Jacobsweg Thuredrecht
Thuredrecht est le nom que portait Dordrecht vers 1120 — et c'est la ville située au milieu qui donne son nom à cet itinéraire : 153 kilomètres en 6 étapes, de Schipluiden près de Delft à Kapellen près d'Anvers, en passant par Rotterdam, Dordrecht et Bergen op Zoom jusqu’à Kapellen, près d’Anvers, en traversant le delta néerlandais au niveau de la mer. Un itinéraire d'approche au sens propre du terme : pas une destination, mais une voie d'accès qui rejoint à Kapellen la Via Brabantica — et donc un réseau qui s'étend jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il n'est pas balisé ; on s'y repère à l'aide d'un guide et d'un GPS.
- 01En bref
- 02Aperçu
- 03Fondée en 1348, interdite en 1566, réduite à trois lits en 1571
- 04Autres noms
- 05À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela convient-il moins bien ?
- 06Parcours et paysage
- 07Étapes, terrain et niveau de difficulté
- 08Les points forts du parcours
- 09Comment les pèlerins empruntent ce chemin
- 10Continuer le pèlerinage ?
- 11Préparation et informations pratiques
- 12Ce que te coûte ce trajet
- 13Comment s'y rendre
En bref
- Départ / Arrivée: Schipluiden (Midden-Delfland) → Kapellen (province d'Anvers, Belgique)
- Longueur: environ 153 km (7e étape facultative jusqu'à Anvers : +15 km)
- Étapes: 6 (18 à 32 km)
- Durée: 6 à 8 jours
- Régions: Pays-Bas et Belgique — Randstad, Delta, Brabant occidental
- Terrain: une plaine deltaïque au niveau de la mer — la seule élévation est le Brabantse Wal, près de Bergen op Zoom
- Balisage: aucune — Navigation à l'aide de la description de l'itinéraire dans le guide et d'une trace GPS gratuite
- Porteur du chemin: Association néerlandaise de Saint-Jacques, Groupe de travail sur les chemins de Saint-Jacques aux Pays-Bas (depuis 2009)
- Prolongement: à partir de Kapellen, la Via Brabantica — 363 km jusqu'à Saint-Quentin
Aperçu
Le Jacobsweg Thuredrecht porte le nom que Dordrecht vers 1120, — et Dordrecht est la ville qui se trouve en son centre: 153 kilomètres en six étapes de Schipluiden près de Delft, à travers les polders de Midden-Delfland, en passant par les ports de Rotterdam, le Hollands Diep près de Moerdijk et les vastes champs du Brabant occidental jusqu'à Kapellen derrière la frontière belge. Tout se passe au niveau de la mer — la seule montée digne de ce nom est le versant sablonneux du Brabantse Wal, le cinquième jour. C'est un itinéraire d'approche : un chemin qui vous mène de votre porte d'entrée au grand réseau. À Kapellen, c'est la Via Brabantica qui prend le relais, et elle mène jusqu'à Saint-Quentin — et de là, le reste du chemin mène jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle.
En réalité, cette voie est doublement vraie. Premièrement : elle est non sélectionné — pas de coquillage, pas de flèche ; tu te repères grâce à l'itinéraire décrit dans le Gids et à la trace GPS gratuite. Deuxièmement : il ne s'agit pas d'un itinéraire traditionnel, mais d'une reconstitution — le Werkgroep de la Nederlands Genootschap van Sint Jacob l'a reconstitué à partir de 2009 développée, avec environ 200 membres et 118 testeurs, première édition de Gids 2011. Des documents bien plus anciens expliquent toutefois pourquoi il passe précisément par là: 1348 à Dordrecht, les Sint-Jacobsheren — une confrérie d'hommes qui s'étaient eux-mêmes rendus à Saint-Jacques-de-Compostelle — construisirent leur auberge pour pèlerins, et 1366 Une confrérie de Rotterdam a financé la réalisation de son autel dédié à Saint-Jacques. Ce chemin est récent. Ses motivations, elles, ne le sont pas.
Fondée en 1348, interdite en 1566, réduite à trois lits en 1571
L'histoire la plus marquante de ce parcours se trouve à Dordrecht, dans le quartier de Grotekerksbuurt. 1348 les doyens de l'université y ont acheté Sint-Jacobsheren un terrain et y ont construit un hospice — non pas une institution imposée d’en haut, mais une confrérie de pèlerins de retour de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui prenait soin de ceux qui étaient encore en chemin. Avec une cave à bière, une cave à vin et une cuisine équipée : à la fois auberge de pèlerins et local associatif. L’incendie de la ville de 1457 Auberge et chapelle détruites — « snel weer opgebouwd », rapidement reconstruites ; en 1546, on acheta par mesure de précaution des échelles d'incendie. On apprend de ses erreurs.
