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Via Tolosana

La Via Tolosana te mène, sur 786,4 kilomètres, d'Arles à Saint-Guilhem-le-Désert, Toulouse et le Béarn jusqu’au col du Somport (1 632 m) — le point culminant de tous les chemins de Compostelle — puis jusqu’à Candanchú, où les ruines de l’hôpital Santa Cristina gisent dans l’herbe. Vers 1135, le Codex Calixtinus le mentionne comme le premier des quatre grands chemins et classe précisément cet hospice parmi les trois piliers du monde : tu pars d’un cimetière et tu arrives au troisième pilier.

10 août 202630 min de lecture
Sommaire

En bref

  • Départ / Arrivée: Arles (Alyscamps / Saint-Trophime) → Candanchú (ruines de l'hôpital Santa Cristina, derrière le col du Somport)
  • Longueur: 786,4 km — la FFRandonnée continue jusqu’à Jaca, située environ 30 km plus bas, et atteint ainsi les 815 ; le parcours est le même
  • Dénivelé: ↗ 12 654 m / ↘ 11 054 m — dénivelé positif de 1 600 mètres : ce chemin se termine en haut. Point culminant : le col du Somport, à 1 632 m — le point culminant de tous les chemins de Compostelle
  • Durée: environ 6 semaines (40 étapes réparties en 8 tronçons ; l'organisateur prévoit 43 étapes, mais les randonneurs expérimentés peuvent en parcourir 32 à 34)
  • Balisage: les balises rouges et blanches du GR 653 ; le balisage est considéré comme «moins régulier et clair» que sur le sentier du Puy — il est conseillé d'emporter un tracé GPS ou un topoguide dans ses bagages
  • Voie d'accès: La Via Aurelia se termine précisément à Arles — ceux qui viennent d’Italie peuvent poursuivre leur chemin sans interruption ; à Oloron-Sainte-Marie, la Voie de Piemont la rejoint et l’accompagne pendant les quatre dernières étapes
  • Prolongement: À partir de Candanchú, le Camino Aragonés se prolonge jusqu’à Puente la Reina, où, selon le Codex, les quatre chemins se rejoignent « en un seul » — c’est là que commence le Camino Francés ; à Toulouse, la Voie de Garonne bifurque
  • UNESCO: 9 monuments classés au patrimoine mondial répartis sur 8 éléments de l'inscription « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » (1998) — auxquels s'ajoutent Arles, ville romaine (1981), et le canal du Midi (1996), situés sur le parcours
  • Caractère: la plus méridionale, la plus ensoleillée et la moins fréquentée des quatre grandes randonnées françaises — « la plus ensoleillée, la plus méridionale, la plus latine » (Georges Véron) ; tranquille, et c’est précisément pour cette raison que l’offre est limitée : la réservation est obligatoire, et non simplement recommandée

Aperçu

Vers 1135, le Codex Calixtinus recense les chemins menant à Saint-Jacques-de-Compostelle —« Cuatro son los itinerarios que conducen hacia Santiago » —, et le premier qu'il cite est le tien:« El primero pasa por Saint-Gilles, Montpellier, Tolosa y Somport » (cité ici et ci-après d’après la traduction espagnole du livre V). Trois de ces quatre noms figurent encore aujourd’hui dans le même ordre sur les panneaux indicateurs du GR 653 — un guide de voyage vieux de 890 ans et toujours d’actualité. Aucun autre chemin de Saint-Jacques n’y est décrit de manière aussi exhaustive : le Codex décrit le cimetière de départ au mille près, t’indique nommément la tombe de saint Guillaume et présente l’hospice situé sur le col d’arrivée comme l’un des les trois piliers du monde. Tu commences dans un cimetière et tu finis au troisième pilier du monde.

Entre les deux se trouvent 786,4 kilomètres et 12 654 mètres de dénivelé: les Alyscamps d'Arles, «le plus grand cimetière chrétien d'Occident», les gorges de l'Hérault avec le Pont du Diable à 873, la chaîne de moyenne montagne de l'Espinouse, la ligne de partage des eaux au Seuil de Naurouze, Saint-Sernin à Toulouse — la plus grande église romane conservée de France — et enfin, en remontant la vallée de l'Aspe jusqu'au Col du Somport, 1.632 m, le point culminant de tous les chemins de Compostelle. Neuf monuments classés par l'UNESCO répartis sur huit sites du patrimoine mondial enchaîne ces étapes, sans oublier Arles, avec son deuxième titre de l'UNESCO obtenu en 1981, et le Canal du Midi, inscrit en 1996. Et elle reste le plus tranquille des quatre itinéraires classiques : à Toulouse, la Voie de Garonne à partir de, à Oloron-Sainte-Marie, la Voie de Piemont… ; une fois arrivé à destination, c'est le Camino Aragonés — Personne ne recense le nombre de pèlerins empruntant la Voie d'Arles, et le fait que personne ne les compte en dit long.

