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Trier – Le Puy

Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle Trèves – Le Puy-en-Velay t'emmène sur 886 kilomètres depuis la seule tombe d'apôtre au nord des Alpes — l'église abbatiale Saint-Matthias de Trèves — en remontant la Moselle en passant par Metz, Toul et Langres, à travers les vignobles de Bourgogne et par les hauteurs du Forez, jusqu’au Puy-en-Velay, où commence la Via Podiensis. En France, on l’appelle le « Chemin des Allemands » — non pas en raison d’un ancien document, mais parce que les associations françaises ont dénombré ceux qui l’empruntent aujourd’hui.

1 juillet 202633 min de lecture
Trier – Le Puy
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Trèves, église abbatiale Saint-Matthias (la seule tombe d'apôtre au nord des Alpes) → Le Puy-en-Velay, cathédrale Notre-Dame
  • Longueur: 886,0 km — dont environ 47 en Allemagne et environ 839 en France ; au bout de deux jours, tu auras franchi la frontière
  • Dénivelé: ↗ 12 572 m / ↘ 12 033 m — la première moitié traverse des régions fluviales et des plateaux ; la majeure partie des ascensions se trouve après Cluny, dans le Beaujolais, le Forez et le Velay
  • Durée: environ 6 semaines (41 étapes réparties en 4 tronçons : Moselle et Lorraine, Langres et Bourgogne, Cluny et Beaujolais, Forez et Velay — chaque tronçon commence et se termine à un point accessible en train)
  • Balisage: la coquille Saint-Jacques bleue et jaune du Conseil de l'Europe, de Trèves au Puy, entretenue à tour de rôle par quatre organisations ; ainsi que le GR 5F en Lorraine et le GR 765 à partir de Cluny — Attention : le logo du Conseil de l'Europe n'indique pas la direction à suivre, il faut emporter l'app Camino Ninja dans ses bagages
  • Voie d'accès: Trèves est un carrefour de chemins : c’est là que se terminent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle Fulda-Trèves, le Camino de la Moselle au départ de Coblence, la Via Coloniensis au départ de Cologne, l’Eifel-Camino et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle du Hunsrück.
  • Prolongement: C'est au Puy-en-Velay que commence la Via Podiensis ; parallèlement, c'est là que la Via Gebennensis arrive de Genève — deux chemins s'achèvent, un autre commence
  • Meilleure période: D'avril à mi-novembre (selon les informations fournies par l'exploitant) — sur les hauteurs du Forez, à plus de 1 100 m d'altitude, il y a de la neige en début et en fin de saison
  • Caractère: « Chemin des Allemands », le chemin des Allemands — un long itinéraire culturel tranquille, sans chaîne d'auberges : les lieux d'hébergement essentiels (accueils jacquaires) sont répertoriés dans les guides des associations, mais ne sont pas librement accessibles sur Internet

Aperçu

Les Français appellent ce chemin„Chemin des Allemands“ — Le « Chemin des Allemands ». Il n’existe aucun document médiéval à ce sujet, et c’est précisément ce qui fait tout l’intérêt de ce nom : il ne provient pas d’archives, mais d’un rapport de situation. L’Association lorraine de Saint-Jacques constate sobrement que, sur ces chemins,„quasiment exclusivement des Allemands qui transitent“ — on ne croise pratiquement que des Allemands. Ce chemin ne porte donc ni nom de roi ni nom de saint. Il porte le nom de ses invités — et la Confraternité bourguignonne le mentionne officiellement dans son répertoire des itinéraires sous le nom de « Chemin des Allemands », Langres–Dijon–Beaune–Cluny.

Tu pars 886 kilomètres de l'église abbatiale de Trèves St. Matthias — la seule tombe d’apôtre au nord des Alpes, découverte en 1127 — en remontant la Moselle jusqu’à Metz et Toul, au niveau de la ligne de partage des eaux européenne près de Langres, à travers les vignobles de Dijon, Aloxe-Corton et Beaune vers Cluny, là où se dressait autrefois la plus grande église de la chrétienté, et alors que Via Cluniacensis en passant par le Beaujolais et les Monts du Forez jusqu'à Le Puy-en-Velay, là où commence la Via Podiensis. Trèves est une destination, Le Puy est un point de départ : ce chemin ne relie pas deux lieux, mais deux rôles — 886 kilomètres entre la fin d'un pèlerinage et le début d'un autre.

La tombe de l'apôtre, qui renvoyait ses pèlerins chez eux

Le point de départ de ce chemin est lui-même un lieu de pèlerinage de premier ordre, et son histoire commence par une recherche : afin de 1053 L'archevêque Eberhard ordonne alors à Trèves de rechercher les reliques de saint Matthias, dont il avait entendu parler à Rome. 1127 Lors de travaux de démolition, des moines tombent sur des ossements — ce qui déclenche «sofort einsetzenden Wallfahrerstrom aus ganz Deutschland». Le 13. Januar 1148 consacre le pape Eugène III. la nouvelle église abbatiale, en présence de Bernard de Clairvaux — Un pape et le prédicateur le plus célèbre de son siècle se tiennent côte à côte dans l’église où commence ton parcours. Les gardiens des portes de Trèves ont compté l’ampleur de cet événement: 1779 sont arrivés au cours d'une seule semaine de la Pentecôte 11 154 pèlerins. Et puis, la date la plus absurde de toute cette histoire : le 19. November 1784 L'archevêque Clemens Wenzeslaus interdit tous les pèlerinages qui durent plus d'une heure — L'archevêque de Trèves interdit le pèlerinage vers la tombe de son propre apôtre.