Puis vint le conflit, et celui-ci est merveilleusement humain : pour financer la maison, les Jacobsheren louèrent la salle consacrée comme entrepôt de tissus et de vin — et comme salle de mariage. Les autorités municipales y virent une profanation des lieux consacrés et l'interdirent. 1566; le litige a été porté devant le Hof van Holland. Le règlement à l'amiable de 1571 transforma l'auberge en orphelinat municipal — avec une clause qu'il faut lire deux fois : deux à trois lits restaient réservés aux pèlerins de Saint-Jacques. Un chemin de pèlerinage qui s’était réduit à trois lits, mais qui n’avait pourtant pas disparu. Aujourd’hui, la maison « Het Pelgrimshuys » se dresse à cet endroit — sa mission est encore inscrite dans son nom.
Rotterdam raconte la version plus dure de cette même histoire : le 16 avril 1366 Une confrérie — composée d'un prêtre, de treize frères et de trois veuves — s'engagea à entretenir un autel dédié à Saint-Jacques dans l'église paroissiale, qui ne prit le nom de Sint-Laurenskerk qu'en 1460. La Sint-Jacobstraat figure déjà dans le plus ancien compte municipal conservé de Rotterdam, datant de 1426/27 ; elle tire son nom de la chapelle Saint-Jacques, dont la première pierre fut posée le 22 mars 1497 a été posée. Et puis cette phrase qui met fin à tout : «Deze straat is echter bij het bombardement op Rotterdam op 14 mei 1940 verloren gegaan.» La rue qui a donné son nom à une maison de pèlerinage n’existe plus — tu traverses la ville qui a été reconstruite par la suite. La renaissance est en revanche bien concrète : à Zwijndrecht sont aujourd’hui exposés le vitrail de saint Jacques et les vitraux de l’ancienne chapelle de Dordrecht, et au 15 septembre 2006 C'est là que le premier tampon de pèlerinage a été apposé. Trois lits, une fenêtre, un tampon : un fil n'a pas besoin de plus pour tenir.
Autres noms
Thuredrecht est l'orthographe médiévale de Dordrecht — Le lieu et la bataille apparaissent sous le nom de « Thuredrech » dans les annales d’Egmond vers 1120 ; un prétendu document datant de 1049 a été démasqué comme étant un faux (il date lui aussi de 1120 et mentionne « Thredrith »). L'organisme responsable, la Nederlands Genootschap van Sint Jacob, a donné ce nom aux six chemins de Saint-Jacques néerlandais — d'après l'ancien nom de leur ville principale: Jacobsweg Die Haghe » pour La Haye, Amstelredam pour Amsterdam, Nieumeghen pour Nimègue, Amsvorde pour Amersfoort, Audenzeel pour Oldenzaal. En allemand, on trouve parfois cette appellation sous le nom de « Jakobsweg Dordrecht » — ce qui est factuellement correct, mais l'association utilise systématiquement l'ancienne forme, et on s'en tient donc à la version néerlandaise. Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle avec c. Certaines sources vont d'ailleurs jusqu'à Anvers et indiquent 170 ou 185 kilomètres : elles font alors référence au trajet lui-même et à son prolongement.
À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela convient-il moins bien ?
Pour toi qui souhaites partir de chez toi : cet itinéraire de départ te mène en six jours de la Randstad jusqu’à la frontière, où il rejoint un réseau qui s’étend jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Au lieu d’un billet d’avion, il te suffit de prendre le train jusqu’à Delft. Tu traverseras des polders, des ports, des digues et des marais, ainsi que trois villes qui ont marqué l'histoire de ce chemin : Rotterdam, Dordrecht et Bergen op Zoom. Et comme il y a des gares partout, le parcours se divise facilement en étapes de week-end.
Mais, pour être honnête, ce parcours n’est pas fait pour toi si tu t’attends à des sentiers balisés et à la vie en auberge. Aux Pays-Bas, le chemin n’est pas balisé — ni coquille Saint-Jacques, ni flèche ; ceux qui n’aiment pas marcher avec un itinéraire et un tracé GPS passeront ici de nombreuses heures malheureuses. Côté paysages non plus, le guide ne promet rien qu’il ne tienne : « L’itinéraire ne longe pas toujours les plus beaux chemins, on a souvent choisi le trajet le plus court » — ce qui signifie des zones industrielles, des abords de port et du bitume entre les beaux passages. Et les étapes sont longues : la quatrième fait 32 kilomètres, et il n’y a pas d’auberges de pèlerins au sens espagnol du terme. Ce genre de lacunes, on les anticipe, on ne les gère pas en cours de route.