Fondée en 804, incendiée en 1208, mise au jour en 1987

804 Guillaume d'Aquitaine — comte de Toulouse, qualifié dans le Codex de Charlemagne d'« alférez egregio », c'est-à-dire son porte-étendard — fait ses adieux à l'empereur et au monde, puis se retire dans la vallée de Gellone. En guise d'adieu, Charlemagne lui remet un morceau de bois en forme de croix dont il avait reçu 800 du patriarche de Jérusalem ; La relique se trouve encore aujourd'hui dans l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert. Le codex transforme cette visite en ordre de marche:« los que van a Santiago por la vía tolosana, deben visitar el sepulcro de San Guillermo. » — Quiconque emprunte la Via Tolosana se doit de se rendre sur la tombe de saint Guillaume. Ce détour par les gorges de l’Hérault n’est donc pas un ajout touristique du XXIe siècle, mais une indication datant du XIIe siècle. On y accède par le Pont du Diable, dont le contrat de construction a été signé par 873 comme l'indique le cartulaire de Gellone — les abbayes d'Aniane et de Gellone en ont chacune construit la moitié, « chaque abbaye construit la moitié du pont ». Seul le cloître, sur place, tu le cherches en vain : racheté en 1906, cédé à Rockefeller en 1925, il se trouve aujourd’hui dans les Cloîtres à New York.

1208 ce chemin devient le théâtre de l'histoire la plus difficile qu'un site consacré au Chemin de Saint-Jacques puisse proposer. Saint-Gilles, ta première étape, était, en termes de fréquentation,„le quatrième lieu de pèlerinage de la chrétienté“ — le quatrième plus grand lieu de pèlerinage de la chrétienté, après Rome, Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compostelle : le tombeau de l’ermite Égide, que, selon la légende, une biche nourrit de son lait jusqu’à ce qu’une flèche de chasse royale atteigne le saint à la place de l’animal — en signe de pénitence, le roi fonda le monastère vers 680. Le 15 janvier 1208 C'est sur les marches de cette église abbatiale précisément que le légat du pape Pierre de Castelnau assassiné, et Innocent III lance la croisade contre les Albigeois. Le 29 juin 1209 C'est à cet endroit même que le comte Raymond VI de Toulouse se soumet : nu, une corde autour du cou, flagellé et traîné à travers la nef — sous les yeux des pèlerins. La croisade qui a ravagé le sud de la France a débuté sur un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle — celui-ci précisément. Tu peux lire la suite tout au long de ce parcours : à Castres (Tarn), les reliques de Saint Vincent sont dispersées en 1561 — il ne reste plus qu'une gargouille —, à Lodève, en 1573, le corps de saint Fulcran, resté intact pendant cinq siècles, est déposé dans la Lergue ; à Saint-Gilles, des moines sont noyés dans le puits de la crypte. Ce n’est que le 29 août 1865 L'abbé Goubier y dégage des décombres un sarcophage sur lequel figurent six mots: IN HOC TUMULO QUIESCIT CORPUS BEATI AEGIDII — C'est dans cette tombe que repose le corps du bienheureux Égide. Le quatrième plus grand lieu de pèlerinage du Moyen Âge figurait à nouveau sur la carte.

Et 1987 on a commencé à mettre au jour ce que le Codex considérait comme indispensable. Il énumère trois hospices, « de extraordinaria utilidad »:« el hospital de Jerusalén, el hospital de Mont-Joux y el hospital de Santa Cristina » — Jérusalem, le Grand-Saint-Bernard et le Somport. Deux d’entre eux sont des noms connus dans le monde entier. Le troisième, c’est la rangée de pierres dans l’herbe de Candanchú, « a orillas del río Aragón » : mentionné pour la première fois en 1100 dans un acte de donation du roi Pierre Ier, lieu de sépulture temporaire de Pierre II en 1213, détruit par un incendie en 1706, disparu définitivement en 1835 — fouillé systématiquement depuis 1987, classé « Bien d'intérêt culturel » depuis 2006. Le point d'arrivée DB de cet itinéraire se trouve exactement à cet endroit: Le chemin s'achève au niveau du troisième pilier du monde. Et comme cette approche traite les sources avec honnêteté, il convient également d'y inclure la vérification croisée : l'hôpital de Lacommande située dans le Béarn, fondée par Gaston IV, mentionnée dans un acte daté de janvier 1128, a été en activité pendant environ 670 ans — et la commune écrit elle-même : « on ne dispose à l'heure actuelle d'aucun témoignage direct du passage de pèlerins« par Lacommande ». Un hôpital pour pèlerins, ouvert depuis 670 ans, et pas un seul pèlerin répertorié. Ce n’est pas une lacune des sources, c’est la source elle-même : la Via Tolosana est, de toute évidence, une voie empruntée par les comtes, les légats et les papes — Ceux qui dormaient dans les hospices ne prenaient pas de notes.