Un document atteste que des habitants de Trèves se sont également rendus à Saint-Jacques-de-Compostelle. Cela St.-Jakobs-Hospital dans la Fleischstraße — confrérie fondée au XIe siècle, 1239 placée sous la protection du pape Grégoire IX — existait afin de« arme und kranke Pilgrime auf ihrer Wallfahrt nach Rom oder San Jago de Compostella zu beherbergen und zu pflegen ». La maison existe toujours : elle abrite aujourd’hui une galerie d’art. L’auberge de Saint-Jacques de Trèves continue donc d’exister — mais on ne peut plus y passer la nuit. Et maintenant, soyons honnêtes, comme le mérite ce chemin : il n’existe aucune preuve médiévale d’une « via Alemannorum », Hermann Künig von Vach a décrit en 1495 des itinéraires plus à l’ouest — pas celui-ci —, et aucun pèlerin connu par son nom n’est attesté pour le parcours Trèves–Metz–Langres–Cluny. Un document datant de 1239 nous apprend que des pèlerins de Trèves se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle. Nous ignorons toutefois quel itinéraire ils ont emprunté. Le tracé continu est une conception moderne: 1987 le Conseil de l'Europe a déclaré les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle Déclaration de Saint-Jacques-de-Compostelle pour créer le premier Itinéraire culturel européen et a appelé à l'adoption d'un balisage harmonisé — c'est précisément de là que provient la coquille bleue et jaune que tu suis sur 886 kilomètres, entretenue à tour de rôle par quatre associations dans deux pays.

En chemin, on tombe sur trois passages qu'on a envie de lire à haute voix. Premièrement: 775 Charlemagne fit don du vignoble de Corton à une abbaye qui avait été détruite par les Sarrasins en 731 — on y cultive la vigne depuis 696, une parcelle porte encore aujourd'hui le nom de„En Charlemagne“, et c'est de cette colline que proviennent deux des trois bouteilles de vin blanc Grand Cru de la Côte ; selon la tradition, l'impératrice Luitgard aurait exigé du vin blanc, car le rouge tachait la barbe de l'empereur. Sur ce sentier, tu traverseras le domaine viticole de Charlemagne — avec un sac à dos. Deuxièmement: Saint-Jacques-des-Arrêts Dans le Beaujolais, c'est le seul lieu, sur 886 kilomètres, qui porte le nom du chemin lui-même — étape de pèlerinage entre le Xe et le XIIe siècle, selon les dires de la commune« midway between Cluny and the port of Belleville », à mi-chemin entre Cluny et le port. Et troisièmement, au bord de l'Ance, près de Pontempeyrat: C'est là que se trouve la zone Natura 2000 FR8302040, indiquée comme étant « essentiellement destinée à la moule perlière » — pour la moule perlière, dont la population a diminué ici de 56 % s'est effondré. Un coquillage accroché au sac à dos, un coquillage dans la rivière — un seul des deux disparaîtra.

Autres noms

Sur les panneaux indicateurs allemands et dans la littérature, on l'appelle simplement Jakobsweg Trier – Le Puy-en-Velay. En France, il porte deux noms, qui ont tous deux une signification : le cœur bourguignon de Langres, qui passe par Dijon et Beaune pour rejoindre Cluny, est officiellement désigné par la Confraternité des Pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle en Bourgogne sous le nom de„Chemin des Allemands“ Weg der Deutschen —, et le dernier tiers, de Cluny au Puy, s'appelle Via Cluniacensis et est considéré comme GR 765 est indiquée. L'origine de ce nom allemand est d'une manière rafraîchissante peu romantique : il n'existe aucun document médiéval faisant mention d'une « via Alemannorum » — il s'agit simplement du rapport de situation de l'association lorraine, indiquant que les voyageurs empruntant cette route étaient pratiquement tous allemands. Ce nom est issu d’un recensement, et non d’un document officiel. Il y a deux confusions à connaître : le Jakobsweg Trier – Vézelay Le chemin reste le même jusqu’à Grancey-le-Château, où il se divise : ceux qui veulent se rendre à Vézelay tournent au niveau du château. Il existe par ailleurs un tout autre « chemin des Allemands » sur la côte bretonne ; celui-ci tire son nom des ouvrages de la Ligne de la Manche et n’a rien à voir avec Saint-Jacques.

À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Ce parcours est fait pour toi si tu souhaites partir d’Allemagne et arriver en France sans prendre l’avion — et si tu aimes les chemins qui ne te courent pas après. En six semaines, tu marcheras d’une tombe d’apôtre jusqu’au point de départ de la Via Podiensis, en passant par la ligne de partage des eaux européenne près de Langres et en traversant les vignobles que Charlemagne a offerts en 775. Et tu pourras parfaitement le décomposer: Trier, Metz, Nancy/Toul, Langres, Dijon, Beaune, Mâcon und Le Puy sont toutes desservies par le train — les quatre étapes de ce parcours constituent quatre séjours à part entière.

