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Via Jutlandica Ost

Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle le plus au nord d'Allemagne, branche orientale : environ 232 kilomètres depuis la frontière danoise près de Krusau, en passant par Schleswig, Eckernförde et Kiel, à travers la « Suisse holsteinoise », jusqu'à Lübeck, à l'église Saint-Jacques, dédiée à ce saint. Ce tracé est bien plus ancien que son nom ne le laisse supposer : sous le nom de « chemin des bœufs » (en danois, « Hærvejen »), il acheminait depuis l’âge du bronze des marchands et jusqu’à 50 000 bœufs par an vers le sud, et vers 1150, l’abbé islandais Nicolas y vit passer des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Onze étapes, aucun dénivelé important, praticable toute l’année — avec en prime la Schlei, la mer Baltique, le canal de Kiel et les lacs de la Suisse holsteinoise.

23 août 202618 min de lecture
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Krusau/Flensburg (frontière germano-danoise) → Lübeck (St. Jakobi)
  • Longueur: environ 232 km (les sources indiquent une distance comprise entre 217 et 240 km)
  • Étapes: 11 (15 à 30 km par jour)
  • Durée: 11 à 15 jours — 7 à 11 jours au départ de Schleswig uniquement
  • Régions: Schleswig-Holstein — la Geest, la Schlei, la côte de la mer Baltique, le canal de Kiel, la « Suisse holsteinoise »
  • Difficulté: facile — terrain plat, légères ondulations seulement dans la « Suisse holsteinoise » ; praticable toute l'année
  • Balisage: Coquille Saint-Jacques et flèches jaunes — sur le tronçon nord, le balisage de l'Ochsenweg est parallèle
  • Porteur du chemin: Centre de pèlerinage « St. Jacobi » dans le nord de Hambourg (Nordkirche)
  • Prolongement: au nord, la Hærvejen danoise — à Lübeck Via Baltica et Via Scandinavica

Aperçu

La Via Jutlandica Ost C'est le Chemin de Saint-Jacques le plus au nord d'Allemagne — et sa branche orientale : environ 232 Kilometer depuis la frontière germano-danoise près de Krusau en passant par la Geest silencieuse jusqu'à Schleswig, puis en continuant par la voie maritime — en ferry sur la Schlei près de Missunde, puis le long de la mer Baltique jusqu'à Eckernförde, dans Nord-Ostsee-Kanal dans la capitale régionale Kiel, en remontant la Schwentine jusqu'à Preetz et à travers le paysage lacustre de la la Suisse holsteinoise jusqu'à Lübeck, où la destination porte bien son nom: St. Jakobi. Onze étapes, aucun dénivelé digne de ce nom, praticable toute l'année — et plus d'eau que sur n'importe quel autre chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en Allemagne.

Le tracé est bien plus ancien que son nom latin : en tant que Ochsenweg — en danois « Hærvejen », « chemin militaire » — elle est empruntée depuis l'âge du bronze, et du XIIIe au XVIIIe siècle, on y trouvait jusqu'à 50 000 bœufs poussés vers le sud au cours de cette année-là. Des sources anciennes attestent que des pèlerins se trouvaient parmi eux : vers 1150 a décrit l'abbé islandais Saint-Nicolas dans son récit de voyage, il évoque des pèlerins qui empruntaient précisément cet axe en direction de Rome, Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compostelle. À noter pour ton organisation : à Schleswig La Via Jutlandica se divise en deux branches : la branche est longe la mer Baltique et se termine à Lübeck ; la branche ouest passe par Rendsburg pour rejoindre l'Elbe. Si vous avez entre les mains un guide intitulé « Krusau–Glückstadt », c'est que vous avez choisi l'autre branche.

50 000 bœufs, une voie militaire, un chemin de pèlerinage — une seule et même piste

Il n'a pas fallu inventer cet itinéraire, mais simplement le redécouvrir : le tracé qui traverse l'isthme de Schleswig existe depuis la l'âge du bronze Transports — d’abord les marchands de métaux, puis, comme en témoignent les sources écrites à partir du XIIIe siècle, les grands convois de bœufs: jusqu'à 50 000 animaux chaque année, surtout au printemps, du Jutland vers les marchés du sud, jusqu’à ce que le chemin de fer mette fin à cette activité au XIXe siècle. Ce même chemin servait de voie militaire — le nom danois Hærvejen le dit ouvertement —, et elle était au service des pieux : afin de 1150 l'abbé islandais Nikolaus Pilger décrivait les pèlerins qui partaient d'ici en direction de Rome, Jérusalem et Saint-Jacques ont tiré. Afin de 1500 Erhard Etzlaub a intégré ce tracé dans sa carte « Romweg », la première carte routière imprimée dédiée au pèlerinage en Europe. Commerce, guerre, prière : un même parcours. Les bœufs se dirigeaient vers le sud, tout comme les pèlerins. Seule la destination était différente.