Autres noms

Ce chemin porte trois noms latins, et chacun raconte une histoire différente. Via Tolosana Il tire son nom de Toulouse, sa plus grande ville et son centre secret. Via Arelatensis il s'appelle ainsi à Arles, où il commence — c'est pourquoi, en français, il porte encore ce nom aujourd'hui Voie d'Arles ou Chemin d'Arles. Et Via Egidiana Il s'appelle ainsi en référence à Saint-Gilles, car c'est là que se trouvait, au Moyen Âge, la raison même pour laquelle les gens venaient : la tombe de saint Égide, quatrième lieu de pèlerinage de la chrétienté en termes de fréquentation. Dans le réseau français de sentiers de randonnée, il porte le numéro GR 653, avec deux topoguides de la FFRandonnée (Arles–Toulouse et Toulouse–Jaca). Une petite curiosité en passant : dans les adresses de nos pages en langues étrangères, on trouve des noms issus de l’histoire tels que « Toulouse Road » ou « Rue de Toulouse » — il s’agit là d’un héritage technique lié à la traduction, et non d’un nom de chemin. Le nom propre reste le même dans toutes les langues Via Tolosana.

À qui cela convient-il le mieux – et à qui cela ne convient-il pas vraiment ?

Ce chemin est fait pour toi si tu recherches le calme et que tu ne considères pas la culture comme un simple bonus. C’est le moins fréquenté des quatre itinéraires classiques français — une pèlerine dans le dossier officiel du chemin : «La Voie d'Arles est un très beau chemin, calme, peu fréquenté, ce qui laisse la sérénité.» Tu y trouveras neuf monuments classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, la ligne de partage des eaux de la France, le plus haut col de tous les chemins de Compostelle — et six semaines pour découvrir des portails romans dans leur état d’origine : Saint-Trophime, Saint-Gilles, Saint-Sernin, Oloron. Idéal également pour tous ceux qui font le pèlerinage par étapes : les huit points d’arrivée des étapes sont accessibles en train ou en bus, et à partir de Toulouse, le parcours constitue un voyage complet et bouclé de trois semaines.

Mais, pour être honnête, ce n'est pas un itinéraire pour vous si vous avez besoin de compagnie le soir et que vous ne voulez pas vous organiser le matin. Ce même calme qui fait son charme le rend aussi peu desservi : « Étant un chemin moins fréquenté, vous trouverez moins d'hébergements et de services. » Entre Lodève et Castres, il y a des jours où l’on ne trouve qu’une seule maison — ce genre de lacunes, on les anticipe, on ne les découvre pas en cours de route. La fiche descriptive de l’Occitanie classe officiellement ce tronçon comme« difficile » et s'adresse à un « randonneur confirmé » ; l'étape d'Espinouse, de Murat-sur-Vèbre à La Salvetat-sur-Agout, est considérée comme„très difficile“, et la dernière journée comporte 1 000 mètres de dénivelé d'affilée. Ce n’est pas non plus pour toi en plein été sur les cent premiers kilomètres — plats, dégagés, sans ombre — ni en hiver à la fin : le Somport se trouve à 1 632 mètres d’altitude, et là-haut, c’est l’état de la neige qui décide, pas ta volonté.

Parcours et paysages

Le parcours commence presque au niveau de la mer et se termine à un peu plus de 1 500 mètres d'altitude — entre les deux, il change de climat comme d'autres itinéraires changent de région. Les quatre premiers jours se déroulent dans le delta du Rhône et la plaine viticole : un paysage plat, lumineux, chaud, parsemé de canaux et baigné de la lumière de la Camargue, avec au début la Alyscamps et l'église abbatiale de Saint-Gilles. Derrière Montpellier, la garrigue s'étend — chênes verts, thym, calcaire sous les semelles —, dans laquelle Gorge de l'Hérault l'espace se rétrécit et l'ombre s'épaissit : au-dessus du Pont du Diable selon Saint-Guilhem-le-Désert, puis à travers le grès rouge de Ruffes jusqu’à la cathédrale de Lodève. De là, on monte jusqu'au toit de la partie française : la Monts de l'Espinouse Dans le Haut-Languedoc, on trouve d'anciens chemins de transhumance (« drailles »), des forêts de hêtres, des alpages, Statuen-Menhire et les lacs de Laouzas et de La Raviège — le tronçon le plus difficile et le plus isolé.