Mais, pour être honnête, ce n'est pas l'endroit qu'il te faut si tu recherches le charme des auberges à l'espagnole : il y a ce n'est pas une chaîne d'auberges, parfois même aucune infrastructure destinée aux pèlerins, et les adresses incontournables — les établissements privés accueils jacquaires — ne sont pas disponibles gratuitement sur Internet, mais dans les guides des associations, pour lesquels il faut compter entre 10 et 12 euros et un peu de temps pour les obtenir. Ce n’est pas non plus pour toi si tu as besoin de compagnie : sur 886 kilomètres, tu croiseras plus souvent des vaches que des pèlerins. Et ce n’est pas pour toi si tu souhaites emprunter une ancienne route sécurisée — le pèlerinage de Saint-Matthias vers Trèves est attesté depuis 1127, le Le tracé reliant Trèves au Puy est un choix moderne des associations. Ces deux affirmations sont vraies, et le lien est réel. Mais il est nouveau, et nous préférons te le dire plutôt que de t'inventer un certificat.

Parcours et paysage

Le parcours ne commence pas à la cathédrale de Trèves, mais deux kilomètres plus au sud, à l'église abbatiale St. Matthias — et il longe la Moselle vers le haut, pas vers le bas ; le Camino de la Moselle descend depuis Coblence et s'achève ici, tandis que le tien commence. Après deux jours à travers le Saargau, on arrive à Perl/Apach La fin de l'Allemagne, et au-delà Sierck-les-Bains avec son château ducal datant de 1067 et la paisible vallée de Canner, tu peux te rendre à Metz, dont la cathédrale, avec ses quelque 6 500 mètres carrés de vitraux, se présente elle-même comme la plus grande surface vitrée de France — « lanterne du Bon Dieu ». En remontant la vallée de la Moselle, on passe au milieu des arches de l'aqueduc romain près de Ars-sur-Moselle et Jouy-aux-Arches selon Toul avec sa façade flamboyante, puis le long du versant ouest des Vosges — Contrexéville et Vittel, le duo de villes françaises de l'eau minérale — jusqu'à Langres. C'est là que se déroule l'événement le plus discret et le plus important de tout le parcours : dans le périmètre des remparts de la ville, longs de quatre kilomètres, jaillissent La Marne, la Seine et l'Aube — Derrière toi, tout se jette dans la mer du Nord ; devant toi, tout se jette dans la Méditerranée.

Vient ensuite la Bourgogne, qui n'est pas ici un simple décor, mais le sujet même : en passant par Auberive et Grancey-le-Château — l'aiguillage où bifurque le chemin de Vézelay — vers Dijon et au cœur des vignes: Marsannay-la-Côte, Gevrey-Chambertin, Clos de Vougeot, Nuits-Saint-Georges, Aloxe-Corton, Beaune, Meursault, Chagny, puis la Côte chalonnaise en passant par Moroges selon Cluny. Cela représente environ 130 kilomètres à travers les vignobles les plus chers du monde, avec un sac à dos. À partir de Cluny, le chemin devient un sentier de montagne : en tant que Via Cluniacensis Sur le GR 765, il s'enfonce dans le Beaujolais verdoyant, longe le Mont Saint-Rigaud (1 009 m), descend vers la Loire, puis grimpe à travers la Côte Roannaise et les Gorges de la Loire pour rejoindre le Forez et atteint à Montarcher avec ses 1 162 mètres d'altitude, la commune la plus haute du département de la Loire. Le reste est un territoire volcanique : au-delà de l'Ance, près de Pontempeyrat en haut vers le Velay, en passant par Polignac — et le dernier matin, on se retrouve à Le Puy-en-Velay Devant toi, une ville où les églises se dressent au sommet de cratères volcaniques.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

41 étapes réparties en quatre tronçons — c'est ainsi que tu parcours ce chemin, car presque personne ne le fait d'une seule traite : chaque tronçon commence et se termine dans une ville desservie par le train, et les points de jonction s'appellent Langres, Cluny et Briennon/Roanne. D'après notre base de données d'itinéraires, cela représente 886,0 kilomètres, avec 12 572 mètres de dénivelé positif et 12 033 mètres de dénivelé négatif; les distances en km indiquées ci-dessous proviennent des listes des associations organisatrices et sont donc suivies de la mention « env. ». Le dénivelé est réparti de manière extrêmement inégale : les deux premières sections se déroulent en plaine et sur des plateaux, où c’est surtout la longueur qui est éprouvante — à partir de Cluny, on entre véritablement en moyenne montagne avec plusieurs centaines de mètres de dénivelé par jour. Tout est balisé avec la coquille bleu et jaune du Conseil de l’Europe, mais retiens bien cette phrase de l’association lorraine : le logo est non représentatif — on y lit « voici le chemin de Compostelle », et non « c'est par ici ». L'app Camino Ninja sur le portable, le guide de l'association dans les bagages. Et ce qui compte vraiment pour l'organisation, ce n'est pas le chemin, mais le lit: Ce n'est pas ta condition physique qui détermine ton objectif d'étape, mais l'emplacement de l'hébergement.

