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Rottenburg – Freiburg – Héricourt

Environ 282 kilomètres, du Neckar à la Porte de Bourgogne en passant par la Forêt-Noire, Fribourg et l'Alsace : le corridor classique du sud-ouest menant au réseau français des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle — avec l'abbaye d'Alpirsbach, la cathédrale de Fribourg, la cathédrale Saint-Théobald de Thann et le Lion de Belfort.

13 août 202616 min de lecture
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Rottenburg am Neckar → Héricourt (France)
  • Durée: 282,1 km
  • Dénivelé:↗ 3 246 m / ↘ 3 239 m — les plus fortes pentes entre le Neckar et la vallée de la Kinzig
  • Plage maximale: environ 670 m autour de Loßburg
  • Durée: environ 10 à 13 jours (le guide du pèlerin divise le parcours jusqu'à Thann en 20 courtes étapes)
  • Panneaux de signalisation: faisceau de rayons jaunes sur fond bleu
  • Caractère: Corridor transfrontalier Souabe → Bourgogne : Neckar, Forêt-Noire, plaine du Rhin, Alsace, Porte de Bourgogne

Aperçu

Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle Rottenburg – Fribourg – Héricourt C'est la diagonale sud-ouest classique du réseau routier allemand : de Rottenburg-sur-le-Neckar il traverse tout le Forêt-Noire en traversant les vallées de la Kinzig et de l'Elz, atteint Fribourg, dépasse le Rhin et traverse l'Alsace en passant par Thann et Belfort pour rejoindre Héricourt à la Porte de Bourgogne — là où commence le réseau français des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Rares sont les chemins de Compostelle allemands qui offrent des paysages aussi variés : la vallée de la Neckar et la ville épiscopale, les hauteurs sombres de la Forêt-Noire et les petites villes de flotteurs, la grande ville de Fribourg avec sa cathédrale, la vaste plaine du Rhin, les villages viticoles alsaciens et, pour finir, la douce cuvette entre les Vosges et le Jura. À cela s'ajoutent deux pays, deux langues — et un balisage continu.

Le sentier est entretenu à titre bénévole par le Équipe du Chemin de Saint-Jacques de Winnenden, qui l'a étudié, balisé et décrit dans un guide de pèlerinage dédié. Il s'inscrit dans les axes historiques empruntés par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui partaient de Souabe pour rejoindre la Bourgogne, puis les grands itinéraires français.

Autres noms

Le guide du pèlerin s'intitule « Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, de Rottenburg à Thann » ; le réseau à l'origine de cette publication est connu sous le nom de Les chemins de Saint-Jacques vers la Porte de Bourgogne. Le tronçon entre Loßburg et Wolfach est également considéré comme Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle dans la vallée de la Kinzig est connu. En anglais, ce sentier s'appelle Chemin de Saint-Jacques : Rottenburg – Héricourt.

À qui cela convient-il — et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Idéal si tu souhaites profiter d'un maximum de diversité sur un seul itinéraire : deux cathédrales célèbres, un monastère roman, des villes à colombages, une traversée du Rhin à pied et une arrivée en France. Également très intéressant en tant que première expérience de pèlerinage transfrontalier — Le changement de culture après avoir traversé le Rhin fait partie intégrante de l'expérience.

Ce n'est sans doute pas la randonnée qu'il te faut si tu recherches un parcours plat et tranquille : les étapes de la Forêt-Noire entre le Neckar et la vallée de l'Elz comportent de véritables montées, et en hiver, il y a de la neige là-haut. La densité des hébergements reflète également la réalité franco-allemande : des pensions, des auberges et des gîtes plutôt qu'un réseau d'albergues, ce qui nécessite une bonne organisation dans les petits villages.

Parcours et paysages

Par Rottenburg le chemin longe d'abord le Neckar Horb puis augmente au-delà de Loßburg vers la Forêt-Noire. En traversant la haute vallée de la Kinzig, on descend vers Alpirsbach puis à travers les petites villes de flotteurs de Schenkenzell, Schiltach et Wolfach. En passant par la vallée du Kienbach, le sentier rejoint la vallée du Gutach, puis, via le Büchereck, la vallée de l'Elz — en passant par Elzach et Waldkirch vers la plaine du Rhin, en direction de Fribourg.