La rupture s'est produite avec la Réforme, et on peut la dater étape par étape en suivant ce parcours: 1526 Kiel est devenue protestante, 1542 Christian III transforma le couvent des bénédictines Preetz en un couvent de dames de la noblesse — ce qu'il est encore aujourd'hui —, et le 27 janvier 1564 la chartreuse a été Ahrensbök dissoute ; en 1565, les deux derniers moines quittèrent le monastère, dont seule l'église Sainte-Marie a été conservée. S'ensuivirent quatre siècles de silence — jusqu'à ce que 2010 le Conseil de l'Europe a déclaré la Hærvejen « Route culturelle européenne » et le centre de pèlerinage du nord gère le prolongement allemand de ce chemin de pèlerinage. D’ailleurs, ce chemin ne recèle ni vestiges funéraires à base de coquillages ni chartes médiévales relatives à des auberges — soyons honnêtes. Il possède autre chose : un témoin dont le nom est connu, datant de 1150, et une destination qui, depuis 1334 Il s'appelle Jacques.

Et il recèle une double histoire que nul autre Chemin de Saint-Jacques allemand ne raconte : celle entre le Danemark et l'Allemagne. À Idstedt sur le secteur nord, les combats ont eu lieu les 24 et 25 juillet 1850 Les Danois et les habitants du Schleswig-Holstein livrèrent la bataille la plus sanglante du Nord ; près de Missunde, là où tu prends aujourd’hui le bac, les armées se sont à nouveau affrontées en 1864. Deux nations, deux interprétations d’une même bataille — le mémorial d’Idstedt raconte les deux. Et aujourd’hui, Allemands et Danois entretiennent ensemble les tombes des soldats tombés au combat. Un chemin où une voie militaire est redevenue un chemin de pèlerinage : on ne saurait mieux imaginer une chute, et ce n’est d’ailleurs pas nécessaire — elle se trouve au bord du chemin.

Autres noms

En allemand, ce chemin s'appelle Via Jutlandica Ost ou L'itinéraire de la Via Jutlandica, de temps en temps Le Chemin de Saint-Jacques du Jutland — qui ne tire pas son nom d’un saint, mais de la péninsule d’où venaient les pèlerins : le Jutland, « Jylland » en danois. La question des branches sème la confusion : chez Schleswig Le chemin bifurque. La branche est — celle-ci — longe la mer Baltique et se termine à Lübeck; le Ouest-Est (certains parlent de « route centrale ») passe par Rendsburg et Itzehoe pour rejoindre l'Elbe. Certains portails ne connaissent que la branche ouest et l'appellent simplement « Via Jutlandica » — un guide « Krusau–Glückstadt » fait donc partie de l'autre branche. Et ce tracé porte encore un deuxième nom: Ochsenweg, danois Hærvejen (« Heerweg »). Le tronçon nord, entre Flensburg et Schleswig, est balisé séparément sous le nom de sentier de randonnée « Ochsenweg » : tu y marches donc sur un sentier qui porte deux noms et qui est balisé de deux façons différentes.

À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Idéal si tu pars en pèlerinage pour la première fois mais que tu souhaites tout de même parcourir une véritable longue distance : 232 kilomètres, c'est déjà une belle distance, mais le niveau de difficulté est faible, le sentier est en bon état et praticable toute l'année — pas de col, pas de fermeture pour cause de neige. Si tu aimes l'eau, tu es de toute façon au bon endroit : la Schlei, la mer Baltique, le canal de la Baltique au Nord, la Schwentine et les lacs de la Suisse holsteinoise se succèdent au fil de ces onze jours. Et ceux qui ont besoin d’histoire pour marcher en auront une dose exceptionnellement concentrée — de la cathédrale de Schleswig à l’église Saint-Jacques de Lübeck, en passant par la « plus petite cathédrale du monde » à Bosau.

Mais, pour être honnête, ce parcours n’est pas fait pour toi si tu recherches du dénivelé, de grandes distances et la culture des auberges espagnoles. Il n’y a pas d’albergues : tu passeras la nuit dans des chambres, des hôtels, des paroisses et chez l’habitant : l’accueil y est chaleureux, mais les prix dépassent rarement les vingt euros et il faut presque toujours réserver à l’avance. Selon l’auteur du guide, la partie nord entre Flensburg et Schleswig est « assez isolée » : ceux qui ont besoin de compagnie de pèlerins pour le dîner ne la trouveront de manière fiable qu’un peu plus au sud. Et la dernière étape vers Lübeck comporte plus de routes goudronnées que toutes celles qui l’ont précédée ; il faut le dire, sans le cacher.