Section 1 — Moselle et Lorraine : Trèves → Langres (Étapes 1 à 18, environ 373 km — Train : Trèves, Metz, Nancy/Toul, Langres)

  1. Trier St. Matthias → Mannebach — environ 24 km — Départ à la tombe de l'apôtre, avec tampon de pèlerinage et bénédiction des pèlerins ; avant cela, ne manquez pas le « kilomètre du patrimoine mondial » à travers Trèves.
  2. Mannebach → Perl-Borg — environ 23 km — à travers le Saargau, avec vue sur la Haute-Moselle en direction du Luxembourg ; à Borg, la villa romaine reconstruite.
  3. Perl-Borg → Montenach — environ 19 km — passage de la frontière à Perl/Apach ; Sierck-les-Bains avec le château ducal datant de 1067, et à Montenach, la sculpture de pèlerin en pierre de Jaumont.
  4. Montenach → Kédange-sur-Canner — environ 20 km — en s'éloignant de la rivière vers la paisible vallée de Canner ; région peu peuplée, prévoir l'hébergement à l'avance.
  5. Kédange-sur-Canner → Vigy — environ 21 km — via Veckring, à proximité de l'ouvrage Maginot de Hackenberg ; le GR 5F porte ici le symbole de la coquille.
  6. Vigy → Metz — environ 20 km — Arrivée dans la ville épiscopale : cathédrale Saint-Étienne, puis ne manquez pas de vous rendre à la place Saint-Jacques.
  7. Metz → Pagny-sur-Moselle — environ 27 km — l'étape romaine : au cœur des arches de l'aqueduc près de Ars-sur-Moselle und Jouy-aux-Arches.
  8. Pagny-sur-Moselle → Pont-à-Mousson — environ 15 km — petite journée au bord de la rivière ; l'abbaye de Prémontré et la place Duroc, de forme triangulaire.
  9. Pont-à-Mousson → Liverdun — environ 25 km — la Moselle décrit un méandre, le chemin prend un raccourci ; Liverdun est situé sur un éperon rocheux surplombant le méandre.
  10. Liverdun → Toul — environ 21 km — en passant par Villey-Saint-Étienne jusqu'à la cathédrale et son cloître de 157 mètres.
  11. Toul → Chalaines — environ 19 km — en sortant de la vallée de la Moselle ; c'est là que bifurque la variante littéraire vers Vézelay.
  12. Chalaines → Neufchâteau — environ 25 km — ceux qui ont le temps peuvent faire un détour par Domrémy-la-Pucelle, lieu de naissance de Jeanne d'Arc (environ +15 km).
  13. Neufchâteau → Auzainvilliers — environ 22 km — Plateaux et forêts à la lisière ouest des Vosges ; Auzainvilliers est un village, réserver à l'avance.
  14. Auzainvilliers → Aureil-Maison — environ 24 km — en passant par Contrexéville, avec Vittel en ligne de mire : les deux villes françaises de l'eau minérale.
  15. Aureil-Maison → Les Granges-du-Val — environ 25 km — Passage en Haute-Marne, villages très espacés.
  16. Les Granges-du-Val → Varennes-sur-Amance — environ 10 km — une étape courte, car il n'y a rien entre les deux ; profite-en ou ajoute-la à ton itinéraire.
  17. Varennes-sur-Amance → Orbigny-au-Mont — environ 23 km — jusqu'au plateau de Langres.
  18. Orbigny-au-Mont → Langres — environ 10 km — Le cours d'eau traverse les remparts de quatre kilomètres, dotés de 12 tours et de 7 portes ; c'est là que le cours d'eau change de direction.

Section 2 — Langres et la Bourgogne : Langres → Cluny (Étapes 19 à 29, environ 242 km — le tronçon officiellement appelé « Chemin des Allemands » ; train : Langres, TGV de Dijon, Beaune, Mâcon-Loché pour Cluny)

  1. Langres → Auberive — environ 30 km — l'étape la plus longue du parcours, à travers les forêts de haute futaie du Parc national de forêts ; emportez de l'eau.
  2. Auberive → Grancey-le-Château — environ 18 km — le croisement : au château, les chemins du Puy et de Vézelay se séparent, et tu ne le remarques qu’à la vue des panneaux.
  3. Grancey-le-Château → Marcilly-sur-Tille — environ 27 km — Descente vers la plaine de la Tille, dans la tranquille région du nord de la Côte-d'Or.
  4. Marcilly-sur-Tille → Messigny-et-Vantoux — environ 19 km — à travers les versants boisés du Val Suzon en direction de Dijon.
  5. Messigny-et-Vantoux → Dijon — environ 17 km — Saint-Bénigne et la crypte de la Rotonde (1001-1018) ; le meilleur point de reprise du TGV sur ce parcours.
  6. Dijon → Nuits-Saint-Georges — environ 26 km — le jour où le chemin devient un vignoble: Marsannay-la-Côte, Fixin, Gevrey-Chambertin, Clos de Vougeot.
  7. Nuits-Saint-Georges → Beaune — environ 17 km — l'étape de Karl via Aloxe-Corton et la colline de Corton ; destination : Beaune et son Hôtel-Dieu datant de 1443. Court et intense — prends ton temps.
  8. Beaune → Chagny — environ 22 km — Meursault, Volnay, Chassagne-Montrachet ; quand on lit les noms de ces vins, on avance lentement.
  9. Chagny → Moroges — environ 24 km — Côte chalonnaise : les mêmes cépages, des prix deux fois moins élevés, un dixième de visiteurs.
  10. Moroges → Saint-Gengoux-le-National — environ 18 km — collines calcaires, murs en pierres sèches, centre-ville médiéval.
  11. Saint-Gengoux-le-National → Cluny — environ 24 km — Arrivée à l'abbaye datant de 910 ; à partir de là, le sentier s'appelle Via Cluniacensis et suit le GR 765.