Après la descente par Castres le chemin traverse Lauragais dans Canal du Midi le long de et traverse à Seuil de Naurouze la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l'Atlantique — exactement à l'endroit où Pierre-Paul Riquet alimentait son canal. Puis Toulouse, la ville de briques avec Saint-Sernin et l'Hôtel-Dieu au pied du pont. À partir de là, c'est la Gascogne : des collines ondulantes, des champs de tournesols, des pigeonniers, des bastides sur une crête sur deux, la cathédrale de Auch (Gers), le donjon de Bassoues. Dans le Béarn les Pyrénées apparaissent à l'horizon — Morlaàs, Lescar, Lacommande —, dans Oloron-Sainte-Marie tu te tiens à ses pieds, et puis ça dure quatre jours Aspe-Tal: le Gave, les gorges, le Fort du Portalet dans la paroi rocheuse, avec au-dessus le Chemin de la Mâture. À partir de Borce il y a «1 000 mètres de dénivelés» sur les Somport, 1.632 m — et là-bas, dans l'herbe près de Candanchú, se trouvent les pierres de Santa Cristina.

Étapes, terrain et niveau de difficulté

786,4 kilomètres se répartissent clairement en huit sections d’environ une semaine chacune, voire moins — et ceux qui réussissent à passer doivent y consacrer 40 étapes journalières, soit en moyenne un peu moins de 20 kilomètres, ce qui représente donc bien six semaines. L'organisateur du parcours prévoit lui-même 43 étapes comprises entre 12 et 34 kilomètres ; d'un point de vue sportif, il est possible de les parcourir en 32 à 34 jours, mais pas dans l'Espinouse ni lors de l'ascension du Somport — là-bas, il vaut mieux fractionner les étapes plutôt que de les regrouper. Les distances indiquées ci-dessous proviennent des listes officielles des tronçons et des portails consacrés aux étapes et sont donc suivies de la mention « env. » ; la mesure par tracé de notre base de données d'itinéraires fait foi: 786,4 km. Tout ce qui est surligné en rouge et blanc est considéré comme GR 653, mais honnêtement : «Le balisage du GR653 peut être moins régulier et clair» — emportez le tracé GPS ou le topoguide avec vous, surtout à la sortie des villes et sur les plateaux. Et le plus important ne se trouve pas au bord du chemin: De cette manière, c’est le lit réservé qui détermine l’étape, et non la condition physique.

  1. Arles → Montpellier — environ 89 km, 4 étapes (via Saint-Gilles, Vauvert, Lunel) — Périphérie de la Camargue et plaine viticole : plat, lumineux, chaud. Le premier jour, la Alyscamps, le premier soir, l'église abbatiale de Saint-Gilles — sur les marches desquelles le légat du pape est mort en 1208. Avant Montpellier, tu passes par Saturargues et Castries (Hérault).
  2. Montpellier → Lodève — environ 77 km, 4 étapes (via Montarnaud, Saint-Guilhem-le-Désert, Saint-Jean-de-la-Blaquière) — Garrigue et gorges de l'Hérault : via Aniane et le Pont du Diable (873) selon Saint-Guilhem-le-Désert vers l'abbaye de Gellone avec la croix en bois datant de 804, puis à travers le grès rouge de Ruffes jusqu'à la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève (consacrée en 975). Premières montées difficiles.
  3. Lodève → Castres — environ 171 km, 8 étapes (via Joncels, Le Bousquet-d'Orb, Saint-Gervais-sur-Mare, Murat-sur-Vèbre, La Salvetat-sur-Agout, Anglès, Boissezon) — le point culminant de la partie française : la Espinouse mit Drailles, Statuen-Menhiren et les lacs de Laouzas et de La Raviège. L'étape Murat–La Salvetat est officiellement„très difficile“ (env. 28 km, 9 heures, point culminant : Rec del Bos, 954 m). Dans la vallée de la Mare se trouvent Andabre et la «Commune Halte» de Saint-Gervais-sur-Mare ; les villages sont petits, les couchages rares — c’est ici qu’il faut planifier ton itinéraire avec le plus de soin.
  4. Castres → Toulouse — environ 133 km, 7 étapes (via Dourgne, Revel, Saint-Félix-Lauragais, Montferrand, Villefranche-de-Lauragais, Baziège) — à partir de Castres (Tarn), dont la relique la plus célèbre fut dispersée en 1561, dans le Lauragais: en passant par Sorèze, Les Cassés et Saint-Paulet jusqu'à Seuil de Naurouze, la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l'Atlantique et le point d'alimentation du Canal du Midi (UNESCO 1996), que tu suis jusqu'aux abords de Toulouse. À Revel, tu trouveras un gîte associatif.
  5. Toulouse → Auch — environ 95 km, 5 étapes (via Léguevin, L'Isle-Jourdain, Gimont, L'Isle-Arné) — Départ à Saint-Sernin, puis à travers la forêt de Bouconne jusqu'en Gascogne : des collines couvertes de céréales, des champs de tournesols, des pigeonniers. Léguevin possède sa propre association dédiée à saint Jacques. Son objectif est la cathédrale de Auch (Gers) avec les stalles du chœur datant de 1552.
  6. Auch → Maubourguet — environ 75 km, 4 étapes (en passant par L'Isle-de-Noé, Bassoues, Marciac) — Le pays des bastides d'Astarac : Barran, avec son clocher en hélice, qui Le donjon de Bassoues, haut de 37 mètres, la grande place de Marciac. Les journées sont courtes, les places sont rares — pensez à réserver tôt.
  7. Maubourguet → Oloron-Sainte-Marie — environ 96 km, 5 étapes (via Anoye, Morlaàs, Lescar, Lacommande) — le Béarn, et les Pyrénées apparaissent à l'horizon : Larreule, Anoye, le portail roman de Morlaàs, la ville épiscopale Lescar avec le Refuge Saint-Jacques (depuis environ 1995), la Commanderie de Lacommande — et Oloron, avec son portail classé au patrimoine mondial de l'UNESCO datant de 1102, où débouche la Voie de Piemont.
  8. Oloron-Sainte-Marie → Candanchú — environ 67 km, 3 étapes (en passant par Sarrance et Borce/Etsaut) — le Aspe-Tal: la Vierge noire de Sarrance, d'Osse-en-Aspe et d'Accous, la Fort du Portalet dans la paroi rocheuse, au-dessus duquel passe le Chemin de la Mâture datant de 1772. À partir de Borce — une station du Codex mentionnée nommément —, on passe par Urdos et «1 000 mètres de dénivelés» pour monter jusqu’au Col du Somport (1.632 m), puis vers les Ruines de Santa Cristina et vers Candanchú.