Après Fribourg, le terrain s'aplanit et s'étend à perte de vue : en traversant la plaine, tu arrives à Oberrimsingen, où tu dois faire un choix : traverser le Rhin par le pont Hartheim-Fessenheim ou emprunter la variante passant par Breisach. Du côté de l'Alsace, le chemin passe par Ensisheim aux portes des Vosges, vers Merci, puis à travers le paisible Sundgau, en passant par Bellemagny, jusqu'à Belfort et enfin vers Héricourt à la Porte de Bourgogne.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

Le guide du pèlerin décrit le chemin jusqu'à Thann en 20 étapes volontairement courtes ; la plupart des pèlerins les regroupent en tronçons journaliers d'environ 20 à 25 kilomètres. Une répartition qui a fait ses preuves (toutes les indications sont approximatives):

  1. Rottenburg → Horb — le long du Neckar, avec l'église de pèlerinage de Weggental pour commencer
  2. Horb → Loßburg — la longue montée vers la Forêt-Noire, jusqu’aux parties les plus élevées du sentier
  3. Loßburg → Alpirsbach — une étape courte dans la haute vallée de la Kinzig, pour avoir le temps de visiter le monastère
  4. Alpirsbach → Wolfach — à travers la vallée de la Kinzig, en passant par Schenkenzell et la petite ville aux maisons à colombages de Schiltach
  5. Wolfach → Elzach — en passant par la vallée du Kienbach, la vallée du Gutach et le Büchereck : la dernière traversée de la Forêt-Noire
  6. Elzach → Waldkirch — en descendant tranquillement la vallée de l'Elz
  7. Waldkirch → Fribourg — de la vallée à la ville de la cathédrale
  8. Fribourg → Hartheim/Grezhausen — à travers la plaine du Rhin en direction du fleuve
  9. Hartheim → Ensisheim — en passant par le pont sur le Rhin près de Fessenheim pour rejoindre l'Alsace (autre itinéraire possible via Breisach)
  10. Ensisheim → Thann — à travers la plaine jusqu'au pied des Vosges
  11. Thann → Belfort (2 étapes journalières) — à travers le Sundgau en passant par Bellemagny, avec hébergement en cours de route
  12. Belfort → Héricourt — la brève finale par la Porte de Bourgogne

Le site est d'un niveau intermédiaire: La partie de la Forêt-Noire présente un dénivelé de plusieurs milliers de mètres, tandis qu'à partir de Fribourg, le parcours est plat. Le sentier est balisé par un symbole représentant un faisceau de rayons jaunes sur fond bleu — bon à savoir : la Alignement du faisceau indique le sens de marche ; il n'y a généralement pas d'autres flèches directionnelles. Dans la vallée de la Kinzig, tu croiseras également l'ancienne coquille jaune du Chemin de Saint-Jacques de la vallée de la Kinzig — les deux indiquent la même direction.

Un engagement bénévole et un repère : comment le sentier vers la Bourgogne a vu le jour

Ce sentier n'est pas géré par une administration ni par un office de tourisme, mais par le Équipe du Chemin de Saint-Jacques de Winnenden dirigée par Berthold Burkhardt et Hans-Jörg Bahmüller, qui a reconstitué, balisé et documenté les anciens itinéraires de pèlerinage menant de la Souabe à la Bourgogne. Leur guide de pèlerinage « Le chemin de Saint-Jacques de Rottenburg à Thann » (édition 2023) décrit le chemin jusqu'à Thann en 20 étapes — avec des cartes, des profils altimétriques et des listes d'hébergements au format A6, parfaits pour se glisser dans la poche d'une veste.