Section 3 — Cluny et le Beaujolais : Cluny → Briennon (Étapes 30 à 33, environ 91 km — liaison ferroviaire via la ville voisine de Roanne)

  1. Cluny → Saint-Jacques-des-Arrêts — environ 24 km — l'étape éponyme : la destination est le seul lieu, sur 886 km, qui porte le nom du sentier lui-même.
  2. Saint-Jacques-des-Arrêts → Propières — environ 24 km — Crête du Beaujolais, à proximité du mont Saint-Rigaud (1 009 m) au sein du Géoparc du Beaujolais, classé par l'UNESCO.
  3. Propières → Arcinges — environ 20 km — par le col des Écharmeaux (712 m), des pâturages à la place des vignes ; Arcinges est un hameau, préciser le quartier.
  4. Arcinges → Briennon — environ 23 km — Descente vers la Loire ; détour incontournable : Charlieu et son tympan datant d'environ 1100.

Section 4 — Forez et Velay : Briennon → Le Puy-en-Velay (Étapes 34 à 41, environ 184 km — c'est ici que se concentre la majeure partie des 12 572 mètres de dénivelé positif ; train : Le Puy, TER vers Saint-Étienne et Lyon)

  1. Briennon → Saint-Alban-les-Eaux — environ 24 km — Côte Roannaise via Saint-Haon-le-Châtel ; sources minérales, reconnues officiellement en 1878.
  2. Saint-Alban-les-Eaux → Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire — environ 17 km — journée courte, superbe panorama sur les Gorges de la Loire.
  3. Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire → Pommiers-en-Forez — environ 21 km — jusqu'au prieuré de Pommiers, de tradition clunisienne depuis 960, fortifié au XVe siècle.
  4. Pommiers-en-Forez → Montbrison — environ 31 km — en passant par Montverdun et Champdieu (monastère fortifié avec son village) ; à Montbrison, la Salle héraldique de la Diana. Possibilité de division à Champdieu.
  5. Montbrison → Montarcher — environ 26 km — Ascension dans les Monts du Forez ; Montarcher (1 162 m) est la commune la plus haute du département de la Loire.
  6. Montarcher → Pontempeyrat — environ 21 km — en passant par Usson-en-Forez, puis en descendant vers l'Ance, dans la zone Natura 2000 abritant la moule perlière.
  7. Pontempeyrat → Saint-Paulien — environ 28 km — via Craponne-sur-Arzon en direction du Velay ; Saint-Paulien est l'ancien Ruessium, l'ancienne capitale du Velay. Possibilité de faire un détour par Craponne.
  8. Saint-Paulien → Le Puy-en-Velay — environ 16 km — en passant par Polignac pour rejoindre la ville volcanique, puis en empruntant l'escalier menant à la cathédrale Notre-Dame sur le Mont Anis. Le lendemain matin : messe des pèlerins — puis la Via Podiensis.

La distance totale des étapes du club s'élève à environ 890 kilomètres — notre mesure sur le terrain indique 886,0 ; la différence correspond aux traversées de villes et aux variantes. Il est possible d'alléger le parcours aux bons endroits : la section 31 vers Montbrison se divise à Champdieu, la section 28 vers Saint-Paulien à Craponne-sur-Arzon ; le détour par Domrémy après Chalaines ajoute environ 15 kilomètres supplémentaires, mais cela en vaut la peine. Et comme chacune des quatre étapes commence et se termine dans une ville desservie par le train, cet itinéraire est peut-être le meilleur Chemin de Saint-Jacques par étapes qui soit : Trèves → Langres, Langres → Cluny, Cluny → Briennon/Roanne, Briennon → Le Puy — quatre séjours, une seule ligne. Le meilleur point de reprise est Dijon, avec une correspondance en TGV.