Parcours et paysage
Le parcours commence à Schipluiden dans les prairies de Midden-Delfland — et ce, pour une seule et bonne raison : c’est là que se croisent le Jacobsweg Die Haghe » en provenance de Haarlem, et ceux qui viennent de là-bas n'ont qu'à tourner. La première étape traverse les polders et passe par Schiedam vers la ville portuaire Rotterdam, où tu traverses la Meuse et cours entre les grues et les ponts à conteneurs. En passant par IJsselmonde et Barendrecht, tu arrives à Dordrecht, la plus ancienne ville de Hollande, qui a donné son nom à cet itinéraire. À partir de là, place à l'eau : tu quittes l'Eiland van Dordrecht, tu traverses le Hollands Diep près de Moerdijk et longes la lisière du parc national De Biesbosch — cette zone tidale d'eau douce qui n'a vu le jour qu'à la suite de la grande inondation de Sainte-Élisabeth de 1421. Le paysage que longe ce chemin est plus récent que son nom.
La deuxième partie, c'est le Brabant, et ici, le Brabant est synonyme d'immensité. À propos de Zevenbergen et Steenbergen Le chemin traverse des polders et passe par des digues — un paysage où l'horizon et le ciel ne font qu'un, dans lequel tu peux voir à des kilomètres à la ronde, où que tu ailles ; à l'horizon, la coupole de la basilique t'accompagne pendant des heures depuis Oudenbosch, qui n'est même pas sur le chemin. À Bergen op Zoom voici le seul véritable saut tout-terrain du parcours : le Brabantse Wal, la bordure escarpée où s'achève le delta plat et où commence le fond sablonneux. Au-delà de Ossendrecht tu arrives à la frontière belge et, avec Kapellen la fin officielle — à 15 kilomètres d'Anvers, mais en plein cœur du réseau suivant.
Étapes, terrain et niveau de difficulté
La répartition par étapes du parcours divise le trajet en six étapes jusqu’à Kapellen, avec une septième étape facultative vers Anvers. Le dénivelé n’a pas d’importance : ce sont les distances et le revêtement qui te mettront à l’épreuve : les troisième, quatrième et sixième étapes dépassent toutes les 28 kilomètres, et le sol est principalement dur — crêtes de digues asphaltées, pistes cyclables, traversées de localités. Considère la courte étape Steenbergen–Bergen op Zoom comme une journée de repos à faire à pied. Et comme il y a des gares partout le long du parcours, tu peux diviser presque chaque étape — dans la Randstad, c’est souvent le choix le plus judicieux. Toutes les données relatives aux étapes sont arrondies — la longueur totale de 153 km fait foi.
- Schipluiden → Rotterdam (environ 22 km) — à travers les polders de Midden-Delfland, puis via Schiedam jusqu'à la ville portuaire ; entrée entre les grues et les ponts à conteneurs.
- Rotterdam → Dordrecht (env. 26 km) — Traversée de la Meuse, puis passage par IJsselmonde et Barendrecht pour rejoindre la plus ancienne ville de Hollande : la ville médiévale de Thuredrecht, avec le Pelgrimshuys situé dans le quartier de la Grotekerksbuurt.
- Dordrecht → Zevenbergen (environ 28 km) — en passant par l'île de Dordrecht et le Hollands Diep près de Moerdijk, puis en longeant la lisière du parc national De Biesbosch jusqu'au Brabant.
- Zevenbergen → Steenbergen (env. 32 km) — la plus longue étape : les polders du Brabant occidental, des champs à perte de vue, le dôme d'Oudenbosch à l'horizon.
- Steenbergen → Bergen op Zoom (env. 18 km) — l'étape la plus courte : des digues, puis le Brabantse Wal en vue — la seule montée du parcours.
- Bergen op Zoom → Kapellen (env. 29 km) — via Ossendrecht jusqu'à la frontière belge ; à la fois point d'arrivée et carrefour, car c'est là que se rejoignent les branches de la Via Brabantica.