Les huit points d'arrivée des étapes — Arles, Montpellier, Lodève/Bédarieux, Castres, Toulouse, Auch, Maubourguet/Tarbes, Oloron — sont accessibles en train ou en bus : le parcours peut donc être divisé en huit voyages d'une semaine, et Toulouse en constitue naturellement la moitié. Si l’on souhaite regrouper des étapes, c’est dans le Lauragais et en Gascogne qu’il faut le faire, et non dans l’Espinouse ni lors de la dernière ascension. Et encore une précision : le Codex comptait, à partir du Somport, « tres cortas etapas » jusqu’à Puente la Reina — mais au XIIe siècle, seules les étapes parcourues à cheval étaient courtes.

Les points forts du parcours

  • Alyscamps, Arles — « le plus grand cimetière chrétien d'Occident », d'une longueur et d'une largeur d'«una milla» selon le Codex : «Tiene una longitud y una anchura de una milla.» C’est ici que les pèlerins provençaux se rassemblaient avant de partir ; Van Gogh et Gauguin ont peint cette allée à l’automne 1888. Arles bénéficie de deux titres de l’UNESCO : en 1981 en tant que ville romano-romane, et en 1998 en tant que lieu de pèlerinage.
  • Saint-Trophime, Arles — portail roman et cloître (1100-1150) ; le codex t'envoie d'abord ici, puis au cimetière — cet ordre de visite est toujours le même aujourd'hui.
  • Église abbatiale de Saint-Gilles — Façade ouest (1120-1160), œuvre de trois sculpteurs ; crypte de 60 × 33 m, construite pour accueillir les foules de pèlerins : la ville comptait apparemment 40 000 habitants au XIIIe siècle, contre environ 13 500 aujourd’hui. Le 29 août 1865, le sarcophage portant l’inscription « IN HOC TUMULO QUIESCIT CORPUS BEATI AEGIDII » y fut redécouvert. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998.
  • Pont du Diable, Aniane/Saint-Jean-de-Fos — Contrat de construction datant de 873, selon le cartulaire de Gellone, une moitié de pont pour chaque abbaye ; l'un des plus anciens ponts médiévaux de France. Selon la légende, les constructeurs auraient envoyé un chat au diable en guise de première âme. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998.
  • Abtei Gellone, Saint-Guilhem-le-Désert — fondée peu avant 804, abritant la relique de la croix de Charlemagne ; depuis 1925, la moitié du cloître est exposée aux Cloisters de New York. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998.
  • Cathédrale Saint-Fulcran, Lodève — consacrée le 9 octobre 975, tour de plus de 57 m ; le corps de Fulcran, resté intact pendant cinq siècles, fut jeté dans la Lergue en 1573 — les fragments qui ont été sauvés sont vénérés encore aujourd’hui.
  • Espinouse et le Haut-Languedoc — Les statues-menhirs, les drailles, les lacs de Laouzas et de La Raviège ; la semaine la plus difficile et la plus calme du parcours.
  • Castres (Tarn) — Retrouvées en Espagne en 855, rapportées en 863 avec une lettre de l’émir de Cordoue, vénérées dès 884 dans leur propre basilique : les reliques de Vincent de Saragosse. Dispersées en 1561, la basilique fut définitivement démolie en 1830 — il n'en reste qu'une gargouille, et le plan du sanctuaire perdure sous la forme d'une rue.
  • Seuil de Naurouze — la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l'Atlantique et le point d'alimentation du Canal du Midi (UNESCO 1996), que traverse le sentier du Lauragais.