Les points forts du parcours

  • Église abbatiale Saint-Matthias, Trèves — la seule tombe d’apôtre au nord des Alpes : recherchée vers 1053, redécouverte en 1127 lors de travaux de démolition, consacrée le 13 janvier 1148 par le pape Eugène III en présence de Bernard de Clairvaux. Aujourd’hui encore, environ 160 confréries s’y rendent ; un moine de l’abbaye est spécialement affecté à la fonction de père des pèlerins. Ton kilomètre zéro.
  • Trèves romaine — Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986, fondée en 17 av. J.-C. sous le nom d'Augusta Treverorum : la Porta Nigra (vers 170 apr. J.-C.), les thermes de l'Empereur, l'amphithéâtre, le pont romain, la basilique de Constantin, la cathédrale et l'église Notre-Dame. Ton premier kilomètre te fera traverser neuf monuments classés au patrimoine mondial.
  • Hôpital Saint-Jacques, Trèves — Confrérie fondée au XIe siècle, placée sous la protection du pape Grégoire IX en 1239, afin «arme und kranke Pilgrime auf ihrer Wallfahrt nach Rom oder San Jago de Compostella zu beherbergen und zu pflegen». La maison de la Fleischstraße existe toujours — elle abrite aujourd’hui une galerie d’art.
  • Château des ducs de Lorraine, Sierck-les-Bains — Mentionnée pour la première fois en 1067, résidence préférée des ducs de Lorraine, située à 195 mètres au-dessus de la Moselle ; démantelée en 1673 sur ordre de Louvois, propriété de la ville depuis 1866.
  • Cathédrale Saint-Étienne et place Saint-Jacques, à Metz — La cathédrale présente ses quelque 6 500 m² de vitraux comme la plus grande surface vitrée de France : la « lanterne du Bon Dieu », avec des vitraux signés Hermann de Münster, Valentin Bousch et Chagall. Quelques ruelles plus loin, la place Saint-Jacques se trouve sur le site du forum romain — l’église Saint-Jacques a disparu depuis 1574, mais son nom a survécu à deux occupations.
  • Aqueduc de Gorze à Metz, Ars-sur-Moselle / Jouy-aux-Arches — Construit au début du IIe siècle, long de 22 km, comptant à l'origine entre 110 et 120 arches pouvant atteindre 30 mètres de hauteur ; à Jouy, il reste encore 18 piliers et 17 arches. Le chemin passe en plein milieu.
  • Cathédrale Saint-Étienne, Toul — construite entre 1220 et 1497, façade ouest de style flamboyant, tours de 65 mètres, cloître de 157 mètres de longueur — le deuxième plus grand de ce type en France. Bruno d’Egisheim fut évêque de Toul à partir de 1026 ; il devint pape en 1049 sous le nom de Léon IX.
  • Langres — Andemantunnum à l'époque romaine, évêché depuis le IVe siècle, dont les évêques portent le titre de duc depuis 1385 ; quatre kilomètres de remparts praticables, dotés de 12 tours et de 7 portes. C’est dans les environs que prennent leur source la Marne, la Seine et l’Aube — la ligne de partage des eaux européenne.
  • Grancey-le-Château — L'embranchement : c'est ici que se séparent le chemin de Vézelay et celui du Puy. Au niveau d'un château, tu décides vers lequel de ces grands points de rassemblement français tu te diriges.
  • Cathédrale Saint-Bénigne, Dijon — Crypte de la Rotonde (1001-1018), construite sous Guillaume de Volpiano, envoyé à Cluny en 989 pour y mener une réforme ; la Rotonde elle-même fut détruite en 1792 ; la crypte abrite 86 squelettes.
  • Aloxe-Corton et la colline de Corton — En 775, Charlemagne en fit don à l'abbaye de Saint-Andoche à Saulieu, qui avait été détruite par les Sarrasins en 731 ; la culture de la vigne y est attestée depuis 696, et une parcelle porte encore aujourd'hui le nom d'« En Charlemagne ». Sur les quelque 52 hectares du Corton-Charlemagne sont produites plus de deux bouteilles de vin blanc de Grand Cru sur trois de la Côte. Trois étapes plus tôt, le passage des vignes commence à Marsannay-la-Côte, la seule appellation de la Côte de Nuits à proposer les trois couleurs (AOC depuis le 8 décembre 1987).
  • Hôtel-Dieu, Beaune — Fondée en 1443 par le chancelier Nicolas Rolin et Guigone de Salins, dans une ville exsangue, ravagée par la peste et la Guerre de Cent Ans ; le « Jugement dernier » de Rogier van der Weyden. Depuis la première distribution de vin en 1457, la maison se finance grâce à son propre vignoble — aujourd’hui 60 hectares, vente aux enchères le troisième dimanche de novembre.
  • Abbaye de Cluny — fondée le 11 septembre 910 pour douze moines, avec libre élection de l'abbé et placée sous l'autorité exclusive du pape ; au XIIe siècle, elle comptait plus de 1 450 monastères et environ 10 000 moines. Cluny III (1088–1225) : longue de 187 mètres, la plus grande église de la chrétienté médiévale — presque entièrement démolie après la Révolution. Tu visites le plus grand trou de l'histoire de l'architecture européenne.
  • Saint-Jacques-des-Arrêts — le seul lieu sur le chemin qui porte le nom de celui-ci : entre le Xe et le XIIe siècle, étape de pèlerinage « à mi-chemin entre Cluny et le port de Belleville » ; depuis 1999, l’église abrite quatre grandes toiles du peintre lyonnais Jean Fusaro. Fait partie depuis 2019 de la commune de Deux-Grosnes — l'ancien nom figure toujours sur le panneau.
  • Abbaye de Charlieu (Détour à l'étape 33) — Fondée en 872 par le comte Boson et l'évêque Ratbert, rattachée à Cluny vers 930/940 ; le tympan du narthex, datant d'environ 1100, est l'un des plus anciens tympans romans entièrement sculptés qui soient, avec les douze apôtres sur le linteau. Le reste de l'église a été démoli en 1800.
  • Montbrison — la collégiale Notre-Dame d'Espérance, fondée en 1223 par le comte Guy IV pour treize chanoines et dont la construction dura 250 ans ; à côté, la Salle héraldique de la Diana, datant d’environ 1296, avec 1 728 blasons peints sur le plafond en bois — probablement construite à l’occasion d’un mariage.
  • L'Ance près de Pontempeyrat — Site Natura 2000 FR8302040, classé «essentiellement pour la Moule perlière» : il y a vingt ans, l’une des meilleures populations de moules perlières de France, comptant plusieurs milliers d’individus ; aujourd’hui, une baisse de 56 % en dix-huit ans. Sur un sentier dont le symbole est une moule.
  • Cathédrale Notre-Dame du Puy — Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, situé sur le volcan Mont Anis, construit à deux aunes au-dessus du versant ; la Vierge noire (l'original ayant été brûlé par les révolutionnaires en 1794), Pierre des Fièvres. C’est d’ici que, en 950, l’évêque Godescalc partit pour Saint-Jacques-de-Compostelle avec 95 compagnons — le premier pèlerin européen dont on connaisse le nom. Ta destination est un point de départ.