Ceux qui ont déjà emprunté la Via Beuronensis connaissent ce panneau indicateur : le faisceaux de rayons jaunes sur fond bleu, dont le point focal indique la direction. Dans la vallée de la Kinzig, l'itinéraire recoupe par endroits celui qui a déjà été 1993 le Chemin de Saint-Jacques de la vallée de la Kinzig et sa coquille jaune — vous y parcourez donc un itinéraire doublement balisé, qui compte parmi les plus anciens chemins de Saint-Jacques réhabilités du Bade-Wurtemberg.

D'un point de vue historique, cet itinéraire suit le tracé des anciennes grandes routes : de la région du Neckar aux vallées de la Forêt-Noire, puis vers le Rhin supérieur et à travers la « Porte de Bourgogne » — cette dépression entre les Vosges et le Jura, empruntée depuis l'Antiquité, que traversent aujourd'hui un canal, une ligne ferroviaire et une autoroute. Celui qui s'y promène emprunte l'un des plus anciens corridors de circulation d'Europe sous sa forme la plus lente.

Les points forts du parcours

Cet itinéraire regorge d'endroits où il vaut la peine de faire une pause un peu plus longue — voici les principaux, accompagnés chacun d'un peu de lecture pour le banc du parc:

Rottenburg-sur-le-Neckar : ville romaine, ville épiscopale, ville de pèlerinage

Rottenburg marque un début en force, car la ville avait déjà joué un rôle important à deux reprises avant que le premier pèlerin ne s'y mette en route : à l'époque romaine, elle s'appelait Sumelocenna et constituait l'une des plus grandes colonies romaines de l'actuel Bade-Wurtemberg — le musée Sumelocenna en présente les vestiges. Aujourd'hui, Rottenburg est le siège épiscopal du diocèse de Rottenburg-Stuttgart, avec la cathédrale Saint-Martin sur la place du marché et l'église baroque Église de pèlerinage dans la vallée de Weggen aux portes de la ville — un lieu de pèlerinage fréquenté depuis des siècles, idéal pour le premier tampon. Et dans l'église Sülchen, lieu de sépulture des évêques, les fouilles archéologiques remontent jusqu'à l'époque mérovingienne. Une ville comme un voyage à travers le temps — prévois-y une heure avant de partir.

Monastère d'Alpirsbach : l'art roman en grès rouge

Après la longue ascension à travers la Forêt-Noire, on découvre, dans la haute vallée de la Kinzig, un édifice qui fait rêver les historiens de l'art : le Monastère d'Alpirsbach, fondée en 1095 en tant qu'abbaye bénédictine, compte parmi les complexes monastiques romans les mieux conservés d'Allemagne. La vie monastique ayant pris fin avec la Réforme et le bâtiment n’ayant guère été remanié par la suite, la basilique en grès rouge se présente encore presque telle qu’elle était au XIIe siècle : austère, dépouillée, imposante. C’est précisément cette austérité qui rend cet espace si impressionnant : on comprend ici physiquement ce que signifiait autrefois la rigueur bénédictine. Petite note profane : le nom d’Alpirsbach est aujourd’hui surtout connu pour la bière « Klosterbräu », brassée depuis le XIXe siècle en face du monastère. Un monastère, une bière, une étape — il y a pire comme combinaison.

La vallée de la Kinzig : maisons à colombages, radeaux et la coquille jaune

Entre Alpirsbach et Wolfach, le sentier longe le Vallée du Kinzig, ce qui témoigne d'une histoire économique à part entière : pendant des siècles, la vallée a vécu de la transport par radeau — Les sapins de la Forêt-Noire étaient transportés par radeau sur la Kinzig jusqu’au Rhin et au Neckar ; les plus gros troncs finissaient en « bois hollandais » dans les chantiers navals d’Amsterdam. Des petites villes comme Schiltach avec sa place du marché aux maisons à colombages aux toits d'ardoise, sont le fruit de cette prospérité ; les musées situés le long du chemin perpétuent le souvenir de ce métier rude. Pour les pèlerins, la vallée présente une autre particularité : c’est ici que passe depuis 1993 le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle de la vallée de la Kinzig, l’un des premiers chemins de pèlerinage réactivés du pays — sa coquille jaune accompagne ton faisceau de lumière jusqu’à Wolfach.