Parcours et paysage

Le sentier commence à la frontière, près de Krusau, juste après Padborg, là où se termine la Hærvejen danoise. Les trois premiers jours traversent le Schleswig Geest vers le sud — la forêt de Handewitt, les champs, le lac d'Idstedt : c'est la partie la plus calme du chemin, et aussi la plus ancienne, car c'est là que le tracé de l'Ochsentrieb se devine le plus clairement sous tes pieds. À Schleswig le chemin croise la Schlei, et c'est avec la tour ouest de la cathédrale Saint-Pierre, haute de 112 mètres, qu'il trouve son premier grand point de repère.

À partir de Schleswig, le paysage prend des allures maritimes : sur un ancien remblai ferroviaire menant au ferry de Missunde, le long de la Schlei jusqu'à la mer Baltique, en direction de Eckernförde, après Gettorf, au Nord-Ostsee-Kanal — la voie navigable artificielle la plus fréquentée au monde — jusqu'à la baie de Kiel. Puis le paysage change à nouveau : la Schwentine vers le haut, en direction de Preetz, au cœur du paysage lacustre autour de Plön, où la Holsteinische Schweiz qui rend le chemin sinueux pour la première et unique fois, en passant devant l'église en pierres sèches d'un blanc éclatant de Bosau et sur Ahrensbök dans la vieille ville de Lübeck — classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec St. Jakobi comme objectif.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

Onze étapes de 15 à 30 kilomètres, onze à quinze jours — le niveau de difficulté est considéré comme facile sur l'ensemble du parcours, et l'état des sentiers comme bon. Deux jours nécessitent une bonne organisation: Comment – Preetz (25 km), que l'auteur du guide décrit comme le plus beau tronçon de tout le parcours, et l'étape reine Plön–Ahrensbök (30 km), que l'on peut diviser à Bosau si tu y trouves un hébergement — ce genre de lacunes, on les prévoit à l'avance, pas en cours de route. Le chemin est balisé avec Coquille Saint-Jacques et flèches jaunes; sur la partie nord, le balisage de l'Ochsenweg suit un tracé parallèle, ce qui peut parfois prêter à confusion. Toutes les distances indiquées pour les étapes sont arrondies — la longueur totale de 232 km fait foi.

  1. Krusau/Flensburg → Handewitt (env. 22 km) — Passage de la frontière depuis la Hærvejen, puis traversée de la forêt de Handewitt.
  2. Handewitt → Süderschmedeby (env. 25 km) — La « Geest » et des chemins de campagne sur l'ancien tracé de l'« Ochsenweg ».
  3. Süderschmedeby → Schleswig (env. 25 km) — en passant par le lac d'Idstedt et le mémorial de 1850, puis en descendant vers la Schlei.
  4. Schleswig → Missunde (env. 15 km) — Départ de la cathédrale Saint-Pierre, principalement sur une ancienne voie ferrée jusqu'au bac à remorquage.
  5. Missunde → Eckernförde (env. 17 km) — le long de la Schlei jusqu'à la mer Baltique et à Saint-Nicolai.
  6. Eckernförde → Gettorf (env. 17 km) — Sentier côtier le long de la baie d'Eckernförde, puis vers l'intérieur des terres.
  7. Gettorf → Comment (env. 18 km) — le long du canal de la mer du Nord à la mer Baltique, jusqu'à la capitale du Land et à l'église Saint-Nicolas.
  8. Comment se rendre à Preetz (env. 25 km) — le plus beau tronçon : remonter la Schwentine jusqu'au monastère des nobles.
  9. Preetz → Plön (env. 17 km) — sentiers variés menant au paysage lacustre et aux pieds du château de Plön.
  10. Plön → Ahrensbök (environ 30 km) — Étape reine à travers la « Suisse holsteinoise », passant par St. Petri à Bosau ; possibilité de raccourcir le parcours à Bosau.
  11. Ahrensbök → Lübeck (env. 21 km) — de l’église Sainte-Marie-des-Chartreux jusqu’à l’arrivée : l’église Saint-Jacques, dans la vieille ville classée au patrimoine mondial. Plus de bitume que tous les jours précédents.

