Camino Aragonés vers Puente la Reina, où le Camino Francés reprend — exactement l'itinéraire que le Codex Calixtinus décrivait vers 1135 pour les pèlerins de Toulouse.

L'alternative reste plus longtemps du côté français : suivre le GR 78 jusqu'à son terminus à Saint-Jean-Pied-de-Port suivre et y consulter le Camino Francés embarquer. Les deux options mènent à Santiago : la première est celle attestée par l'histoire, la seconde est la plus confortable.

Préparation et aspects pratiques

Le meilleur moment, c'est celui-là printemps. Le sentier ne comporte ni col ni neige, il est donc praticable toute l’année — mais la vallée de la Garonne devient très chaude et peu ombragée en plein été, notamment sur les tronçons plats le long des berges des premiers jours ; les périodes idéales s’étendent de mars à juin et de septembre à octobre. Côté équipement, ce dont tu as besoin sur n’importe quel sentier d’été français suffit : des chaussures de randonnée légères, une protection contre la pluie — les bâtons ne sont vraiment utiles que dans les descentes argileuses après Martres-Tolosane.

Le sentier est balisé à l'aide des barre GR rouge et blanche, fiable et bien entretenu, de Toulouse à Saint-Bertrand. Le véritable point à prévoir, c’est l’hébergement : entre Toulouse et Carbonne, l’offre est limitée ; à partir de Carbonne, tu trouveras régulièrement des hébergements abordables — gîtes communaux, Accueil Pèlerin, campings —, mais « régulièrement » ne signifie pas « en grand nombre ». Les Halte Pèlerins Au presbytère de Saint-Bertrand, il y a exactement sept lits et n'est ouvert que du 15 avril au 1er novembre. Réservez, et réservez tôt — et n’oubliez pas cette astuce : la ligne de train Toulouse-Tarbes longe le parcours presque sur toute sa longueur, et un billet régional ne coûte que quelques euros.

Comme sur tous les chemins de Compostelle, il te faut un Carte de pèlerin (Credencial) — délivré ici par l'association ACSJO à la basilique Saint-Sernin (d'avril à octobre, tous les jours de 15 h à 18 h). Il est préférable de le commander à l'avance en ligne afin de le recevoir à temps pour le début de ton voyage. Et planifie tes étapes à l'avance, car sur ce chemin, c'est le lit réservé qui fait la différence, pas ta condition physique — le plus simple est de le faire directement dans l'application Camino Ninja, où tu peux organiser tes étapes et réserver les hébergements correspondants en même temps.

Ce que te coûte ce trajet

Compte avec De 35 à 55 € par jour (Situation en août 2026). Une nuit dans un gîte d’étape français coûte entre 17 et 20 €, parfois moins — le gîte communal de Rieux-Volvestre est à 15 € —, et à l’arrivée, l’auberge « Halte Pèlerins » située dans le presbytère de Saint-Bertrand 25 € par personne, petit-déjeuner compris, en espèces ou par chèque ; les cartes bancaires ne sont pas acceptées. Les chambres d’hôtes sont nettement plus chères (75 € la chambre, plus 25 € pour le dîner sont attestés sur le parcours) ; la règle empirique française « comptez 50 € par jour » s’applique également ici. Pour six jours, cela représente, selon le style: 250 à 350 € sans compter le trajet. Tu peux faire des économies sur les repas : les étapes sont des petites villes bien établies, dotées d'un supermarché et d'une boulangerie ; ce ne sont pas des hameaux sans commerces.

Comment s'y rendre

Toulouse C'est le point de départ le plus pratique qu'un chemin de Compostelle puisse offrir : l'aéroport de Blagnac est desservi par des vols en provenance de l'ensemble de l'espace germanophone et se trouve à une demi-heure du centre-ville en tramway ; la gare Toulouse-Matabiau On peut s'y rendre via Paris ou — avec moins de correspondances et un trajet plus agréable — via Barcelone et Narbonne. De la gare à la basilique Saint-Sernin, il faut compter une vingtaine de minutes à pied à travers la vieille ville. Ceux qui empruntent la Via Tolosana n'a même pas besoin de faire le déplacement — il entre directement.

Le retour est tout aussi simple : depuis la destination, il faut descendre environ cinq kilomètres pour rejoindre la gare Montréjeau–Gourdan-Polignan sur la ligne Toulouse-Tarbes, puis de là, retour à Toulouse ou poursuite du trajet vers Pau et Bayonne. C'est justement cette ligne qui permet de découper si facilement cet itinéraire : elle dessert presque toutes les étapes.

  • Comment se rendre au point de départ: Aéroport de Toulouse-Blagnac (vols directs depuis l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse), gare de Toulouse-Matabiau (via Paris ou Barcelone/Narbonne) ; environ 20 minutes à pied jusqu'à la basilique Saint-Sernin.
  • Retour depuis Saint-Bertrand: À environ 5 km de la gare de Montréjeau–Gourdan-Polignan, sur la ligne Toulouse–Tarbes/Pau ; Toulouse est accessible en un peu plus d'une heure et demie.
  • Entrée intermédiaire: Gares de Muret, Carbonne, Cazères, Martres-Tolosane, Boussens et Saint-Gaudens (tarif régional liO, exemples de prix : Cazères–Muret 3 €, Boussens–Toulouse 5 €).
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