Comment les pèlerins empruntent ce chemin

Trèves est l'un des rares véritables carrefours de chemins en Allemagne : quatre chemins de Saint-Jacques balisés s'y terminent, et un seul continue — le tien. La principale voie d'accès depuis le centre de l'Allemagne est le Jakobsweg Fulda–Trier, le « chemin de pèlerinage allemand » partant de la Hesse orientale : il s’achève à Trèves ; tu ne changes donc pas de ville, mais seulement de panneau. À cela s’ajoutent trois autres pèlerins, tous pris en charge par la Confrérie de Saint-Jacques de Trèves : le Mosel-Camino, qui, depuis 2008, est entièrement balisé sur environ 160 kilomètres depuis Coblence-Stolzenfels en remontant la Moselle et qui se termine expressément à l'église abbatiale Saint-Matthias — à ton kilomètre zéro —, la Via Coloniensis de Cologne et de Bonn, qui, selon le décompte de la confrérie, se prolonge même jusqu'à Perl/Schengen et chevauche tes premières étapes, ainsi que le Eifel-Camino d'Andernach et de la Hunsrücker Jakobsweg de Bingen.

Si vous arrivez sans avoir pris de correspondance au préalable, prenez le train : la gare centrale de Trèves est reliée au réseau ferroviaire national via Coblence et Sarrebruck ; depuis le Luxembourg, le train régional effectue le trajet en un peu plus de 50 minutes. Depuis la gare, il faut compter entre une demi-heure et trois quarts d'heure à pied pour rejoindre St. Matthias — Passe par la Porta Nigra, la place du Marché et la cathédrale : tu auras ainsi fait le tour du site classé au patrimoine mondial dès le premier kilomètre. Le Carte de pèlerin tu peux l'obtenir auprès de Pilgerbüro der St. Jakobusbruderschaft Trier (en collaboration avec la paroisse de la cathédrale), qui te remettra également, à la fin, un certificat de pèlerinage de Trèves ; à l'abbaye, tu trouveras des tampons de pèlerinage et une bénédiction de pèlerin.

Continuer le pèlerinage ?

Au Puy-en-Velay, ce chemin ne s'arrête pas : il se prolonge jusqu'au point de départ le plus célèbre de France. Le lendemain matin de ton arrivée, tu te rends à la messe des pèlerins à la cathédrale, tu reçois la bénédiction et tu reprends la route sur la Via Podiensis puis : via Conques, Cahors et Moissac jusqu’aux Pyrénées — exactement le même itinéraire que celui emprunté par le Codex Calixtinus qu'il décrit vers 1140 comme le deuxième de ses quatre grands chemins, « passant par Sainte-Marie-du-Puy, Sainte-Foy-de-Conques et Saint-Pierre-de-Moissac ». Au pied des Pyrénées, le Camino Francés. De Trèves à Saint-Jacques-de-Compostelle, il y a environ 2 500 kilomètres — et à partir du Puy, tu marches sur les traces du premier pèlerin européen dont on connaisse le nom : l’évêque Godescalc, parti en 950 avec 95 compagnons.

Un deuxième itinéraire rejoint le tien à destination, sans te faire continuer : Le Via Gebennensis part de Genève et se termine également au Puy — à partir de là, les deux itinéraires sont balisés comme un seul et même sentier de grande randonnée, le GR 65. En arrivant au Puy, on se trouve donc à un carrefour où deux chemins se terminent et où un autre commence. Et tu peux déjà prendre une bifurcation 500 kilomètres plus tôt : jusqu’à Grancey-le-Château ce chemin est-il identique à celui Jakobsweg Trier – Vézelay; c'est là que les deux chemins se séparent : vers le sud, en passant par Dijon et Cluny jusqu'au Puy ; vers l'ouest, en passant par Flavigny-sur-Ozerain et Semur-en-Auxois jusqu'à Vézelay, où la Via Lemovicensis prends en charge. C'est près d'un château, dans un village, que tu décides vers lequel des grands chemins français tu te diriges.

Préparation et aspects pratiques

Le meilleur moment, c'est D'avril à mi-novembre — comme l'indique le guide de l'exploitant lui-même. Notez la répartition altitudinale : les 275 derniers kilomètres se déroulent en moyenne montagne, à plus de 1 100 mètres d'altitude près de Montarcher — là-bas, il y a encore de la neige en avril et déjà à nouveau en novembre, et les villages sont minuscules. En Bourgogne, c’est l’inverse : septembre et octobre sont les plus beaux mois, mais le troisième week-end de novembre Beaune affiche complet en raison de la vente aux enchères de vins de l'Hôtel-Dieu. Ce genre de problèmes de capacité, on les anticipe, on ne les gère pas au dernier moment.

Le sentier est balisé sur toute sa longueur par le la coquille Saint-Jacques bleue et jaune du Conseil de l'Europe — mais par quatre associations se relayant : jusqu'à la frontière, la Confrérie de Saint-Jacques de Trèves, puis les Amis de Saint-Jacques en Lorraine sur le GR 5F, à partir de Grancey-le-Château, la Confraternité de Bourgogne avec ses autocollants en forme de coquille Saint-Jacques de 6 x 6 cm, et à partir de Cluny, l’Association Rhône-Alpes sur le GR 765. Un point important et rarement mentionné : le logo du Conseil de l’Europe est non représentatif — cela te confirme que tu es bien sur le Chemin de Saint-Jacques, mais ne t'indique pas où tu dois tourner. Télécharge l'app Camino Ninja sur ton portable.