Ceux qui ne font pas la partie nord, plus tranquille, partent de Schleswig — il y a alors environ 160 kilomètres jusqu'à Lübeck. Le nord présente toutefois un avantage pratique : les liaisons en bus permettent d'y faire du « pèlerinage d'étape » — on revient le soir au même hébergement, sans avoir à porter ses bagages.

Les points forts du parcours

  • Cathédrale Saint-Pierre de Schleswig — Diocèse depuis 947, mentionné pour la première fois en 1134 ; à l'intérieur, l'autel de Bordesholm réalisé par Hans Brüggemann (1514-1521) : 392 statues en chêne représentant l'histoire de la Passion. La tour ouest, haute de 112 mètres, dispose d'une plate-forme d'observation.
  • Idstedt — Mentionnée en 1231 dans le « König-Waldemar-Erdbuch » comme siège administratif ; théâtre d'une bataille les 24 et 25 juillet 1850 ; le mémorial présente les versions danoise et allemande des faits, et les tombes sont entretenues conjointement par les deux nations.
  • Bac de Missunde — Traversée à l'endroit le plus étroit de la Schlei, exactement là où s'est déroulée la bataille de Missunde en 1864.
  • Nord-Ostsee-Kanal — la voie navigable artificielle la plus fréquentée au monde : une demi-journée sur ses rives, avec au programme les géants des mers.
  • Saint-Nicolas, Kiel — Début des travaux vers 1242, bénitier en bronze datant de 1344 ; à l'extérieur, l'œuvre d'Ernst Barlach intitulée « Geistkämpfer », retirée en 1937 au titre d'«entartete Kunst», a survécu cachée et a retrouvé sa place près de l'église depuis 1954.
  • Adeliges Kloster Preetz — Fondé en 1211/12 en tant que monastère bénédictin, transformé en couvent en 1542 — qui existe encore aujourd’hui ; basilique en briques datant de 1325 environ, orgue de style Renaissance de 1573.
  • St. Petri Bosau — la « plus petite cathédrale du monde » : construite en 1151/52 par l’évêque Vicelin, elle ne fut le siège épiscopal que de 1150 à 1156 ; grâce au mortier de plâtre de Segeberg, cette église en pierres des champs resplendit de blancheur au-dessus du lac de Plön.
  • Église Sainte-Marie d'Ahrensbök — le seul édifice conservé de la chartreuse fondée en 1397 et supprimée en 1564.
  • Saint-Jacques de Lübeck — Objectif et origine du nom : consacrée en 1334, église des marins, orgue Stellwagen de 1467, une horloge de clocher à une seule aiguille — et, depuis 2007, la chapelle commémorative du Pamir abritant un canot de sauvetage provenant du navire-école à voile qui a coulé en 1957.

Comment les pèlerins empruntent ce chemin

Le moyen le plus naturel de s'y rendre est à pied, depuis le nord : près de Krusau, juste après Padborg, se termine la frontière danoise Hærvejen — le chemin de pèlerinage de Viborg à travers le Jutland, classé « Route culturelle européenne » du Conseil de l'Europe depuis 2010. Il n’y a pas de rupture entre la Hærvejen et la Via Jutlandica, seulement une frontière que l’on remarque à peine. Ceux qui viennent de Norvège ou de Suède empruntent de toute façon ce corridor — c’est le même axe que celui sur lequel, vers 1150, l’abbé Nicolas voyait les pèlerins se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Tous les autres montent à bord Flensburg soit — de là, il n'y a que quelques kilomètres jusqu'au poste-frontière — soit on omet délibérément la partie nord et on commence à Schleswig, là où les routes se séparent : il reste alors 160 kilomètres jusqu'à Lübeck. Flensburg, Schleswig, Eckernförde, Kiel, Preetz, Plön et Lübeck sont desservis par le train — le trajet peut donc facilement être fractionné en étapes de week-end.

Continuer le pèlerinage ?

À Lübeck, ce chemin ne s’arrête pas là ; il se prolonge — vers deux chemins à la fois, au niveau de la même église : vers St. Jakobi se rencontrent les Via Baltica et la Via Scandinavica. Ceux qui veulent se diriger vers l’ouest suivent la Via Baltica en passant par Hambourg jusqu’à Brême, puis en direction d’Osnabrück — c’est le grand axe est-ouest de l’Allemagne du Nord, et près de Harsefeld, elle rejoint également la branche ouest de la Via Jutlandica : si tu avais choisi l’autre branche à Schleswig, tu m’aurais retrouvé là-bas.