Ceux qui le souhaitent peuvent accrocher la 7e étape : Kapellen → Anvers à (environ 15 km) — à proprement parler, on se trouve alors déjà sur la Via Brabantica. D’ailleurs, son guide belge commence déjà à Bergen op Zoom: Beaucoup y changent de parcours et parcourent les 29 derniers kilomètres en passant par leurs deux lieux d'attache.
Les points forts du parcours
- Le Pelgrimshuys, Dordrecht — Dans le quartier de la Grotekerksbuurt se trouvait, dès 1348, le Sint-Jacobsgasthuis des Sint-Jacobsheren, une confrérie de pèlerins de retour de Saint-Jacques-de-Compostelle ; la maison qui s'y trouve aujourd'hui porte leur mission dans son nom.
- La Grote Kerk et la vieille ville de Dordrecht — la plus ancienne ville de Hollande : droits municipaux en 1220, droit de marché en 1299, devenue une île depuis la grande inondation de 1421.
- Église Saint-Laurent, Rotterdam — elle porte ce nom depuis 1460 ; en 1366, dans l'édifice qui l'a précédée, une confrérie composée de 13 frères et de 3 veuves fit don d'un autel dédié à Jacques le Majeur.
- Hollands Diep près de Moerdijk — le passage à gué le plus large du parcours ; traversez le pont à pied ; vérifiez au préalable s'il y a des fermetures de la piste cyclable et du sentier piétonnier.
- De Biesbosch — Paysage d'estuarien d'eau douce, issu du Grote Waard, submergé en 1421 ; le chemin longe le parc national — la vue la plus sauvage du parcours.
- Brabantse Wal près de Bergen op Zoom — la rive escarpée où s'achève le delta. Après cinq jours passés en eaux calmes, on ressent chaque mètre.
- Église Sainte-Gertrude (« De Peperbus »), Bergen op Zoom — la tour qui surplombe la Grand-Place, emblème de la dernière ville-étape néerlandaise.
- Chapelle Saint-Jacques de Zwijndrecht — C'est ici que se trouvent le vitrail de Saint-Jacques et les vitraux de l'ancienne chapelle de Dordrecht ; c'est ici que le premier tampon de pèlerinage a été apposé, le 15 septembre 2006.
Comment les pèlerins empruntent ce chemin
Le moyen de transport le plus naturel est le Jacobsweg Die Haghe », et ce, au sens le plus littéral qui soit : il part de Haarlem, passe par Leyde, La Haye et Delft, et traverse directement Schipluiden. Le portail dédié aux itinéraires de l’organisme organisateur le formule comme une invitation : «In Schipluiden kan je overstappen op de Jacobsweg Thuredrecht richting Antwerpen.» Ceux qui viennent du nord de la Randstad ne se rendent donc pas à Schipluiden — ils y bifurquent. Et ceux qui continuent tout droit au carrefour du village se retrouvent en Flandre en passant par Vlissingen : deux chemins, un seul carrefour.
Tous les autres viennent en train : Schipluiden n'a pas de gare, mais Delft Se trouve à seulement six kilomètres environ du réseau Intercity — c’est pourquoi beaucoup partent directement de La Haye ou de Delft et considèrent le trajet jusqu’à Schipluiden comme un échauffement. Ceux qui ne souhaitent parcourir qu’une partie du trajet descendent à Rotterdam, Dordrecht ou Bergen op Zoom à savoir : toutes les trois dotées de grandes gares, toutes les trois situées exactement aux limites d'étape.
Continuer le pèlerinage ?
À Kapellen, ce chemin ne s'arrête pas, il se prolonge : c'est là que se rejoignent les deux branches nord de la Via Brabantica, qui, sur 363 kilomètres et entre 13 et 16 jours de marche, passe par Anvers, Malines et Bruxelles pour rejoindre Saint-Quentin en France. L'organisme belge le dit lui-même en une phrase : «De Via Brabantica sluit aan op de Nederlandse Jakobswegen Thuredrecht en Amsvorde.»
À partir de Saint-Quentin, tout se enchaîne sans interruption: Le Chemin Estelle vous emmène à Paris, au pied de la Tour Saint-Jacques, où la Via Turonensis commence — ou bien tu prends la direction de Vézelay en suivant la Via Lemovicensis. Au final, c'est le Camino Francés. Six jours à Thuredrecht ne représentent qu'une infime partie de ce calcul — et c'est justement là où je veux en venir : tu as commencé chez toi.