La cathédrale de Fribourg : la plus belle tour de la chrétienté

À ce sujet Cathédrale de Fribourg Il faut marcher une demi-journée avant d'arriver devant elle — et là, cela vaut la peine de lever les yeux : La tour ouest, haute de 116 mètres, avec son chapeau ajouré en pierre, a été achevée dès 1330 et est considérée, depuis que Jacob Burckhardt l’a qualifiée de « plus belle tour de la chrétienté », comme l’incarnation même de l’art de la construction des tours gothiques. Elle est l’une des rares grandes tours gothiques à avoir traversé tout le Moyen Âge — et à avoir survécu presque intacte à la nuit de bombardements de 1944, qui a détruit la vieille ville tout autour. Autour de la cathédrale : le marché quotidien de la cathédrale, les « Bächle » dans les ruelles (selon la légende, quiconque y met les pieds doit épouser une Fribourgeoise ou un Fribourgeois) — et avec le Chemin de Saint-Jacques-du-Royaume-des-Cieux, un deuxième chemin de pèlerinage croise ici votre itinéraire.

Ensisheim : la pierre tombée du ciel en 1492

Juste après le pont sur le Rhin se trouve Ensisheim une petite ville alsacienne sans prétention qui abrite une curiosité mondiale dans sa mairie : le 7 novembre 1492 C'est ici, sous les yeux de la population, qu'une météorite pesant environ 127 kilogrammes s'est écrasée dans un champ de blé — la plus ancienne chute de météorite observée en Europe, dont la pierre est conservée jusqu'à aujourd'hui. Le jeune roi Maximilien Ier se fit montrer le fragment et y vit un signe divin en faveur de sa campagne militaire contre la France ; Sebastian Brant fit connaître l’événement dans toute l’Europe à l’aide de tracts. Un gros morceau de la « pierre du tonnerre » se trouve aujourd’hui au Musée de la Régence, sur la place du marché : un petit détour de quelques minutes suffit pour découvrir un demi-mètre d’histoire mondiale, littéralement tombé du ciel.

Thann : la cathédrale des pèlerins de Théobald

Et Merci l'histoire du pèlerinage vous rattrape, car la ville a elle-même été pendant des siècles un lieu de pèlerinage : la Collégiale Saint-Thiébaut — La « cathédrale de Thann » — abrite depuis le Moyen Âge une relique de saint Théobald, qui attirait des pèlerins venus de la moitié de l’Europe ; avec son style gothique flamboyant et sa tour en filigrane, elle n’a rien à envier, en termes de maîtrise artistique, à des cathédrales bien plus imposantes. Selon la légende fondatrice, le mulet qui transportait la relique s’arrêta devant trois sapins et refusa d’avancer — ce miracle est encore commémoré aujourd’hui par la Crémation des Trois Sapins le 30 juin, lors de laquelle trois sapins sont brûlés sur la place devant la cathédrale. Si ton itinéraire te le permet : c'est l'une des plus anciennes fêtes municipales d'Alsace — et en tant que pèlerin, tu n'es pas ici un simple touriste, mais tu fais partie du public visé depuis 700 ans.

Belfort et la Porte de Bourgogne : le lion au bout du chemin

La finale appartient à Belfort: Au pied de la citadelle de Vauban, veille le Le Lion de Belfort — Long de 22 mètres, en grès rouge des Vosges, il a été réalisé entre 1875 et 1880 par Frédéric-Auguste Bartholdi, cet Alsacien qui a construit peu après la Statue de la Liberté. Le lion commémore la défense de la ville en 1870-1871 et est l'emblème de toute la région. Derrière lui s'ouvre la Porte de Bourgogne: la plaine située entre les Vosges et le Jura, qui sert depuis l'Antiquité de passage entre la Rhénanie et la vallée du Rhône — et qui constitue également une ligne de partage des eaux. À partir de là, les eaux ne se jettent plus dans la mer du Nord, mais dans la Méditerranée. Lorsque tu arrives à Héricourt, tu as donc non seulement relié deux pays, mais tu as littéralement changé de côté de l’Europe.