  • Basilique Saint-Sernin, Toulouse — 115 m de long, tour octogonale de 65 m : la plus grande église romane conservée de France, voire d’Europe selon ses propres estimations — ses concurrentes sont Spire et Saint-Jacques-de-Compostelle, et le fait que Saint-Jacques-de-Compostelle figure parmi elles ajoute une touche d’ironie. Consacrée le 24 mai 1096 par le pape Urbain II en personne ; elle abrite l'un des plus grands collections de reliques au monde (la version française de Wikipédia en recense 128), parmi lesquelles les ossements de saint Jacques. Saturninus, qui a donné son nom à l'église, est mort vers 250, traîné par des taureaux sauvages dans les escaliers du Capitole — la rue du Taur est encore aujourd'hui le chemin qu'a emprunté le taureau. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998.
  • Hôtel-Dieu Saint-Jacques, Toulouse — Hôpital des pèlerins situé à la tête du pont sur la Garonne, cédé en 1257 à la confrérie de Saint-Jacques, puis intégré en 1313 à l’« Hôpital Saint-Jacques du Bout-du-Pont ». Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998.
  • Cathédrale Sainte-Marie, Auch — «completed in 1680 after two hundred years of construction» : 200 ans de travaux, stalles du chœur datant de 1552 avec plus de 1 500 figures sculptées, vitraux d'Arnaut de Moles. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998.
  • Commanderie de Lacommande — Hôpital depuis vers 1120, acte datant de janvier 1128, une cinquantaine de stèles à croix à disques («une collection, unique en Béarn») — et, en 670 ans d’activité, « aucun témoignage direct du passage de pèlerins » : l’absence la plus flagrante de tout indice sur le chemin. À nouveau gîte de pèlerins depuis 1997.
  • Cathédrale Sainte-Marie, Oloron-Sainte-Marie — Fondé en 1102 par l’évêque Roger de Sentis et Gaston IV, expressément dans l’esprit de la Reconquista ; Portail en marbre réalisé par deux ateliers en 1120 et 1140. Le « Maître d'Oloron » a également travaillé à Lacommande — deux lieux sur ce chemin, une seule et même main d'œuvre. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998. C'est ici que se trouve la Voie de Piemont ein.
  • Fort du Portalet, Chemin de la Mâture und Somport — le passage rocheux de 900 mètres datant de 1772, destiné aux mâts de la marine de guerre de Louis XV ; en contrebas, le fort datant du milieu du XIXe siècle, dans lequel Vichy avait emprisonné Léon Blum et Édouard Daladier en 1941 — et où Pétain lui-même, qui les avait fait emprisonner, fut détenu du 15 août au 16 novembre 1945. Derrière, le Col du Somport (1.632 m), „point culminant de tous les chemins de Compostelle“, und die Ruines de Santa Cristina à Candanchú : fouilles depuis 1987, « Bien d'intérêt culturel » depuis 2006.

Comment les pèlerins empruntent ce chemin

Le moyen le plus naturel de s'y rendre est à pied : la Via Aurelia se termine exactement à Arles — ceux qui viennent d’Italie en passant par Gênes et la Provence rejoignent la Via Tolosana sans avoir à parcourir un seul kilomètre supplémentaire et continuent tout simplement leur route. Le Codex mentionnait ce trafic dans les deux sens: jacquets se sont dirigés vers l'ouest, en direction de Compostelle, romieux vers l'est, en direction de Rome. Arles était le carrefour de ce pèlerinage à double sens — et les Alyscamps en constituaient la salle d'attente. Qui arrive de Provence peut même se raccorder à pied : la Via Domitia, l'ancienne voie romaine, rejoint directement ce tracé près de Montpellier.