Et puis, il y a ce point sur lequel ce parcours fonctionne vraiment différemment d'un parcours espagnol: Tu as besoin des guides du club, car les quartiers déterminants — les quartiers privés accueils jacquaires, gérées par des familles bénévoles, ne sont pas disponibles gratuitement sur Internet. Avant de partir, procure-toi la brochure lorraine «Vers Saint-Jacques de Compostelle en passant par la Lorraine» (10 €, disponible notamment dans les offices de tourisme de Sierck-les-Bains et de Schengen), les trois brochures de la Confraternité bourguignonne (12 € au total, accès par mot de passe après paiement), le guide bilingue « Via Cluniacensis » de l’Association Rhône-Alpes et le volume 211 de la collection Conrad Stein de Martin Simon (4e édition 2024) ; si vous maîtrisez le français, ajoutez-y « Miam Miam Dodo ». Planifie tes étapes à l'avance, car les hébergements sont petits, répartis de manière inégale et souvent ouverts uniquement sur appel — le plus simple est de le faire directement dans l'application Camino Ninja, où tu peux organiser tes étapes et planifier immédiatement les hébergements adaptés.

Ce que te coûte ce trajet

Cet itinéraire traverse deux pays où le coût de la vie est élevé, et ça se ressent (tous les prix sont valables en août 2026). Les deux premiers jours sont Allemagne: Dans la région rurale du Saargau, tu peux t'attendre à De 45 à 75 € pour une pension ou une auberge, plutôt à Trèves même De 70 à 110 € — Il n'y a pas ici d'auberge de pèlerins au sens espagnol du terme. Les quelque 839 kilomètres restants sont France, et c'est là que s'appliquent les tarifs pour pèlerins, si tu les trouves: Gîtes d'étape et les quartiers municipaux coûtent environ de 17 à 20 € par nuit, petit-déjeuner en supplément : de 6 à 9 € ; demi-pension C'est plus cher, mais dans les petits villages, c'est souvent la seule possibilité de dîner. Pour les repas, il faut compter entre 10 et 15 € par jour si tu fais tes courses au supermarché et que tu cuisines toi-même, et entre 15 et 20 € voire plus si tu manges au restaurant — une estimation réaliste Le budget quotidien en France se situe entre 35 et 55 €. Pour l'ensemble du parcours, qui dure 41 jours, cela signifie en gros de 1 600 à 2 600 € hors frais de transport aller-retour : le prix peut monter très haut si tu veux dormir confortablement à Dijon et à Beaune, mais il est plafonné car il n'y a pas ici d'auberges de jeunesse en série. Prévoyez en plus 40 à 60 € (paiement unique) pour les responsables de l'association un — dans ce contexte, il ne s'agit pas d'une option, mais d'un équipement de base (situation en août 2026).

Comment s'y rendre

Vers Trèves: La gare centrale est reliée au réseau ferroviaire national via Coblence (ligne de la Moselle) et Sarrebruck ; depuis le Luxembourg, le train régional met un peu plus de 50 minutes, et l'aéroport international le plus proche est celui de Luxembourg-Findel. Depuis la gare, il faut compter une bonne demi-heure de marche pour rejoindre St. Matthias au sud de la ville — en passant par la Porta Nigra, la place du marché et la cathédrale, de sorte que le premier kilomètre fait d'emblée partie du patrimoine mondial. Ceux qui arrivent déjà en pèlerinage passent par la Jakobsweg Fulda–Trier, le Mosel-Camino, qui Via Coloniensis, celle-ci Eifel-Camino ou le Hunsrücker Jakobsweg dans

De retour du Puy-en-Velay: Le Puy dispose d'une gare desservie par des liaisons TER directes — environ 1 h 20 vers Saint-Étienne et environ 2 h 20 après Lyon, à une fréquence élevée ; depuis Lyon Part-Dieu, on peut prendre le TGV pour Paris, Strasbourg ou Francfort, et Lyon Saint-Exupéry est le grand aéroport le plus proche. Mais le véritable atout de cet itinéraire réside dans les Arrêts intermédiaires: Metz (TGV) pour la partie lorraine et surtout Dijon — TGV au départ de Paris en environ 1 h 35 ; de là, il reste environ 480 kilomètres jusqu’au Puy : trois semaines de vacances agréables à travers la Bourgogne et le Forez.

  • Comment se rendre au point de départ: Gare centrale de Trèves via Coblence ou Sarrebruck ; depuis le Luxembourg, en train régional (un peu plus de 50 min) ; aéroport le plus proche : Luxembourg-Findel. Depuis la gare, il faut compter une bonne demi-heure à pied pour rejoindre l'église abbatiale Saint-Matthias.
  • Retour: depuis Le Puy-en-Velay, prendre le TER jusqu'à Saint-Étienne (environ 1 h 20) ou Lyon (environ 2 h 20) ; depuis Lyon Part-Dieu, prendre le TGV vers Paris, Strasbourg ou Francfort ; Aéroports de Lyon Saint-Exupéry, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand.
  • Entrée intermédiaire: Metz (TGV), Nancy/Toul, Langres, Dijon (TGV, meilleur point de reprise), Beaune, Mâcon-Loché puis en bus jusqu’à Cluny, Roanne pour la partie du Forez — les quatre tronçons du parcours constituent quatre itinéraires partiels tout prêts.
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