Préparation et informations pratiques
Le meilleur moment, c'est d'avril à octobre. En hiver, le delta n’est pas un terrain hostile, mais il est exposé : le vent souffle sans obstacle sur des kilomètres, et il n’y a pas un seul arbre au sommet des digues derrière lequel on pourrait se mettre à l’abri — même en été, il faut emporter une veste de pluie et une couche coupe-vent dans son sac à dos. Plus importante encore que les conditions météorologiques, c’est l’orientation: Le chemin n'est pas balisé. Tu pars avec l'itinéraire indiqué dans le Gids et le fichier GPX ou KML du randonneur ; télécharge-le hors ligne sur ton téléphone et emporte une batterie externe — six jours de navigation via l'application, ça vide la batterie.
Le Gids s'appelle« Les chemins de Jacob aux Pays-Bas, 1re partie — Les chemins venant de l'ouest » (2e édition 2018, 230 pages, reliure à anneaux, 12,50 euros, mise à jour : août 2026) et comprend, outre Thuredrecht, Die Haghe et Amstelredam. Un Carte de pèlerin (Credencial) Tu n'en as pas besoin ici pour trouver un hébergement, mais tu veux quand même l'avoir : pour y collectionner les tampons des églises et des hébergements pour pèlerins — et sans lui, tu n'auras pas de Compostela à la fin de ce long voyage. L’association le vend à Utrecht, au Janskerkhof ; commande-le à l’avance en ligne pour qu’il te parvienne à temps avant le départ.
Ce qu’il faut vraiment prévoir à l’avance, ce sont les hébergements : pas de réseau d’auberges, de petites villes ordinaires comme étapes — et après une journée de 32 kilomètres, on n’a pas envie de chercher où dormir le soir. Avec la Application Camino Ninja tu es entre de bonnes mains : elle dispose de l'itinéraire complet, et tu peux organiser tes étapes et prévoir directement les hébergements adaptés.
Ce que te coûte ce trajet
Plus cher qu'en Espagne, pour une raison simple : il n'y a pas d'auberges de pèlerins. Tu loges dans des chambres d'hôtes, des petits hôtels, des campings ou chez des particuliers accueillant des pèlerins, dont les coordonnées figurent dans la liste de la Genootschap. Compte environ 70 à 110 euros pour une chambre double dans une chambre d'hôtes, une chambre simple coûte rarement moins de 55 euros ; les hébergements privés pour pèlerins fonctionnent souvent sur la base de dons, et le camping coûte entre 15 et 25 euros. En réalité, tu en auras pour De 60 à 100 euros par personne et par jour (Estimation, août 2026) — soit, pour les six étapes, environ 400 à 600 euros, plus le trajet aller-retour ; nettement moins si l'on opte pour la tente ou les hébergements pour pèlerins. Les frais fixes sont minimes : le guide coûte 12,50 euros, les tracés GPS sont gratuits. Le train permet de réaliser des économies : en fractionnant les étapes et en rentrant chez soi le soir ou en séjournant dans un hébergement fixe, on réduit sensiblement le budget.
Comment s'y rendre
Pour commencer: Après Schipluiden, tu roules jusqu'à Delft (Intercity au départ d'Amsterdam, de Rotterdam et de La Haye) et tu parcours les six derniers kilomètres environ en bus ou à pied — ou bien tu pars directement de Delft ou de La Haye et tu considères ce trajet comme une étape d'échauffement. Depuis l'Allemagne, c'est Gare centrale de Rotterdam le meilleur point de correspondance.
À propos de l'objectif: Kapellen est située sur la ligne ferroviaire belge Anvers-Roosendaal ; ce nœud ferroviaire est Anvers-Central avec des trains rapides à destination d'Amsterdam, de Bruxelles et de Paris. Et pendant le trajet, tu restes toujours connecté : Rotterdam, Dordrecht, Zevenbergen, Steenbergen et Bergen op Zoom disposent de gares — toutes situées à des points de jonction.
- Comment se rendre au point de départ: Train jusqu'à Delft, puis en bus ou à pied jusqu'à Schipluiden ; horaires disponibles sur [ns.nl](https://www.ns.nl) et [9292.nl](https://9292.nl).
- Entrée intermédiaire: Rotterdam, Dordrecht, Zevenbergen, Steenbergen et Bergen op Zoom sont desservies par le réseau ferroviaire — ce qui est idéal pour les trajets partiels.
- Retour: au départ de Kapellen via Anvers-Centraal ; horaires belges disponibles sur [belgiantrain.be](https://www.belgiantrain.be).
- En provenance d'Allemagne: ICE/IC jusqu'à Rotterdam Centraal, puis Intercity jusqu'à Delft ; horaires disponibles sur [bahn.de](https://www.bahn.de).
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