Ceux qui ne viennent pas du sud rejoignent le parcours en cours de route, et c'est justement pour cela que ce chemin a été aménagé: Toulouse C'est le point de départ intermédiaire le plus prisé : aéroport, gare TGV, gîte associatif… Le parcours commence juste à Saint-Sernin ; il reste environ 320 kilomètres jusqu'au Somport, soit un périple complet de trois semaines. Et à Oloron-Sainte-Marie les pèlerins de la Voie de Piemont À ce sujet — comme le dit littéralement son association gestionnaire : «La voie du Piémont coupe la voie d'Arles à Oloron-Sainte-Marie», la route du Piémont croise la Voie d'Arles à Oloron. À partir de là, les deux itinéraires parcourent ensemble les quatre dernières étapes à travers la vallée d’Aspe en direction du col. Ton Créanciale tu dois t'en procurer une à l'avance auprès d'une association du Chemin de Saint-Jacques ou à Arles — sans elle, tu n'auras pas accès aux hébergements les moins chers.

Continuer le pèlerinage ?

Candanchú n'est pas une fin, mais un relais — et ce, en un lieu dont l'importance historique est attestée : c'est précisément au niveau des ruines de Santa Cristina que le Camino Aragonés et s'étend sur environ 165 kilomètres en passant par Jaca, Sangüesa et Monreal jusqu'à Puente la Reina. C'est à cet endroit que le Codex consacre sa phrase la plus célèbre au sujet du réseau de chemins : «en Puente la Reina, en tierras españolas, confluyen en uno solo» — à Puente la Reina, les quatre chemins ne font plus qu'un. De là, le Camino Francés les quelque 690 kilomètres restants jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle ; ceux qui sont partis d'Arles auront alors environ deux mois et demi de marche derrière eux.

Un détour vaut le coup bien avant : à Toulouse tourne la Voie de Garonne (GR 861, « Via Garona ») part vers le sud et rejoint, après 129 kilomètres, Saint-Bertrand-de-Comminges — de là, le Voie de Piemont continue vers l'ouest et rejoint à nouveau ton itinéraire à Oloron-Sainte-Marie. Si vous avez le temps, vous pouvez donc faire un grand détour par les contreforts des Pyrénées tout en passant quand même par le col du Somport. C’est également à Toulouse que débouche la branche nord-est du GR 653, qui vient de Conques — une variante du Via Podiensis. Toulouse est ainsi le carrefour le plus animé du sud de la France : trois chemins se croisent au niveau d'une basilique. Et qui préfère prendre la logique des quatre voies par le nord : la grande route sœur commence au Puy — accessible par la Via Gebennensis depuis Genève — et ne retrouve ce chemin qu’à Puente la Reina.

Préparation et aspects pratiques

Trois éléments déterminent ici si une journée sera bonne ou mauvaise : le lit, l'eau et la saison. Tu fais le lit à l'avance — non pas par crainte, mais parce que les gîtes sont petits et ne sont pas occupés en permanence : les gîtes Jacquaire exigent la carte de pèlerin, les hébergements privés demandent un préavis d’au moins 24 heures, tandis que les responsables expérimentés des listes recommandent de prévoir deux à trois jours. Les quelque 400 hébergements présents sur le parcours semblent confortables, mais ils sont répartis de manière inégale : bien pourvus dans les villes, mais rares à Espinouse et Astarac. Les gîtes associatifs de Toulouse, à Revel et à Ayguesvives, le Refuge Saint-Jacques à Lescar, le gîte des pèlerins à Lacommande et le label « Accueil – Chemins de Compostelle en France » (qui garantit un hébergement à moins de 2 km du parcours).

La saison se divise en deux parties, et la FFRandonnée le dit très clairement : au printemps ou en automne pour le tronçon Arles–Toulouse — les cent premiers kilomètres sont plats, dégagés et, en plein été, la température dépasse les 35 degrés —, de juin à octobre pour le tronçon Toulouse–Jaca. À l’Espinouse, en revanche, il fait frais, il y a du vent et le temps est pluvieux au printemps ; le point culminant, au Rec del Bos, se situe à 954 mètres. Pour la fin du parcours, c’est la règle la plus simple qui s’applique : l’ascension des Pyrénées au Somport ne se fait pas en hiver — en cas de neige, il faut passer par PGHM Oloron-Sainte-Marie ou se renseigner auprès des offices de tourisme. Au sud de Montpellier et dans le Lauragais, il faut toujours emporter de l'eau dans son sac à dos.

Balisage et cartes: des balises GR rouges et blanches (GR 653), ainsi que les deux topoguides FFRandonnée Arles–Toulouse (réf. 6533) et Toulouse–Jaca (réf. 6534). À vrai dire, le balisage n’est pas partout irréprochable — «Le balisage du GR653 peut être moins régulier et clair» —, il est donc conseillé d’emporter une application GPS ou un topoguide, en particulier à la sortie des villes et sur les plateaux. Équipement : de bonnes semelles pour le calcaire, le granit et les Drailles, une protection solaire pour la première semaine, une couche chaude pour Espinouse et le col, des vêtements de pluie sérieux pour la vallée de l’Aspe. Et planifie tes étapes quotidiennes à l'avance, car les hébergements sont petits, mal répartis et souvent ouverts uniquement sur réservation — le plus simple est de le faire directement dans l'application Camino Ninja, où tu peux organiser tes étapes et planifier en même temps les hébergements adaptés.