Si vous voulez aller vers le sud, prenez la Via Scandinavica: 655 kilomètres et 28 étapes, de Puttgarden à Eisenach en passant par Lübeck, Lüneburg, Hanovre et Göttingen, balisées par une coquille jaune sur fond bleu. À partir de la Thuringe, le parcours rejoint le réseau d'Allemagne centrale et donc le Baltisch-Mitteldeutschen Weg C'est vrai. Depuis Lübeck, il te reste encore environ 3 000 kilomètres à parcourir jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle — ce chemin n'est que la première étape, pas la dernière.

Préparation et informations pratiques

Le chemin est accessible toute l'année — aucun col enneigé. La meilleure période reste néanmoins De mai à septembre: En été, il fait jour longtemps dans le nord, et on peut encore se baigner le soir au bord de la mer Baltique. Prépare-toi à affronter le vent et la pluie latérale : ici, des vêtements imperméables sont plus importants que des chaussures de montagne.

Les possibilités d’hébergement ne manquent pas : plus de 70 lieux d’hébergement sont répertoriés pour l’itinéraire Est : chambres, hôtels, paroisses, hébergements chez l’habitant. Ce qui fait défaut, c’est un réseau d’auberges de pèlerinage : il faut donc réserver à l’avance, en particulier sur le tronçon nord et pendant la saison touristique de la mer Baltique. Le guide de pèlerinage de la route de l'Est de Christa et Martin Gottschewski (éditions caminotogo, 20 euros, mise à jour : août 2026) répertorie les hébergements ; le volume consacré au nord contient même les horaires de bus pour les pèlerins qui souhaitent se déplacer d'étape en étape.

Celui-ci Carte de pèlerin (Credencial) pour le nord, on a le Pilgerzentrum im Norden St. Jacobi Hamburg — commande-le à l'avance pour qu'il t'arrive à temps pour le départ ; tu trouveras des tampons dans les églises le long du parcours ; dans les petites localités, pense à vérifier les horaires d'ouverture des bureaux paroissiaux. Avec la Application Camino Ninja tu es entre de bonnes mains : elle dispose de l'itinéraire complet, et tu peux organiser tes étapes et prévoir directement les hébergements qui te conviennent.

Ce que te coûte ce trajet

Le nord de l'Allemagne n'est pas une région bon marché pour les pèlerins, et il faut que tu le saches avant de partir : En l'absence de réseau d'auberges de pèlerins, tu devras généralement débourser entre 20 et 40 euros pour un lit dans un hébergement paroissial ou chez l'habitant, et entre 60 et 90 euros pour une chambre simple dans un hôtel ou une pension (chiffres d'août 2026) — sur la côte de la mer Baltique, entre Eckernförde et Kiel, ainsi qu’en haute saison dans la « Suisse holsteinoise », ce sont les tarifs les plus élevés qui s’appliquent généralement. De manière réaliste, ton budget quotidien devrait s’élever à 50 à 80 euros, si tu te contentes de dormir et de faire tes courses toi-même ; on trouve des supermarchés dans toutes les villes-étapes, ce qui ramène le budget repas à 10 à 15 euros par jour. Deux petites dépenses s’y ajoutent : le bac à Missunde et le livret du pèlerin. Et une astuce pour faire des économies dans le nord : faire du pèlerinage « sur place » en bus — un hébergement pour trois nuits revient souvent moins cher que trois nuitées séparées.

Comment s'y rendre

Le point de départ à Krusau est disponible sur Flensburg accessible — transport longue distance via Hambourg, puis bus régional ou un court trajet à pied jusqu'au poste-frontière ; depuis le Danemark, c'est Padborg la gare située juste à la frontière. Ceux qui se rendent à Schleswig embarque, prend le train régional au départ de Hambourg.

Lübeck est très bien desservi : à environ 45 minutes de la gare centrale de Hambourg, avec des trains directs vers Kiel et Puttgarden. Et si vous poursuivez votre pèlerinage, vous n'aurez même pas besoin de prendre le train : la Via Baltica et la Via Scandinavica partent de l'église même où vous arrivez.

  • Comment se rendre au point de départ: Train vers Flensburg (via Hambourg) ou Padborg (Danemark) ; horaires disponibles sur [bahn.de](https://www.bahn.de).
  • Monter/descendre en cours de route: Flensburg, Schleswig, Eckernförde, Kiel, Preetz, Plön et Lübeck possèdent des gares.
  • Retour: Gare centrale de Lübeck — à environ 45 minutes de Hambourg ; l'aéroport de Hambourg (HAM) est le grand aéroport le plus proche.
  • En provenance de Scandinavie: Ferry Puttgarden–Rødby en direction de Lübeck ; à pied par la Hærvejen jusqu'à Padborg/Krusau.
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