Comment les pèlerins empruntent ce chemin

Le moyen de transport le plus naturel est le Beuroner Jakobsweg, dont la première étape mène directement de Tübingen à Rottenburg — ceux qui viennent de la région du Neckar se retrouvent ainsi au point de départ sans détour. Depuis le nord, Rottenburg est également desservie par l'ancien chemin de pèlerinage partant de Rothenburg ob der Tauber, que l'équipe de Winnenden a également décrit.

En chemin, le sentier croise deux autres itinéraires de notre réseau : à Fribourg tu tombes sur le Himmelreich Jakobsweg (Hüfingen–Fribourg–Bâle), et pour ceux qui préfèrent l'itinéraire du Rhin via Breisach choisit, se trouve là, à l'extrémité du Badischer Jakobsweg— deux bons points de correspondance dans les deux sens.

Continuer le pèlerinage ?

Héricourt est un carrefour : c'est là que s'achève également la longue route d'accès au lac de Constance Lindau – Héricourt— deux routes allemandes, un passage vers la France.

Le voyage se poursuit à travers la Franche-Comté jusqu'en Bourgogne, où deux itinéraires classiques s'offrent à vous : au nord-ouest, en passant par Vézelay, vers la Via Lemovicensis, ou vers le sud-ouest en passant par Cluny jusqu'au Puy-en-Velay, sur la Via Podiensis. Les deux mènent aux Pyrénées, où le Camino Francés qui prendra le relais pour la dernière grande étape jusqu'à Santiago.

Préparation et informations pratiques

Le meilleur moment, c'est De mai à octobre; sur les hauteurs de la Forêt-Noire, la neige peut persister jusqu'au printemps. L'hébergement se fait dans des auberges et des pensions ; dans la partie française, on trouve de plus en plus de gîtes et de chambres d'hôtes — dans les petits villages de la Forêt-Noire et du Sundgau, il est conseillé de réserver à l'avance. Pratique : les vallées de la Kinzig et de l'Elz sont desservies par le train (Loßburg, Alpirsbach, Schiltach, Wolfach, Elzach, Waldkirch) ; l'itinéraire se prête donc bien à des étapes partielles.

Un compagnon de route qui a fait ses preuves : le guide du pèlerin« Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, de Rottenburg à Thann » de l'équipe du Chemin de Saint-Jacques de Winnenden (édition 2023), avec des cartes, des profils altimétriques et des listes d'hébergements. Un Carte de pèlerin À emporter avec soi ; tu trouveras des tampons dans les églises et les mairies le long du parcours.

Tu peux adapter librement la longueur de tes étapes — le plus simple est de le faire directement dans l'application Camino Ninja, où tu peux organiser tes étapes et réserver d'emblée les hébergements qui te conviennent.

Ce que te coûte ce trajet

Dans la partie en allemand, tu calcules avec 60 à 100 € par jour pour l'hébergement et les repas ; dans la partie francophone, les gîtes et les chambres d'hôtes sont souvent moins chers : tu peux généralement t'en sortir avec 45 à 75 € par jour (situation en août 2026). Fribourg est la ville la plus chère de l'itinéraire pour se loger — pense à réserver à l'avance.

Comment s'y rendre

Rottenburg est située sur la ligne ferroviaire Tübingen–Horb et est accessible depuis Stuttgart en un peu plus d'une heure. Héricourt dispose de sa propre gare sur la ligne TER Belfort–Montbéliard ; pour le retour en Allemagne, le mieux est de passer par Belfort, notamment par la gare TGV de Belfort–Montbéliard, ou par Bâle.

  • Train pour Rottenburg: Deutsche Bahn— Correspondances et billets.
  • Retour depuis Héricourt / Belfort: SNCF Connect— liaisons vers la France, TGV au départ de Belfort–Montbéliard.
  • Étapes partielles dans la Forêt-Noire: Arrêts à Loßburg, Alpirsbach, Schiltach, Wolfach, Elzach et Waldkirch (bahn.de).
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