Ce que te coûte ce parcours

Compte avec De 35 à 55 € par jour (Situation en août 2026) : si vous dormez dans des gîtes d'étape et que vous cuisinez vous-même ou que vous prenez le menu proposé sur place — ces chiffres sont basés sur l'expérience acquise dans les gîtes français, car personne ne publie de tarifs fiables pour la Voie d'Arles. D'après notre expérience, un lit en dortoir coûte entre 15 et 25 €, la demi-pension entre 35 et 50 €, et une chambre chez l'habitant entre 55 et 80 € ; certains « Accueils » gérés par des associations fonctionnent sur la base de dons — dans ce cas, une contribution raisonnable est une question d’honneur, et non un pourboire. Sur six semaines, cela représente donc environ de 1 500 à 2 300 € hors trajet aller et retour. Deux points sont spécifiques à ce parcours : premièrement, les hébergements sont moins nombreux que sur le chemin du Puy — prévoyez chaque semaine une journée de repli dans un hôtel ou une chambre d'hôtes pour 70 à 90 €, ainsi vous n'aurez pas de mauvaise surprise. Deuxièmement, la destination est un station de ski: Candanchú vit de l'hiver ; en intersaison, l'offre est limitée, mais les prix ne le sont pas — ceux qui veulent faire des économies descendent les derniers kilomètres jusqu'à Canfranc-Estación ou Jaca. La Créanciale ne coûte que quelques euros et constitue le meilleur investissement du parcours : elle permet d’accéder aux lits à 15 euros.

Comment s'y rendre

Arles dispose de sa propre gare sur la ligne reliant Avignon à Marseille — depuis les pays germanophones, vous pouvez vous y rendre en TGV via Paris ou via Lyon/Avignon, ou bien en avion jusqu’à Marseille-Provence, Nîmes ou Montpellier, puis en train régional. Depuis la gare, il faut compter environ 20 minutes à pied pour rejoindre les Alyscamps et Saint-Trophime : le chemin commence pratiquement au niveau du quai. Le plus populaire L'escale est à Toulouse — Gare TGV de Matabiau, aéroport de Blagnac ; depuis la basilique, il reste environ 320 kilomètres jusqu’au Somport ; Montpellier, Bédarieux (pour l’Espinouse) sont également facilement accessibles, Castres (Tarn), la ville d’Auch en bus depuis Toulouse, Pau et Oloron-Sainte-Marie.

La Retour depuis Candanchú mène vers Gare de Canfranc et Chèvre; depuis Jaca, on prend le train puis le bus via Huesca jusqu’à Saragosse, puis l’AVE pour Madrid et Barcelone. Du côté français, le bus passe par le col pour rejoindre Bédous et Oloron-Sainte-Marie, puis on continue en train jusqu’à Pau — les horaires et les opérateurs des bus transfrontaliers varient selon les saisons, il est conseillé de les vérifier peu avant le départ. Et à Canfranc, une dernière surprise vous attend : la gare monumentale de la ligne Pau–Canfranc, inaugurée en 1928 et fermée le 27 mars 1970 à la suite d’un accident de train de marchandises, abrite aujourd’hui le poste de contrôle du tunnel routier du Somport — 8 608 mètres, le plus long d’Espagne, inauguré le 7 février 2003. D’abord le col, puis le chemin de fer, puis le tunnel ; à pied, c’est sur le plus ancien des trois tracés que tu te déplaces.

  • Comment se rendre au point de départ: Train jusqu'à Arles (via Paris ou Lyon/Avignon), environ 20 minutes à pied jusqu'au départ du sentier ; aéroports de Marseille-Provence, Nîmes et Montpellier.
  • Entrée intermédiaire: Toulouse (TGV + aéroport de Blagnac) est le point de passage naturel — il reste encore environ 320 km à partir de là ; autres points de départ : Montpellier, Bédarieux, Castres, Auch (bus depuis Toulouse), Pau, Oloron-Sainte-Marie — les huit points d'arrivée sont tous accessibles en train ou en bus.
  • Retour: Candanchú → Canfranc-Estación/Jaca (bus), Jaca → Huesca → Saragosse (train/bus, puis AVE à Saragosse) ; Côté français : bus vers Bedous/Oloron-Sainte-Marie, train vers Pau — ou pas de retour du tout, mais poursuite du chemin sur le Camino Aragonés.
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